Human Village - information autrement
 
Nouvelles atrocités au Tigré occidental
décembre 2021 (Human Village 43).
 

Témoignages publiés par Human Right Watch [1].

Des enquêtes internationales et l’accès aux détenus sont essentiels pour empêcher de nouveaux abus

Réfugiés traversant la rivière Tekeze, 21 novembre 2020 © AP Nariman El-Mofty

Les forces de sécurité d’Amhara ont perpétré une vague de détentions massives, de meurtres et d’expulsions forcées de Tigréens dans le territoire du Tigré occidental, dans le nord de l’Éthiopie, ont déclaré Amnesty International et Human Rights Watch aujourd’hui.
Des civils tigréens qui tentaient d’échapper à la nouvelle vague de violence ont été attaqués et tués. De très nombreuses personnes en détention sont confrontées à des conditions mettant leur vie en danger, notamment la torture, la famine et le refus de soins médicaux.
« La nouvelle vague d’exactions des forces amharas contre les civils tigréens restés dans plusieurs villes du Tigré occidental devrait sonner l’alarme », a déclaré Joanne Mariner, directrice sur les situations de crise à Amnesty International. « Sans action internationale urgente pour empêcher de nouvelles atrocités, les Tigréens, en particulier ceux en détention, courent un grave risque. »
Depuis le début du conflit armé en novembre 2020, le Tigré occidental, un territoire administratif contesté, a été le théâtre de certaines des pires atrocités, notamment des massacres, des bombardements indiscriminés, et le déplacement forcé à grande échelle de la population tigréenne.

Le 2 décembre 2021, le Bureau des Nations Unies pour la coordination des affaires humanitaires (OCHA) a signalé que 1,2 millions de personnes ont été déplacées du Tigré occidental depuis le début du conflit. Un rapport d’OCHA du 9 décembre a constaté qu’entre le 25 novembre et le 1er décembre, plus de 10 000 Tigréens ont été nouvellement déplacés du Tigré occidental. Il a également affirmé que le Tigré occidental est resté inaccessible aux agences d’aide en raison de problèmes de sécurité.
En novembre et décembre, Amnesty International et Human Rights Watch ont mené des entretiens téléphoniques avec 31 personnes, dont 25 témoins et survivants, ainsi qu’avec des proches de personnes détenues et expulsées, au sujet des exactions commises par les milices amharas et les forces de sécurité régionales contre des civils tigréens, dans les villes de Adebai, Humera et Rawyan.

Depuis début novembre, les forces de police et les milices régionales d’Amhara, notamment les groupes de milices connus sous le nom de Fanos, ont systématiquement regroupé des Tigréens à Adebai, Humera et Rawyan. Ces forces ont séparé des familles, arrêté des adolescents de 15 ans et plus, et les civils, hommes et femmes. Ils ont expulsé de force de la région les femmes et les jeunes enfants, ainsi que les personnes malades et âgées. Certaines des personnes expulsées sont depuis arrivées dans le Tigré central, tandis que d’autres sont toujours portées disparues.
« Les Tigréens, quels que soient leur sexe et leur âge, ont été emmenés dans une école », a expliqué un homme à Rawyan qui a été témoin des rafles de porte-à-porte de Tigréens perpétrées par les milices Fano. « Ils ont séparé les vieux des jeunes, ont pris leur argent et d’autres biens. ... Les personnes âgées, les parents étaient chargés dans de gros camions [allant] vers l’est. Ils les ont laissés partir sans rien, tandis que les jeunes sont restés en arrière. »
À la suite de rafles à Humera les 20 et 21 novembre, deux témoins ont décrit avoir vu jusqu’à 20 camions pleins de personnes partir ces jours-là en direction du Tigré central.
Six témoins ont déclaré que les forces amharas avaient tiré sur des Tigréens cherchant à fuir les rafles à Adebai et les avaient attaqués avec des bâtons et des objets tranchants. Un nombre inconnu d’entre eux a été tué. « Ils ont commencé à tirer sur tous ceux qui couraient », a déclaré un agriculteur de 34 ans d’Adebai, qui a couru vers les champs voisins pour échapper aux milices de Fano qui l’attaquaient ainsi que d’autres. « Quand les gens ont essayé de s’échapper… [les Fano] les ont attaqués avec des machettes et des haches pour que personne ne puisse s’échapper… Nous passions devant des corps et nous étions tous sous le choc… Après nous être calmés, nous avons remarqué qu’il y avait aussi plus de corps là-bas. Partout où on se tournait, il y avait cinq, 10 corps. » Quatre témoins ont déclaré que des éléments armés avaient également tiré sur des Tigréens traversant vers le Soudan.

