Human Village - information autrement
 
Réduire les maladies animales et leurs effets
 

Le jeudi 11 mai, Adam Kulach, ambassadeur de l’Union européenne en République de Djibouti, a participé à la 6e réunion du Comité de pilotage du projet d’amélioration de la surveillance des maladies animales en faveur du commerce de bétail, auquel ont également participé le Dr Moussa Chiek, représentant du ministère de l’Agriculture, de l’Eau, de la Pêche, de l’Elevage et des Ressources halieutiques, le Dr. Solomon Munyua, directeur de l’IGAD et le professeur Ahmed El-Sawalhy, directeur du Bureau inter-africain pour les ressources animales de l’Union africaine (AU-IBAR). Ce projet a été mis en place par l’UA-IBAR, en coopération avec l’IGAD et avec le soutien financier de l’Union européenne avec un budget total de 6 millions d’euros (5 880 000 EUR de contribution de l’UE) [1].

« L’Union européenne montre une fois de plus que son aide bénéficie directement aux populations qui ont le plus besoin de soutien, en soutenant ce programme, qui prévoit la mise en place d’un mécanisme de surveillance des maladies animales mais aussi d’amélioration de leur prévention » a déclaré Adam Kulach. Il a ajouté que « ce projet d’amélioration de la surveillance des maladies animales en faveur du commerce dans les États membres de l’IGAD est un programme de quatre ans qui vise à renforcer les capacités techniques et institutionnelles des États membres de l’IGAD pour protéger les maladies du bétail, améliorer la résilience de l’élevage et promouvoir le commerce du bétail ».

Le projet vise à réduire les impacts des maladies animales et des zoonoses sur le commerce en améliorant la surveillance des maladies animales, l’identification et la traçabilité des animaux ainsi que les systèmes de certification de la santé. Le projet comporte les deux programmes suivants :
- système amélioré d’identification, de traçabilité et de certification de la santé des animaux ;
- amélioration des systèmes de surveillance et des stratégies de lutte contre les maladies.
Il est financé par l’Union européenne et est mis en œuvre dans huit pays de la région de l’IGAD avec le soutien de l’UA-IBAR (Bureau interafricain pour les ressources animales) et l’ICPALD (Centre de l’IGAD pour l’agriculture et l’élevage du pastoralisme).

Le projet d’amélioration de la surveillance des maladies animales en faveur du commerce dans les États membres de l’IGAD (STSD) est étayée par la composante régionale de l’initiative de soutien à la résilience de la Corne de l’Afrique (SHARE). En tant que composante nationale de cette initiative, elle vise à soutenir la communauté pastorale dans la Corne de l’Afrique afin d’accroître sa résilience à la sécheresse, à la crise alimentaire et aux changements climatiques, à la péripneumonie contagieuse des bovins, à la pleuropneumonie contagieuse caprine, à la fièvre aphteuse, à la grippe aviaire pathogène, à la maladie de la peau grumeleuse, à la maladie de Newcastle, à la peste des petits ruminants, à la fièvre de la vallée du Rift et à la variole des moutons et des chèvres. Ces maladies ne compromettent pas seulement les moyens de subsistance des éleveurs en réduisant la production de produits animaux et de revenus, mais mettent également en péril les PIB agricoles de nombreux pays africains.

La mise en œuvre du projet a été lancée en février 2014 pour une durée totale de quarante-quatre mois dans le but de réduire l’impact des maladies animales sur le commerce du bétail et des produits d’élevage.

Ilwad Elmi


[1Sur l’élevage et le commerce du bétail dans la Corne, voir les travaux de Géraldine Pinauldt : L’or vivant des Somali : des frontières, des troupeaux et des hommes face à la mondialisation des normes : un regard géopolitique sur les exportations de bétail de la Corne de l’Afrique, thèse de doctorat en géographie sous la direction d’Alain Gascon, université Paris 8, 2014, 354 p. ; « Le bétail des Somali d’Éthiopie : la mondialisation sur les marges », EchoGéo, n° 31, 2015, voir en ligne, et son article dans Human Village sur « Epizooties et géographie ».

 
Commenter cet article
Les commentaires sont validés par le modérateur du site avant d'être publiés.
Les adresses courriel ne sont pas affichées.
 
modération a priori

Ce forum est modéré a priori : votre contribution n’apparaîtra qu’après avoir été validée par un administrateur du site.

Qui êtes-vous ?
Votre message

Pour créer des paragraphes, laissez simplement des lignes vides.

 
« Affaire Loukil » : réponse d’Alexis Mohamed
 
L’État s’est-il fait rouler dans la farine par le groupe Loukil ?
 
Financement de projets par l’Union européenne
 
| Flux RSS | Contacts | Crédits |