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Le FMI prête 43 millions de US$ à Djibouti
mai 2020 (Human Village 39).
 

Le conseil d’administration du FMI a approuvé un prêt de 43,4 millions de dollars en faveur de Djibouti pour aider les autorités à faire face à la crise du covid-19, ainsi qu’un allégement de la dette au titre du fonds fiduciaire ARC qui permettra de dégager jusqu’à 2,3 millions de dollars de ressources supplémentaires au cours des cinq prochains mois et jusqu’à 8,2 millions de dollars au cours des vingt-trois prochains mois.
L’aide du FMI fournira les fonds nécessaires aux dépenses essentielles de santé et autres dépenses urgentes, notamment pour les dispositifs de protection sociale. Elle aidera aussi à catalyser une aide supplémentaire de la part des bailleurs de fonds.
Les autorités se sont engagées à utiliser les ressources supplémentaires du FMI de manière transparente et à veiller à ce que les dépenses soient bien ciblées et rentables.

Aujourd’hui, le conseil d’administration du Fonds monétaire international (FMI) a approuvé en faveur de Djibouti un décaissement au titre de la facilité de crédit rapide (FCR) équivalent à 31,8 millions de DTS (environ 43,4 millions de dollars, ou 100 % de sa quote-part) pour aider le pays à satisfaire les besoins urgents de financement de sa balance des paiements dus à la pandémie de covid-19. Il a également approuvé des dons au titre du fonds fiduciaire d’assistance et de riposte aux catastrophes (fonds fiduciaire ARC) pour couvrir le service de la dette de Djibouti envers le FMI arrivant à échéance d’ici au 13 octobre 2020, soit l’équivalent de 1,692 million de DTS, ou 2,3 millions de dollars. Un allègement supplémentaire pour la période allant du 14 octobre 2020 au 13 avril 2022 sera accordé sous réserve des ressources disponibles au titre du fonds fiduciaire ARC, ce qui pourrait porter l’allégement total du service de la dette à l’équivalent de 6,03 millions de DTS, soit 8,2 millions de dollars.
La pandémie de covid-19 a considérablement affaibli les perspectives macroéconomiques à court terme de Djibouti. Le pays subit un choc violent sur la demande extérieure du fait de la récession mondiale. Sur le plan national, les mesures de prévention et d’endiguement du virus influent aussi sur l’offre et la demande. La production devrait se contracter de 1 % en 2020 et la baisse des exportations de services et de l’investissement direct étranger ont entraîné un besoin urgent de financement de la balance des paiements à hauteur de 164 millions de dollars.
La pandémie a également créé des besoins de dépenses urgents, y compris dans le secteur de la santé, et devrait aussi avoir une incidence négative sur les recettes de l’État.

À la suite des débats du conseil d’administration, M. Mitsuhiro Furusawa, directeur général adjoint et président par intérim, a déclaré :
« La pandémie de covid-19 a de graves répercussions sur Djibouti : elle crée un besoin urgent de financement de la balance des paiements et du budget. Les autorités ont agi rapidement pour endiguer et atténuer la propagation du virus. Les mesures de prévention et d’endiguement qu’elles ont prises ainsi que leur décision d’accroître les dépenses de santé et les autres dépenses d’urgence afin de protéger les ménages et les entreprises touchés par la crise contribueront à limiter les répercussions économiques et sociales de la pandémie.
La crise et la riposte des pouvoirs publics entraîneront un creusement du déficit budgétaire cette année. Le financement d’urgence accordé par le FMI au titre de la facilité de crédit rapide et l’allégement du service de la dette au titre du fonds fiduciaire ARC fourniront des liquidités indispensables à l’appui de la riposte des autorités à la crise et pourraient catalyser une assistance supplémentaire de la communauté internationale, de préférence sous la forme de dons. Les autorités se sont engagées à utiliser les ressources supplémentaires de manière transparente et à veiller à ce que les dépenses soient bien ciblées et rentables.
Lorsque la crise se résorbera, les mesures temporaires devront être progressivement éliminées et il conviendra en priorité de promouvoir une reprise robuste et inclusive et de préserver la viabilité de la dette à moyen terme. Il sera crucial d’apurer et de prévenir les arriérés extérieurs, d’accélérer les grands projets et de réduire les emprunts du secteur public. Il sera important aussi de réduire les dépenses fiscales pour dégager l’espace budgétaire nécessaire aux dépenses de lutte contre la pauvreté. Il sera essentiel de renforcer les bilans des banques et d’améliorer le climat des affaires ainsi que la gouvernance et l’efficience des entreprises publiques pour favoriser une croissance vigoureuse et inclusive. »

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