Des images satellite enregistrées entre le 19 novembre et le 5 décembre montrent une activité importante à Adebai, notamment des véhicules en mouvement, des groupes de personnes autour d’un site de détention de fortune, de grandes quantités de débris sur la route principale et des structures incendiées. Des images prises le 5 décembre à Humera montrent 16 camions à plateformes près du rond-point central de la ville.

Trois anciens détenus incarcérés à la prison de Humera, dont certains avaient été détenus jusqu’à cinq mois avant de s’évader en novembre, ont déclaré que les autorités d’Amhara les avaient maintenus dans des cellules extrêmement surpeuplées pendant de longues périodes. Les gardiens leur ont refusé de la nourriture et des soins médicaux, et ont torturé et battu des détenus dont les mains et les pieds avaient été attachés avec des bâtons et des fusils.
Un ancien détenu arrêté le 19 juillet s’est évadé vers le 13 novembre alors qu’il chargeait les cadavres de ses codétenus sur un tracteur. Il a déclaré qu’il connaissait 30 personnes décédées alors qu’il y était détenu, dont sept des 200 hommes dans sa cellule.
« Nous sommes tous passés par là [les coups] mais les plus vulnérables étaient les [hommes plus âgés] », a expliqué cet homme. « Ils ne pouvaient pas supporter la torture, c’est pourquoi ils mouraient. » Il a ajouté que les membres de la milice Fano qui les avaient battus avaient menacé de mort tous les Tigréens.

Les rafles, les détentions abusives et les expulsions forcées ont séparé des familles et laissé les communautés des trois villes désespérées, à la recherche d’informations sur la sécurité et le sort de leurs proches, dont beaucoup ont été embarqués dans des camions et sont toujours portés disparus. Un homme qui a fui Adebai fin novembre a déclaré :
Ma femme et ma mère m’ont appelé il y a quatre jours, m’ont dit qu’ils les avaient mises dans des véhicules et qu’elles ne savaient pas où ils les emmenaient. Après ça je n’ai plus jamais entendu parler d’elles.
Les autorités éthiopiennes devraient immédiatement cesser les attaques contre les civils, obtenir la libération des personnes détenues arbitrairement et fournir de toute urgence un accès sans entrave au Tigré occidental aux agences d’aide et aux organisations mandatées pour visiter les sites de détention, ont déclaré Amnesty International et Human Rights Watch.

Compte tenu de la gravité des abus en cours, le Conseil des droits de l’homme de l’ONU devrait établir d’urgence un mécanisme international indépendant pour enquêter sur les abus dans le conflit du Tigré, notamment les violations graves du droit international humanitaire (les lois de la guerre), identifier les responsables à tous les niveaux, et préserver les preuves afin que des comptes soient rendus dans le futur.
Les déplacements forcés et les attaques délibérées contre la population civile violent les lois de la guerre. Toute personne détenue a le droit d’être traitée avec humanité et dans le respect de sa dignité inhérente, notamment d’avoir accès à une nourriture et à des soins médicaux adéquats. Ordonner le déplacement de civils pour des raisons non nécessaires à leur sécurité ou à des nécessités militaires impérieuses, attaquer des civils qui ne participent pas directement aux hostilités et torturer ou maltraiter des détenus constituent des crimes de guerre.
« L’immobilisme mondial sur le conflit armé en Éthiopie a encouragé les auteurs de violations des droits humains à agir en toute impunité et a laissé les communautés menacées avec le sentiment d’être abandonnées », a déclaré Laetitia Bader, directrice pour la Corne de l’Afrique à Human Rights Watch. « Alors que les preuves d’atrocités s’accumulent, les dirigeants mondiaux devraient soutenir la création d’un mécanisme d’enquête international et le Conseil de sécurité de l’ONU devrait inscrire l’Éthiopie à son ordre du jour officiel. »

Informations complémentaires et témoignages
Rafles, meurtres et mauvais traitements en détention

Tôt le matin du 3 novembre, alors que les habitants d’Adebai se dirigeaient vers l’église d’Abune Teklai en ville pour prier, les forces de sécurité locales ont ordonné aux hommes de se rassembler à l’église pour une réunion tout en disant aux femmes de partir, ont déclaré quatre habitants. Un étudiant de 20 ans a décrit son expérience :
Je me trouvais… à quelques mètres de l’église lorsque j’ai rencontré un groupe de trois femmes tigréennes qui m’ont dit que je ferais mieux de rentrer chez moi parce que les Fanos ramassait des hommes tigréens et avait ordonné aux femmes de partir.
Alors que la nouvelle de la rafle se répandait, six Tigréens interrogés par les chercheurs figuraient parmi les nombreux qui ont couru dans la panique, certains chez eux ou dans les champs voisins pour échapper à l’arrestation. Quatre témoins ont déclaré que des membres de la milice Amhara ont tiré ou attaqué ceux qui tentaient de fuir avec des machettes, des haches, des couteaux ou des bâtons. Un homme de 26 ans fuyant vers les champs a vu des hommes armés à moto tirer sur des personnes, dont son oncle de 70 ans. Il a ensuite vu le corps de son oncle et ceux de deux autres hommes, dont un homme plus âgé qu’il connaissait. « Ils tiraient sur quiconque était resté en arrière », a-t-il expliqué. « [Mon oncle] ne courait même pas… ils lui ont quand même tiré dessus. J’ai vu le gars lui tirer dessus et mon oncle tomber. »

