Human Village - information autrement
 
Quand tu nous tiens
par Dirieh Hassan Ali, Mahdi A., décembre 2010 (Human Village 14).
 

Le démon du khat frappe en plein jour, à l’heure où le soleil est à son firmament, lorsque l’ombre est la plus courte. Il choisit des hommes, mais aussi séduit de plus en plus la gent féminine. Il vient les surprendre debout, d’autant plus exposés qu’ils se sentent en possession de tous leurs moyens, les tourmente, les tente.
Nombreux sont ceux qui cèdent au son si délicat de la sirène… C’est dur de résister à la ruse du khat, la tentation est d’autant plus grande et forte quand on y a gouté.
Voici donc les témoignages de deux hommes qu’il a conquis, parfois mis sous sa botte. Si certains, comme Mohamed, semblent se réjouir de leur penchant pour ces feuilles de la passion, d’autres, au contraire, craignent que le démon du khat vienne les repérer...

Le démon de midi
C’est l’histoire d’Ali X, anonymat oblige, professeur de sciences, marié et père de deux enfants. Ali est heureux. Un métier motivant, une vie maritale d’un bonheur tranquille et une passion sportive qui l’habite depuis son enfance, le football. Lorsqu’il ne s’acquitte pas de ses responsabilités professionnelles, ou qu’il ne remplit pas ses obligations familiales, il s’adonne éperdument à la pratique du ballon rond. Même s’il lui arrivait régulièrement de déroger à cette règle pour aller rendre visite à ses parents âgés. Ses amis il les voyait de moins en moins. Ce n’est pas qu’ils l’ennuient mais simplement que l’atmosphère dans laquelle il les retrouvait souvent – dans leur séance de broutage – ne lui convenait pas. Parce que notre cher professeur et footballeur amateur assidu, lui, ne touchait pas à ces feuilles, qui ont le malheur de séduire, tous ces jeunes gens en les enfermant dans un mode de vie aux contours des plus fous et des plus controversés. Il ne se plaignait de rien et ne croyait jamais avoir d’autre désir que celui de résister, autant que possible, au démon du khat. Malgré les nombreuses invitations, il continua à faire la sourde oreille. Il résista encore et toujours, à l’envie d’être tenté ! Mais comme tout a une fin, un jour où il assistait à une cérémonie de fiançailles d’un ami qui lui était très cher, Ali s’est fait prendre à son tour par l’hameçon du khat, comme tant d’autres l’avaient d’ailleurs été bien avant lui, en gouttant aux douces feuilles « interdites ».
Et pourtant il n’avait aucunement l’intention de se laisser ferrer par ces feuilles maudites, enivrantes et pourtant si amères au début. Il faut savoir qu’elles sont offertes en guise de cadeau dans la dot de mariage… Le ver est dans le nid ! En acceptant de se prêter à ce péché, quelque peu justifié pour cette occasion festive et importante à ses yeux, la première impression fut extraordinairement positive.
Elles l’avaient presque ensorcelé. De son propre aveu, il dira plus tard : « Dès que j’ai commencé à mâchouiller mes brindilles de khat, j’ai très vite ressenti une certaine sensation euphorique qui me détendait, me réchauffait de l’intérieur, une sensation plaisante.
J’avais mon esprit qui allait à 200 à l’heure. Je me sentais débordé d’imagination, irrésistiblement intelligent, volubile et très concentré sur tous les sujets de discussion auxquels on se livrait tout au long de cette séance de khat ». Et très rapidement, les parties de football ne lui manquaient plus. Il les échangeât contre de merveilleuses séances de khat, sa nouvelle et irrésistible vocation. L’atmosphère qu’il détestait tant devint alors la sienne, à tel point que ses visites des mabrazes devenaient de plus en plus fréquents.
