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En aparté avec M. He Lieuhui
 

He Liehui, a parcouru et investi dans plus de la moitié des pays du continent. Et, il ne compte nullement s’arrêter là ! Au commencement, son rêve se résumait simplement à amasser une fortune en gagnant beaucoup d’argent. Mais depuis lors, le destin a forgé au président de Touchroad, une autre conception de la vie et un état d’esprit bien plus humaniste. Il a développé une toute autre philosophie : voir son groupe croître au même rythme que l’Afrique. Rencontre avec une personnalité hors du commun...

Human Village : M. He Liehui, merci pour cet entretien. Pouvez vous nous dire d’abord, comment s’est déroulée la cérémonie officielle de lancement et de vos projets au Kempinski ce matin ?
M. He Liehui : Effectivement ce matin, nous avons lancé nos projets d’investissements à Djibouti. Au cours de la cérémonie, nous avons expliqué aux autorités politiques, aux hommes d’affaires, et aux médias ce que nous prévoyons de construire ici à l’avenir. Parmi ces projets, le plus important est sans nul doute la création d’une zone économique spéciale dans la capitale et les projets hôteliers et touristiques dans les îles des Sept frères et à Ras Syan, située dans la région d’Obock. C’est l’aboutissement de discussions très poussées à ce sujet avec les plus hautes autorités du pays dont le chef de l’État, monsieur Ismail Omar Guelleh.

Plus globalement, Touchroad intervient dans plusieurs domaines ou secteurs d’activité. Pouvez-vous nous en citer quelques uns ? Et que pouvez vous nous dire à propos du centre africain de Shanghai, que vous avez fondé ?
Mes activités en Afrique ont démarré en 2000, lorsque j’ai lancé mes premières affaires surtout commerciales au Ghana. Je revendais alors des vêtements et surtout des T-shirts achetés en Chine. Puis, mon business a connu une forte expansion, et c’est ainsi que j’ai pu m’étendre vers le Togo, le Bénin, et le Nigéria. Puis, j’ai continué à tisser mon réseau économique et commercial vers l’Afrique du Sud, au Botswana et en Namibie. Puis, de l’Afrique du Sud, j’ai investi en Afrique de l’Est, et plus précisément en Éthiopie et aujourd’hui en République de Djibouti. Mais, comme je l’ai dit ce matin au cours de mon intervention, en Afrique de l’Est nous souhaitons focaliser nos principaux investissements dans votre pays. Donc, pour résumer, j’ai démarré par le commerce en 2000. Puis, à partir des années 2004-2005, mon groupe s’est lancé dans les activités industrielles et notamment les exploitations minières, le tourisme, etc. Et maintenant, nous sommes concentrés sur les activités de services industrielles modernes, comme la logistique, le secteur des finances, comme les banques et les assurances.
A Djibouti, notre plus grande ambition c’est d’attirer des touristes et des vacanciers depuis la Chine, l’Asie et l’Europe mais également des États-Unis d’Amérique. Et pour faciliter l’arrivée des touristes et des voyageurs, nous allons bâtir des centres commerciaux, des hôtels, des centres médicaux afin de proposer tous les services attendus des voyageurs, des touristes mais aussi des nationaux. Par ailleurs, nous allons nous focaliser sur l’industrie de transport maritime à Djibouti, car, votre pays est le deuxième port le plus fréquenté par les flux de navires marchands qui croisent sur les routes maritimes internationales. D’innombrables bateaux et navires marchands transitent ou accostent dans les ports djiboutiens, nous voulons donc proposer l’ensemble de la gamme des services portuaires et annexes requis par cet intense trafic maritime. Il s’agit donc d’une opportunité et d’un potentiel énorme qui devrait favoriser le développement de l’activité logistique et des services maritimes et portuaires pour Djibouti. Notre troisième axe d’intérêt, c’est d’aider Djibouti à se transformer en un hub régional et en une plateforme logistique pour les pays de la sous région.