Quatre témoins ont déclaré que la milice de Fano a procédé à des recherches de maison en maison pour trouver des Tigréens. Un agriculteur caché chez lui a vu un groupe de 30 à 40 hommes armés attaquer son voisin, un mécanicien d’une vingtaine d’années. Cet agriculteur a décrit ce qu’il a vu :
Ils lui ont dit de venir… Il avait les mains levées et ils l’ont frappé à l’épaule avec une hache. Alors qu’il criait, ils l’ont traîné et l’ont emmené avec eux.
Les forces d’Amhara ont emmené les personnes capturées dans des lieux de détention : certaines au poste de police de la ville, d’autres dans un ancien moulin à sorgho utilisé comme lieu de détention de fortune près de la station-service Enda Roto, à la périphérie est de la ville.
Les jours suivants, les hommes qui s’étaient échappés ont survécu en se cachant sur des terres agricoles, mais ont continué d’être attaqués, selon trois habitants. L’étudiant de 20 ans a entendu des coups de feu le 7 novembre et a ensuite vu des corps près d’un réservoir à trois kilomètres au nord-est d’Adebai :
Les Fanos et [les individus armés] sont arrivés… et ont commencé à tuer tous ceux qu’ils trouvaient dans la brousse. … Nous étions plus [loin]... mais nous entendions beaucoup de coups de feu. Alors, quand tout s’est calmé et qu’il faisait noir, nous sommes allés au [réservoir] et avons vu beaucoup de corps. Nous n’avons pas compté parce que nous avions peur et que nous étions choqués… Je dirais [que j’ai vu] environ une vingtaine [de corps].
Les corps sont restés sans sépulture, de sorte que « toute la ville sentait mauvais et était remplie de cadavres », a déclaré un homme. Quatre autres habitants ont indiqué avoir vu des cadavres à la périphérie de la ville.

Des rafles, des passages à tabac et des détentions de civils tigréens ont également eu lieu dans les villes de Humera et Rawyan. Un agriculteur de 37 ans de Humera a déclaré avoir été témoin de rafles et du meurtre d’un homme plus âgé souffrant d’un handicap physique surnommé « Lingo » le 5 novembre. En rentrant chez lui, le fermier a vu des miliciens dire à Lingo « de se lever et, comme il ne pouvait pas, ils ont commencé à le battre… avec des machettes, des haches et des pierres. » Deux jours plus tard, le fermier a appris que Lingo avait été si violemment battu qu’il était mort.

Quatre personnes qui sont parvenues jusqu’au Soudan ont déclaré que les forces armées à la frontière éthiopienne leur avaient tiré dessus alors qu’elles tentaient de traverser. Un garçon de 14 ans qui a traversé le 23 novembre a expliqué qu’à l’arrivée de son groupe à Dima, le dernier village éthiopien avant la frontière, des forces en tenue militaire « ont commencé à tirer et nous ont dit de nous arrêter, et quand nous avons continué à courir, ils ont capturé l’un de nous et en ont tué un autre. » Il a ajouté qu’une troisième personne était portée disparue à la suite de l’incident.

Rafles, expulsions de personnes âgées, de femmes et d’enfants
Au cours des rafles à Adebai, Humera et Rawyan, les forces d’Amhara ont séparé et finalement expulsé les jeunes enfants, les femmes et les Tigréens plus âgés et vulnérables vers le Tigré central.

A Humera, deux témoins et trois membres des familles qui ont parlé à des personnes à l’époque ont déclaré que les forces amharas ont mis des personnes dans une vingtaine de camions qui ont quitté la ville le 20 novembre. Les expulsions se sont poursuivies le lendemain, y compris des enfants et des jeunes mères, a déclaré un témoin. Un nombre similaire de véhicules est parti ce deuxième jour, selon un habitant.