Pour Ali, la consommation du khat constituait dorénavant un facteur important de connexion au réseau social. Ce qui le laissait penser qu’il parvenait à peu près à se situer dans l’espace et le temps qui sont les nôtres, malgré les reproches de son épouse sur ses nouvelles habitudes au plaisir égoïste.
Mais cette illusion attirante qui lui laissait croire qu’en hantant les « mabrazes » jusqu’à parfois tard la nuit il allait donner un souffle nouveau à sa vie routinière... Moins, il consacrait de temps à l’attention de son ménage au profit de l’exotisme ambiant des salons de khat, plus sa quiétude domestique d’antan se transformait en crises conjugales à répétition, marquées par les incompréhensions sûrement liées aux incompatibilités d’humeurs, aux difficultés financières souvent attribuées aux dépenses peu nécessaires et coûteuses du khat… Celles-ci conduisaient à des disputes verbales de plus en plus nombreuses, allant parfois à de très courtes séparations. Son épouse s’éloignait de plus en plus pour y voir un peu plus clair, pour prendre du recul face aux crises conjugales devenues désormais leur quotidien.
Ainsi pris fin le bonheur tranquille que son couple avait vécu ! Ce dernier battait de plus en plus de l’aile à cause du démon de midi. Sa passion pour le khat et sa consommation devenue quotidienne ne tardèrent pas à lui causer des douleurs tant physiques que mentales.
Après cinq années d’une consommation fréquente qui avait engendré une dépendance certaine, le bilan qu’il tirait n’était pas des meilleurs : Des signes de dénutrition avérée, des sensations d’une grande lassitude, et une insomnie chronique. Il ressentait aussi des troubles gastriques, une démotivation professionnelle grandissante et un début de symptôme dépressif très léger. Et pour autant conscient de cette réalité atroce, criante pour sa vie, sa santé et son mental, l’ancien amateur du ballon rond devenu amateur inconditionnel de la pratique des feuilles vertes, s’obstinait contre vents et marées à poursuivre sa traversée des ténèbres. « J’avais longtemps vécu avec cette idée que je ne parviendrais jamais à céder à cette tentation, comme il est courant de dire, ces feuilles qui ne cessent d’attirer dans leur maille, à force de machiavélisme, se glissant subtilement dans votre vie, autant dans celles des hommes que des femmes. Et voilà qu’un beau matin, soudainement, j’ai eu un court instant de lucidité… Inconscience ou naïveté, je ne saurais le dire. J’ai tout compris, je me suis rendu compte dorénavant que c’est lorsque nous sommes courbés, sans moyens pour nous affirmer, nous défendre que cette plante nous enveloppe dans son manteau, nous brise à petit feu, nous laissant croire qu’elle nous écarte de l’ennui, alors même qu’elle nous y engouffre ».
Depuis Ali a définitivement arrêté de khatter, du moins il espère continuer sur cette voie. Il s’est réconcilié avec son épouse en retrouvant ses bonnes vieilles habitudes. Il a également retrouvé la motivation dans sa profession, a repris le football même si ce n’est plus avec le même enthousiasme. Il se rend aussi parfois aux mabrazes pour rester un peu connecté mais sobrement. Mais à quel prix ?
« J’ai remis les pieds sur terre le jour où ma femme m’a menacé qu’elle se laisserait, elle aussi, tentée par l’expérience enivrante du khat. » nous confie t-il.
Expérience certes amoureuse, conflictuelle et inachevée de son existence d’alors, il dira plus tard qu’il s’agissait d’une « négation de la vie »…

