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Lula Ali Ismaël, ambassadrice du cinéma djiboutien au Festival de Cannes
 

Le prestigieux Festival de Cannes s’est déroulé cette année du 14 au 25 mai dernier. L’occasion pour notre célèbre cinéaste, Lula Ali Ismaël, qui a été déléguée par l’Office nationale du tourisme de Djibouti, pour promouvoir la destination Djibouti dans le Pavillon Afrique, qui a offert une formidable vitrine promotionnelle à l’univers cinématographique africain. Entretien…

Quel bilan faites-vous de la participation de Djibouti au pavillon Afriques du Festival de Cannes ?
Lula Ali Ismael : C’est la première fois dans l’histoire que Djibouti est présente au prestigieux Festival de Cannes, non pas pour présenter un film mais pour promouvoir le pays comme destination touristique mais également comme terre d’accueil pour les productions étrangères à venir tourner leurs films. A ce titre, avec la représentante officielle de l’ONTD nous avons fait une intervention devant un public composé de producteurs, de réalisateurs et de comédiens durant plus d’une heure. Ce fut une formidable tribune et une belle occasion pour montrer une compilation de bande annonces des films étrangers tournés à Djibouti et une série des photos prises lors de ces tournages en plus de la documentation touristique pour démontrer la magie de nos paysages. On a fait du Networking mais comme vous le savez c’est à long terme que le progrès se verra. Je dois souligner que l’Office national du Tourisme de Djibouti et surtout son Directeur M. Osman Abdi, qui s’est personnellement investi et a toujours été en première ligne, pour que cette opération séduction et de promotion soit couronnée de succès.

Avez-vous fait des rencontres cinématographiques avec des grands noms du cinéma et avez-vous pris des rendez vous pour des collaborations futures ?
Je dois dire que j’étais en mission lors de cette première participation au Festival de Cannes à travers le Pavillon Afriques. Et de fait, j’ai dû me focaliser surtout sur la promotion de Djibouti car c’était ma priorité. J’ai bien sûr fait des rencontres notamment pour la distribution de Dhalinyaro et les festivals de films.

Sur un plan plus personnel, quel bilan faites vous en votre qualité de cinéaste de cette première participation à un aussi prestigieux événement cinématographique ?
C’est magnifique car on a tous les protagonistes de l’industrie cinématographique sous un même espace. Pour ma part, j’ai fait des rencontres qui je l’espère porteront leurs fruits.

Quelles sont vos perspectives personnelles depuis cette participation au pavillon Afriques du Festival de Cannes ?
Continuer ce que j’aime, c’est à dire faire des films et promouvoir mon pays comme destination de tournages. J’aimerais ajouter que le Pavillon Afrique a réussi à faire rencontrer l’Afrique, son cinéma, ses professionnels, ses talents au monde entier. De nombreux pays comme le Canada, la Corée ou le Portugal par exemple expriment le souhait de mieux appréhender le cinéma africain pour le faire découvrir dans leurs pays respectifs. Cette première participation du Pavillon Afrique au Festival de Cannes a été émaillée de conférences, des tables-rondes sur des thématiques adaptées aux intérêts des professionnels africains. En même temps, les pays ont pu partager leur vision d’une industrie de cinéma locale et mettre en avant leurs sites de tournage. Des projections privées ont aussi été proposées. Des distributeurs, des financiers sont venus pour répondre aux problématiques les plus criantes de la production africaine. Et comme il s’agissait du Festival de Cannes, il y a eu bien sûr des cocktails et des soirées qui furent autant de lieu de rencontres pour discuter de ces projets. J’aimerais rendre hommage à Karine Barclais

Propos recueillis par Mohamed Ahmed Saleh

 
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