Qu’est ce qui vous a attiré en Afrique, et quelles sont les premières opportunités commerciales ou économique que vous avez saisi au début ?
Vous savez, mon parcours est assez improbable car je ne me je ne me prédestinais pas aux affaires. Je visais plutôt une carrière de magistrat, en qualité de juge précisément. Mais le destin en a décidé autrement. Mon père avait une affaire sur le continent africain, et plus précisément au Botswana. Et à la fin de mes études supérieures en 1999, j’ai commencé à travailler dans un tribunal, mais mon père voyait les choses autrement, il tenait à ce que je vienne avec lui au Botswana pour l’assister dans son commerce, ce qu’il obtint malgré une farouche réticence que je lui avais opposé. Et mes premières mésaventures ont commencé à l’ambassade qui m’a refusé le visa pour le Botswana.
J’ai dû me rabattre sur le Ghana où je ne connaissais personne et avec seulement 700 US$ en poche… Toute une aventure ! C’est ainsi que j’ai débuté mon business en Afrique. Il y a donc une grande part de fabuleux dans mon parcours personnel. J’étais pratiquement dos au mur, mais la chance m’a bien souri et d’énormes opportunités se sont offertes à moi au Ghana. J’ai constaté que le commerce des vêtements et de l’alimentation était encore en friche bien qu’il renfermât des potentialités non négligeables au Ghana. Ce bien de consommation, nous l’avons en surabondance en Chine métropolitaine. J’ai donc tissé un réseau d’approvisionnement en vêtements depuis la Chine afin d’écouler les marchandises sur le marché ghanéen. Et c’est ainsi, que la bonne aventure a démarré pour moi. Petit à petit, j’ai commencé à prendre de l’assurance et mon business a grossi. J’ai donc pris mon bâton de pèlerin et j’ai voulu voir ce qui se passait dans les pays voisins. C’est là que j’ai trouvé d’autres potentialités et des opportunités plus importantes encore, notamment dans les secteurs industriels, les activités minières, le tourisme, ou bien encore dans le marché des échanges de devises. Et à travers mes déplacements fréquents et mes activités florissantes, j’ai commencé à en apprendre toujours davantage sur ce continent que j’ai de mieux en mieux apprivoisé. Les énormes potentialités et les opportunités qui sont insoupçonnées en Afrique me donnent l’intime conviction que le XXIe siècle sera celui du continent noir. C’est ainsi que j’ai décidé de développer encore et encore et accroitre mes investissements en Afrique. J’ai même commencé à introduire d’autres compagnies et des capitaux chinois de plus en plus importants sur le continent. Oui, je suis devenu en quelque sorte, l’ambassadeur ou le trader des capitaux chinois en Afrique. Et nombreux sont les capitaux qui y ont prospéré et trouvé leur essor sur ces terres promises d’Afrique. Il faut savoir que lorsque je suis arrivé en Afrique, je rêvais de faire du profit, m’assurer une vie meilleure, mais à présent, je travaille dur pour que mon groupe devienne une entreprise qui valorise avant tout les pays où elle est installée et qu’elle développe ses idées, ses projets avec les hommes d’affaires du continent.

Pensez-vous que faire des affaires en Afrique est plus simple qu’ailleurs dans le monde ?
Mon expérience plaide en ce sens. Je trouve sincèrement qu’en Afrique, il est nettement plus facile d’entreprendre. J’ai des branches et des filiales aux USA, en Europe, mais c’est en Afrique que je trouve le plus de facilité à réaliser mes affaires. Parce que vous savez, en Afrique, la demande en produit de consommation en tout genre est énorme. Et une fois que vous avez un accord de principe avec vos clients, la communication et la négociation sont beaucoup plus simples qu’ailleurs dans le monde. Donc c’est incomparablement plus aisé de faire fructifier des investissements ici en Afrique qu’ailleurs.

Et pourquoi Djibouti maintenant ?
Pourquoi avons-nous choisi Djibouti maintenant précisément… Premièrement, c’est la position géostratégique de Djibouti qui nous a convaincu. Votre pays a des infrastructures portuaires très en pointe alors que des voisins, comme l’Éthiopie avec sa forte population (plus de 100 millions d’individus), est en terre ferme sans débouchée maritime. L’Éthiopie est dans une situation de dépendance pour ses importations et exportations. Et cela crée d’énormes opportunités. Et depuis plusieurs années maintenant, la croissance éthiopienne est très forte, avec un marché dynamique et prospère. C’est donc le premier élément qui nous a donné la motivation de choisir Djibouti pour engager nos investissements lourds. Secundo, c’est la gouvernance à Djibouti qui est remarquable. Les années précédentes, j’ai eu de nombreuses rencontres avec les autorités et la communauté d’affaire djiboutienne et j’ai beaucoup observé la place économique qui est dynamique. L’efficience et la portée des orientations économiques ainsi que la stabilité politique de votre pays, ces facteurs m’ont réellement séduit. Il va sans dire que l’hospitalité légendaire et l’ouverture d’esprit de la communauté djiboutienne m’ont également conforté dans ma décision de m’installer ici. Autant parmi le peuple que les leaders politiques, la vision et la clairvoyance dans les intérêts géostratégiques sont clairs et limpides. A commencer par le président Ismail Omar Guelleh, qui impulse et porte un leadership ambitieux et volontaire pour guider son pays et son peuple vers un avenir rayonnant.