L’appel du Mistral
« Chaque jour dès que le « mistral » du khat se met à souffler, généralement à l’heure où le soleil est à son firmament, lorsque l’ombre est la plus courte, je suis pris par la « fièvre khatteuse ». Et c’est avec le même amour des premiers jours que je m’adonne à la consommation de ces feuilles de la passion. C’est toujours vibrant, intense et réjouissant… » Mohamed, à l’évidence toujours sous le charme, interrompt un court moment son récit pour prendre deux ou trois brindilles de khat et découper avec soin leurs feuilles de couleur verte. Un air fatigué, les traits tirés… Un visage très marqué, usé incontestablement par le khat qu’il avoue consommer de façon régulière et sans modération si ce n’est celle de son portefeuille. Et c’est toujours et encore la même chose, le même plaisir intense, le même rituel à reproduire. Il mâchouille savoureusement le khat un petit instant en l’accompagnant de temps à autre d’une gorgée de coca-cola bien glacé.
Nous sommes le jeudi 21 octobre 2010, il est environ 15 heures dans le mabraze de ce khatteur immodéré. Mohamed a 42 ans, un âge mûr. Pourtant, il semble faire nettement plus vieux. Une fois avalées ces feuilles aux allures coriaces, ce quadragénaire, qui compte déjà 25 années de pratique du khat, reprend la parole.
Il explique en fin connaisseur que « les plantes de khat doivent être jeunes, cueillies souvent la veille et méticuleusement humidifiées afin de préserver toute leur fraîcheur. Elles affrontent avec courage le supplice de la râpe pour s’offrir ainsi, naturellement et fraîchement, à l’estomac de l’homme en quête de sensations. Et des sensations, le khat en procure à satiété. Ce qui me frappe en premier lieu, c’est sans aucun doute l’effet de soulagement qu’il induit puisque subitement la sensation de fatigue, disparait. En effet, l’on se sent soudainement renaître tout comme elles semblent soutenir l’effort musculaire. C’est vraiment extraordinaire ». Et puis de l’avis de tous les khatteurs, c’est une excitation doublée d’une sensation euphorique qui vient, après un court instant envahir complètement le corps. On sent notre esprit qui se met à balbutier, à bouillonner, engendrant par là une activité mentale intense. On se sent volubile, optimiste… l’imagination s’enflamme, les réflexions s’enchainent, la concentration s’accentue. Cette dernière, devenant de plus en plus forte, permet d’aller plus loin dans les pensées mais aussi dans les actes.
Séduit prématurément par le démon du khat, Mohamed répète machinalement le même geste habituel en coupant avec délicatesse quelques feuilles de chat qu’il enfourne dans sa bouche. Sur le pas de la porte apparaît un ami venu lui aussi se livrer à l’usage mirifique de la plante verte. Il lui souhaite la bienvenue.
Quand on arrive dans son mabraze qu’il se plait tant à qualifier comme son petit coin de paradis, tout le monde a droit à ce même geste d’accueil. Il tend un bras long vers la place encore disponible. Mais encore dans ce petit coin dédié à la célébration de sa majesté le khat il faut se hâter pour s’installer à la place désignée, tellement de personnes se bousculent pour y khater.
L’ambiance est plaisante, le cadre agréable et climatisé, le service parfait…c’est vraiment un lieu où il fait bon brouter. S’il existe des adresses qui méritent d’être confiées à des amis pour vraiment apprécier sa séance de khat, c’est bien chez ce khatteur professionnel passé maître dans l’art de détendre immédiatement ses invités. De nature chaleureux et doué pour la conversation, Mohamed sait parfaitement rendre l’atmosphère agréable. Il y règne une ambiance feutrée, enfumée et très masculine. Lorsqu’il broute, il se balade. Il est politique, curieux, charmeur, parfois drôle et ne déteste pas qu’on parle des bruits de la ville. « C’est tout l’intérêt du chat, dit-il. » Entre le khat et lui, c’est sans conteste une longue histoire d’amour, faite de promesses de séduction et d’envoûtement.
En effet, dès sa première expérience qui avait pourtant l’air d’une simple tentation de jeunesse, ce « khateur », plus que jamais un inconditionnel, a été pris dans le piège de la ruse du khat. « D’aussi loin que je me souvienne, nous dit-il, j’ai été séduit par le démon du khat, vers 17 ans. Poussé par une curiosité adolescente, je broutais pour la première fois. Une véritable découverte ! Le constat était sans appel. Le khat m’a procuré immédiatement une sensation de bien être encore méconnu, un plaisir intense, vibrant et plaisant. Je m’étais cru irrésistiblement intelligent et convaincant, avançant sans cesse des arguments imparables sur les sujets de débat qui étaient en question ce jour là. L’initiation amoureuse avait immédiatement et pleinement emporté mon adhésion et ma fidélité ne s’est jamais démentie depuis ». Au point que 25 années plus tard, Mohamed donne l’impression de n’avoir jamais vraiment voulu rompre le lien. Il reconnaît qu’il n’y a pas plus ensorcelant que le khat. « Mes après midi ne se conçoivent qu’en séance de mâchouillement de ces feuilles euphoriques. Même si l’idée de vouloir se passer de l’envie du khat vient m’effleurer parfois l’esprit lorsque que je me sens fatigué, je finis toujours malgré moi, par me retrouver entrain de khater. »
C’est dur de résister à ces feuilles qui suscitent l’engouement populaire dans notre pays : La promesse est belle, si forte…
Entre deux pschitt de Fly Tox en direction d’un moustique récalcitrant, ce khatteur avouant sa dépendance au khat, reconnaît néanmoins que ces feuilles ne produisent pas que des effets « vertueux ». Celles ci ont aussi certains côtés néfastes. « Il faut savoir, révèle t-il que cette situation excitante, de sensation euphorique dans laquelle on se complait est aussi illusoire qu’éphémère, dans la mesure où l’effet de flottement euphorique ne dure qu‘un laps de temps extrêmement court, généralement les premières heures. Aussi paradoxal que cela puisse paraître, par la suite il s’installe une sensation d’abattement.
On se sent las, épuisé, parfois même déprimé. C’est une sorte de lassitude mentale qui s’empare de votre esprit pour vous conduire dans une rêverie sans sommeil, condamné à fixer le haut du plafond une partie de la nuit à rechercher la douce morphée. Mais bon, il s’agit des aléas d’une pratique intense. C’est un monde que nous nous sommes crée, alors à nous d’accepter d’y vivre. En tout cas, bon gré mal gré, je l’accepte et l’assume. »
A l’entendre s’exprimer tel un professeur de « khatologie » excusez moi pour l’expression, on dirait qu’il est vraiment fait pour ce en quoi il excelle désormais ! Toutefois en 1985, Mohamed avait 17 ans, un talent certain pour tirer son épingle du jeu et réussir dans la vie.
Mais il semblerait que le destin ou le « karma » en aurait décidé autrement. En 2010, il broute encore passionnément à l’aube de ses 42 ans en bon khatteur qui ne compte ni ses jours et heures de mâchouillement ni ses dépenses pour son petit péché mignon…