Les rafles de Tigréens ont également commencé à Rawyan le 20 novembre. Quatre témoins et deux membres de leurs familles ont déclaré que les milices Amhara et Fanos, en coordination avec les administrateurs de la ville, ont raflé des Tigréens. Ils sont allés de maison en maison et « ont rassemblé tous les Tigréens à l’école », a indiqué un chauffeur, qui faisait partie des détenus. Il a noté que les administrateurs de la ville ont donné des instructions aux milices :
Des miliciens battaient les jeunes de 17 et 18 ans, cherchaient de l’argent et rassemblaient leurs biens. Les [administrateurs] ont donné des instructions, qui peut être libéré et qui peut rester.... « Attrapez celui-ci ! Relâchez celui-là ! » Ils ont chargé les personnes âgées, les parents… sur les camions ouverts, les camions Isuzu… et les ont emmenés de Rawyan.
Un garçon a déclaré que les miliciens l’avaient fouillé ainsi que d’autres jeunes et les avaient relâchés. Des hommes et des adolescents plus âgés sont restés détenus dans les bureaux de police du village et au moulin à farine.

À Adebai, les milices ont chargé certains des hommes tigréens qu’elles ont arrêtés le 3 novembre sur des camions Isuzu et autres, et les ont emmenés, ont déclaré quatre habitants. Les rafles se sont poursuivies dans les semaines qui ont suivi, lorsque des femmes et des personnes âgées ont également été arrêtées et emmenées.
Les membres des familles des personnes expulsées ont rapidement perdu contact avec leurs proches. Un étudiant a déclaré avoir reçu pour la dernière fois un appel téléphonique de sa sœur le 28 ou 29 novembre, alors que les forces armées la mettaient, elle et leur mère, dans un camion à Adebai et les emmenaient :
Elle m’a dit qu’elles étaient obligées de tout laisser derrière elles, qu’ils ne les ont même pas laissées prendre leurs vêtements ni leurs effets personnels... qu’ils [les forces] ont commencé à piller la maison pendant qu’elles étaient encore là, [et] qu’elles n’avaient même pas de nourriture ni d’eau à boire... Elle... m’a dit qu’il y avait 13 véhicules [et] que les personnes étaient déjà montées à bord de six véhicules.
Un agriculteur a décrit le dernier appel téléphonique qu’il a eu avec ses deux filles et sa nièce le 23 novembre :
Quand les Fanos les emmenaient, ils ont pris tout ce qu’elles portaient dans leurs mains, les bijoux, les vêtements qu’elles avaient, même les vêtements des enfants et les biscuits qu’elles avaient pour eux. Et pendant deux jours... ils brûlaient des vêtements.
Les images satellite collectées entre le 19 novembre et le 5 décembre ont confirmé qu’il y avait des véhicules à toit ouvert le long de la route principale qui traverse Adebai, et des taches brûlées et de grandes quantités de débris le long de la route.

Mauvais traitements dans les sites de détention de masse
On estime que des milliers de détenus tigréens sont incarcérés dans des sites de détention surpeuplés du Tigré occidental. Trois anciens détenus incarcérés dans la prison de Bet Hintset à Humera, l’un des nombreux sites de détention de la ville, ont décrit des conditions épouvantables avec des passages à tabac fréquents, des actes de torture, des insultes et le refus de nourriture et de médicaments par la police spéciale régionale d’Amhara. Un journalier arrêté en juillet et détenu jusqu’à son évasion à la mi-novembre dans la prison de Bet Hintset, également contrôlée par la police régionale d’Amhara, a décrit avoir été détenu dans une pièce de 3 mètres sur 4 pouvant accueillir jusqu’à 200 personnes :
Oubliez les douches, nous ne pouvions pas utiliser les toilettes. Ils ne nous donnaient ni eau ni nourriture, même [parfois] quand notre famille nous apportait à manger, ils ne nous laissaient pas… beaucoup de gens tombaient malades… mouraient… Je veux dire tous les jours, tous les jours… je suis très sûr de 30 corps… seulement de notre cellule, 7 personnes sont mortes, toutes avaient plus de 70 ans.
Il a décrit un programme régulier de coups violents, au cours duquel les miliciens de Fanos torturaient des groupes de détenus en leur frappant les mains, la tête, la poitrine et les parties génitales à l’aide de bâtons, de la crosse ou du canon d’un fusil. Un autre détenu, également arrêté à la mi-juillet et détenu à Bet Hintset, a déclaré :
Ils utilisaient des fils électriques et pour les 12 à 30 ans, ils nous frappaient sur la plante des pieds… les autres plus âgés, ils les couchaient sur le ventre et les frappaient de la nuque jusqu’aux pieds.
Avec l’expulsion de certains proches en novembre sur lesquels les détenus comptaient pour se nourrir, les survivants et leurs proches se sont inquiétés pour les personnes toujours détenues. Un homme de 55 ans a déclaré : « Je suis tellement inquiet de ce qu’ils mangent dans les prisons, parce que je sais qu’ils ne leur donneront pas à manger et que tous les membres des familles qu’ils avaient et qui leur apportaient de la nourriture ont été emmenés. Je suis sûr que beaucoup de gens meurent. » Un autre habitant a confié : « Je crains que les détenus ne soient tous tués. »


 
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