La rencontre avec le président de la République, a-t-elle réellement été le facteur qui vous a convaincu de lancer vos investissements lourds à Djibouti ?
Effectivement votre président m’a convaincu à investir dans votre pays. Nous partageons ensemble beaucoup d’idées et d’opinions et j’ai énormément d’estime, de considération et d’admiration pour ce personnage hors du commun qui développe une vision ambitieuse pour son pays et sa nation. Pour ce qui est plus spécifiquement des projets que Touchroad compte mettre en œuvre à Djibouti, j’aimerais vous rappeler que l’année dernière déjà nous avons envisagé l’idée de construire un aéroport de plaisance pour les jets privés et l’aviation légère destinée au tourisme et la découverte de votre pays. La vue d’en haut avec le paysage raffiné est vraiment un cadre enchanteur, à ce s’ajoute la beauté inouïe des îles des Sept frères. La cerise sur le gâteau de ce projet touristique c’est la majesté de Ras Syan : en quatre mots, je décrirais ce lieu comme magnifique, fantastique, enthousiasmant, et unique. C’est la raison pour laquelle nous avons voulu bâtir des ressorts touristiques et des hôtels luxueux pour attirer les voyageurs mais également les plaisanciers. Ces ressorts touristiques comporteraient des centaines de chambres, des centres commerciaux. Bien évidemment nous voulons également proposer une offre d’habitations résidentielles pour les nationaux.
Ceux-ci pourraient être employés dans les centres d’attractions et les ressorts touristiques. Sur les îles des Sept frères, nous allons construire des infrastructures légères, des équipements pour différents types de sports nautiques comme le flyboard, la plongée sous marine, le yachting ou la navigation de plaisance ainsi que la pêche voire la chasse marine. Donc nous allons développer les activités de divertissement. Ces lieux seront des pôles d’attraction touristiques éblouissants. Nous pensons même construire un pont qui reliera les îles des Sept frères entre elles, et à Ras Syan. Dans les îles Moucha également, nous prévoyons de développer le tourisme et les sports nautiques. Nous n’excluons pas de construire un autre port à Djibouti, afin de fluidifier davantage le transbordement des marchandises en provenance des différents continents et à destination des pays de la zone du COMESA. Nous ambitionnons que les communautés d’affaire des pays de la sous région viennent s’approvisionner directement à Obock, cette ville deviendrait alors une sorte d’open gate au service des pays de la région, un peu à l’image de ce qui a si bien réussi pour Dubaï. Quant à notre projet phare de création d’une zone économique spéciale, nous voulons en faire un centre international où se côtoieraient universités, banques, centres commerciaux, centres médicaux, et des facilités logistiques pour soutenir les activités portuaires.

Quels sont les premiers projets et les investissements immédiats qui seront mis en œuvre ?
Dès février 2015, débutera la construction d’un centre commercial de 15 000 m2 disposant d’un parking de grande échelle. Le centre commercial comprendra un supermarché d’environ 5000 m2, mais également des boutiques, des salons de coiffure, un spa, une salle de cinéma, des restaurants, des cafés, et bien sûr une aire de jeux pour les enfants. Nous espérons ouvrir ce centre commercial dès la fin de l’année prochaine, c’est-à-dire la fin de 2015. J’espère que les Djiboutiens viendront célébrer en masse le réveillon et les fêtes de fin d’année 2015 dans ce nouvel espace.

Les Djiboutiens trouveront-ils du travail dans la mise en œuvre de ces grands chantiers ?
Nous fondons le développement de notre groupe sur le principe de localisation. Ce sont des Djiboutiens qui construiront ces infrastructures, ça je peux vous le garantir. Nous allons donc essayer de créer beaucoup d’emplois pour les locaux. Et comme discuté avec les autorités djiboutiennes, nous essayerons de faire de notre mieux pour multiplier les échanges d’expériences et les transferts des technologies vers les entreprises et les travailleurs djiboutiens à travers les contacts que nous aurons avec eux. Nous nous sommes engagés à faire profiter les populations de notre savoir faire, cet engagement sera bien entendu tenu. Comprenez-moi bien, l’Afrique est devenue mon deuxième foyer et je veux y aider à l’épanouissement économique à travers un développement partagé et une croissance commune.
L’Europe s’est détournée de l’Afrique et investit là où il y a de l’argent, notamment en Asie. A contre courant, on assiste ces dernières années à un afflux d’investissements chinois qui donne l’impression que le continent est devenu le centre du monde.