Dirieh Hassan Ali

Mohamed Omar, Manutentionnaire dans une salle de préparation de khat à Dire Dawa, marié, 34 ans et 6 enfants.
Pour confectionner nos paquets aux tailles et au poids en vigueur en République de Djibouti, nous prenons plusieurs grosses bottes que nous ouvrons afin de les mélanger les uns aux autres. Vous comprendrez que le khat n’est pas un produit qui est fabriqué à la chaîne, il est imparfait c’est-à-dire qu’on trouve dans un même lot différentes qualités. Notre rôle ici est de reconstituer de nouvelles bottes qui correspondent au besoin du marché Djiboutien. Par ailleurs nous veillons à ce que ces nouveaux paquets soient homogènes : Pour ce faire nous les sélectionnons presque tige par tige pour former un lot standard que nous pesons malgré tout pour ne pas faire d’erreur dans la composition du poids du bouquet.
Cela fait 8 ans que je vis de ce métier, j’habite depuis peu à Awaday, auparavant je résidais à Dire Dawa et je n’avais pas d’emploi régulier. Le salaire journalier ici est de 20 Birr. Mais il arrive que selon la charge de travail nous soyons mieux rémunérés, nos revenus journaliers pouvant alors monter jusqu’à 30 ou 35 birrs. Notre consommation de khat n’est pas fournie par notre employeur, cependant lorsque nous composons les bouquets, c’est-à-dire nous enlevons des tiges les impuretés et les feuilles abimées et il nous est possible de consommer celles-ci si on le souhaite.
En ce qui concerne nos horaires de travail, il n’y en a pas vraiment… Nous sommes assujettis à une masse de travail préalablement déterminée à abattre. Celle-ci varie peu, sauf à l’occasion de fêtes importantes, comme l’Aïd par exemple où la quantité exportée vers Djibouti augmente considérablement. Mais en moyenne lorsque le khat venait en avion à Djibouti on commençait le travail vers 18h pour finir vers 9 heures ou au plus tard vers 10 heures du matin. Aujourd’hui fort heureusement ce n’est plus le cas car le khat emprunte désormais la voie terrestre pour éviter qu’il ne prenne des coups de chaleur, le départ est avancé à 3 ou 4 heures du matin. Pour nous ceci implique un grand changement car il n’est plus question de veiller toute la nuit. Rendez-vous compte, on rentrait chez nous vers 11 heures du matin, voire à 13h parfois. Epuisés, nous n’avions la force pour rien, hormis une seule envie : celle de se mettre au lit.
Il faut tout de même préciser qu’à 18h nous devions quoi qu’il arrive reprendre notre poste de travail. Je ne m’en rendais pas vraiment compte à l’époque mais c’était une période de ma vie assez folle, horrible je pourrais même dire. C’était difficile parce qu’on ne pouvait même pas prendre le temps de rester un peu en famille. On ne voyait pour ainsi dire pas nos enfants !
Quand j’y repense, j’en garde vraiment un mauvais souvenir. Pour autant je ne dirais pas que la masse de travail a évolué. D’ailleurs nous n’avons pas procédé à des recrutements pour faire face à l’accélération du rythme de travail, mais nous avons juste procédé à des ajustements notamment en évitant la perte de temps et les repos intempestifs.
Par exemple mon patron achetait le produit brut le soir aux nombreux vendeurs intermédiaires-ambulants qui se déplacent de dépôt en dépôt ce qui souvent ralentissait le rythme de travail puisque les prix d’achats sont débattus et que l’on perd un temps précieux au cours de ces marchandages que nous observons les bras croisés.
Vous aurez compris que nous n’achetons pas exclusivement à un seul producteur. Nous achetons toujours une quantité à l’un et à l’autre des propriétaires, parmi la centaine de plantations qui entourent la région d’Awaday. Il faut savoir que chacun de nos clients à Djibouti recherche une qualité spécifique pour ses habitués. Prenez par exemple le khat vendu à Djibouti, d’une table à l’autre la qualité, la couleur, et le goût de la botte diffèrent.
Bref je peux vous assurer que nous sommes tous heureux que le khat ne vienne plus par avion, maintenant au plus tard à 5 heures du matin nous sommes chez nous. C’est un réel bonheur… Notre travail s’arrête lorsque nous avons mis les paquets de khat dans de grands ballots blancs dans lesquels nous incorporons de la paille humide et fraîche afin de favoriser le transport du khat par la route tout en préservant la fraîcheur de la plante. Tous ces ballots sont cousus solidement. Sur chacune d’entre elle nous inscrivons le nom du propriétaire puisqu’il est important que sitôt arrivés à Djibouti on puisse rapidement distinguer le propriétaire de chaque ballot.

Mahdi A.

 
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