Pourquoi y a t-il un intérêt croissant de la Chine pour le continent et plus particulièrement pour Djibouti ? Bref pourquoi la Chine croit-elle en l’Afrique ?
Je ne pense pas que l’Europe ait quitté l’Afrique, car je connais beaucoup de compagnie européenne qui continuent d’investir sur le continent. Il y en a même avec qui nous travaillons main dans la main dans des investissements communs, comme à Djibouti. Plus généralement, vous savez que les compagnies poursuivent chacune des objectifs précis. Et le marché africain est vraiment intéressant pour les entreprises et le marché chinois en particulier, car le dynamisme et l’expansion rapide sont des facteurs décisifs et déterminants. Beaucoup de nos produits manufacturiers et de nos équipements techniques répondent aux besoins des marchés africains. En outre nos prix sont tout à fait abordables pour les marchés africains comparativement avec les fabricants européens ou américains. Et les industriels chinois pratiquent des politiques commerciales très favorables qui permettent de contourner les difficultés de liquidité des clients africains à travers notamment les prêts, les facilités de paiements, etc.

Une critique qui revient souvent lorsque l’on parle des investissements chinois en Afrique, on dit que la Chine ne créée pas d’emplois ! Quel est votre sentiment à ce propos ?
Vous savez tout est relatif dans cette histoire. Tout est lié à la taille des investissements, leur nature, leurs capacités réelles de créations d’emplois, etc. Et puis il y a les emplois indirects, les sous-traitances, les partenariats qui ne sont pas négligeables dès lors qu’il y a un investissement qui est engagé dans un projet quelconque. Donc méfions nous des clichés et des « on-dit », la réalité n’est pas tout à fait comme voudrait bien la décrire certains détracteurs des politiques chinoises un peu offensives à leur goût.

Quel est le montant de l’investissement total de Touchroad à Djibouti en 2015 ?
Pour la réalisation du centre commercial nous injecterons cette année un premier investissement de près de 25 millions de dollars. Mais vous savez, les projets dans lesquels nous comptons nous engager sont étalés sur le long terme, quelque chose comme vingt ans ou un peu plus. Nous comptons donc nous y prendre étape par étape. Mais le montant global des investissements projetés, sera de l’ordre plusieurs milliards de dollars.

On dit que les populations s’accroissent plus vite que les ressources, et lorsque l’on sait que la population mondiale aura doublé en 2050, et que les matières premières ne suffiront plus à couvrir les besoins de la population mondiale, on peut se demander si la Chine finalement ne cherche pas tout simplement à sécuriser son approvisionnement en matières premières ? Est-ce, le leitmotiv de cette forte pénétration des capitaux chinois sur le continent ?
La réalité, c’est que les sciences et la technique se développent, et progressent très rapidement en Chine et dans le monde. Cela apporte des modifications durables dans les modes de productions industriels et les modes de vie sociétaux ainsi que les besoins réels des gens. Mais sincèrement, je ne pense pas que la chine recherche à sécuriser ses besoins en ressources naturelles en pratiquant une politique de forte pénétration économique en Afrique parce que le présent et surtout l’humain passe avant les petits calculs intéressés. Je pense plutôt que la Chine a trouvé un partenaire fiable et s’est lancé dans un pari gagnant-gagnant en tissant des relations commerciales et économiques privilégiées avec l’Afrique. Ce qui explique pour une large partie l’expansion des capitaux chinois dans cette partie du monde. Pour le reste, c’est sûr que les intérêts économiques réciproques et les avantages mutuellement bénéfiques sont des paramètres importants dans ces choix et ces orientations de politique économique.

On constate que les Chinois n’hésitent pas à s’implanter dans les zones de conflit et à s’attaquer aux chantiers difficiles. Comment expliquez-vous cette témérité, cette prise de risque des capitaux chinois ?
Selon moi il ne faudrait pas généraliser en parlant d’investisseurs chinois. Il faut rapporter cela à toutes les entreprises, qu’elles soient chinoises ou autres d’ailleurs, que ces réalités concernent. Ce n’est pas une tendance généralisée je le conçois mais plutôt le choix et le fait de quelques entreprises qui trouvent peut être un intérêt justifié dans ces choix « téméraires » comme vous dites.

Comment expliquez-vous l’incroyable croissance économique de la Chine ?
Nous travaillons dur, très dur : il n’y a pas de secret…

Enfin dernière question, après promis je vous libère : la Chine est-elle encore un pays communiste ou tout simplement un pays capitaliste ?
Notre pays pratique un système politique socialiste plutôt ouvert dira-t-on pour simplifier. Mon sentiment est le suivant je pense que notre gouvernement essaie de déployer énormément d’effort pour soutenir le développement économique et offrir une vie et une ère plus prospère à nos concitoyens. Je suis heureux d’être une partie, même modeste, de ce formidable mouvement de progrès économique et social pour la Chine mais aussi pour l’Afrique qui a été une sorte de terre promise pour moi.

Propos recueillis par Mahdi A. et Mohamed Ahmed Saleh

 
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