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La colère oromo se double d’une crise politique
par Mahdi A., octobre 2017 (Human Village 31).
 

La démission d’Abadula Gemeda du perchoir de la Chambre des représentants des peuples [1] a provoqué un petit séisme politique en Éthiopie. Abadula Gemeda n’est pas une personnalité quelconque. Cette figure charismatique de la communauté oromo peut se targuer d’être le fondateur de l’Organisation démocratique du peuple oromo (OPDO), parti membre de la grande coalition de l’EPRDF qui dirige l’Éthiopie depuis 1991. Il a dirigé la région d’Oromia de nombreuses années, avant d’intégrer le gouvernement en qualité de ministre de la Défense. Ces sept dernières années, il présidait la Chambre des représentants des peuples.

Pourquoi les Oromos mènent-ils la révolte ?
On ne peut comprendre la démission de cette personnalité politique de premier plan sans tenir compte du contexte qui prévaut en Ethiopie depuis la fronde déclenchée par la plus importante région du pays, l’Oromia, entraînant dans son sillage la deuxième plus grande composante, les Amharas. Quelles sont les raisons de cette grogne ? Sans doute une rage intérieure trop longtemps contenue à l’endroit d’un pouvoir politique et économique dominés sans partage par les Tigrées.
L’élément déclencheur de cette colère a été l’adoption d’un nouveau schéma d’aménagement de la capitale, en novembre 2015 : « Ce plan prévoyait un agrandissement de la capitale et donc des expropriations en masse de fermiers de l’ethnie Oromo, majoritaire en Ethiopie, mais historiquement repoussée aux marges de la société » [2]. Les manifestations pacifiques qui s’ensuivirent, pour s’opposer à cette extension programmée sur des terres agricoles des paysans oromos, entraînèrent de violents heurts entre les forces de l’ordre et la population autour de la capitale. L’insurrection devint hors de contrôle, contraint le gouvernement – fait exceptionnel – à faire marche arrière et à jeter aux orties ses projets pour Addis Abeba. Il s’agissait en particulier de « deux grands chantiers aéroportuaires […] dans le cadre de l’ambition du gouvernement éthiopien de faire d’Addis Abeba l’un des plus grands hubs de transport aérien en Afrique » [3], pour un investissement programmé de plus quatre milliards de dollars, d’une capacité de cent-vingt millions de passagers par an. Rien n’y fait, le brasier a couvé trop longtemps pour s’éteindre avec le rétropédalage du gouvernement sur ces intentions immédiates. La contestation se diffuse à de nombreuses autres régions avec des revendications cette fois-ci d’ordre économique couplées à une ambition de représentation politique plus conforme au poids démographique et économique de l’Oromia.
Cette contestation a dans sa ligne de mire, le rejet de la domination politique des Tigrées et leur accaparement des richesses du pays. Ce qui est dénoncé, c’est le déséquilibre flagrant dans le développement des régions entre elles. La province Tigrée bénéficierait d’une attention particulière du gouvernement, avec des investissements publics sans commune mesure avec ceux consacrés du reste du pays.

Le festival de l’Irreecha et l’instauration de l’état d’urgence
Les violences qui ont suivi la bousculade meurtrière de la fête traditionnelle Oromo de l’Irreecha Festival [4] le 2 octobre 2016, plongent le pays dans une zone grise dont il a du mal à sortir. Dans la foulée de ces heurts violents dans la région Oromia et un peu comme un dernier recours de peur de perdre la main, le gouvernement décrète l’état d’urgence.
Abadula Gemeda est à la manœuvre en sa qualité de président du Parlement. Il le convoque en session extraordinaire le 9 octobre de 2016 pour faire adopter ces nouveaux pouvoirs pour le gouvernement [5].

Abadula Gemeda aurait-il pu s’y opposer, notamment avec l’appui des 177 députés issus, comme lui, de la région Oromia ? C’est peu probable, puisque l’EPRDF ne souffre aucune contestation. Ses membres occupent la totalité des 546 sièges du Parlement. Il faut dire aussi que le contexte ne se prête guère à la division au sein de la majorité : le régime est aux abois, vacille, la tension est palpable tout semble lui échapper. La population dans sa rage contre l’EPRDF, s’en prend aux investisseurs [6], et détruit des infrastructures et des entrepôts commerciaux. Les investisseurs les uns après les autres annoncent quitter le pays par crainte de l’instabilité et des violences qui se propagent rapidement au pays entier. Les Éthiopiens les plus fortunés – Tigréens pour la plupart – s’alarment de la situation et exfiltrent leurs devises, leur or et leurs enfants. De nombreuses opérations de transferts illégales de devises ont été alors appréhendées par les services de la douane djiboutienne aux frontières.
La communauté internationale retient son souffle, il n’est pas exclut que le géant aux pieds d’argile - deuxième pays le plus peuplé du continent – s’effondre sous son propre poids et entraîne toute la région dans la tourmente, ce qui risquerait d’aggraver la crise des migrants en Europe… Conscient de cette réalité, assuré du silence coupable de la communauté internationale, doté des nouveaux pouvoirs conférés par l’état d’urgence, le gouvernement peut s’adonner « à cœur joie » à une féroce répression à huis clos. Les organisations de défense des droits de l’homme estiment les victimes de la répression à un peu moins d’un millier de morts, des dizaines de milliers de blessés et vint-et-un mille arrestations arbitraires.

A n’en pas douter, Abadula Gemeda aura du mal à faire oublier aux siens qu’il a été en première ligne dans la légalisation de la violence pour ramener le calme au pays. C’est un peu comme si les élus nationaux avaient remis entre les mains du gouvernement la matraque pour éteindre toutes velléités de fronde. On peut supposer qu’en interne il a appelé ses alliés au sein de l’EPRDF à adopter les correctifs nécessaires pour répondre aux revendications exprimées par une partie de la population.
Le gouvernement a rapidement traduit dans les faits ces mesures d’apaisement. Un nouveau gouvernement est nommé dès le 1er novembre 2016 [7], un mois à peine après l’adoption de l’état d’urgence, dans lequel la composante oromo est mieux représentée. Le gouvernement libère également de nombreux manifestants dans une tentative de faire baisser la tension en sein de la communauté oromo. Les pare-feux se sont révélés insuffisants.

Trois mois après la levée de l’état d’urgence en août dernier, la contestation se poursuit encore. Des informations diffusées par Addis Standard sont plutôt rassurantes, elles indiquent un tournant dans la gestion par les autorités des manifestations pacifiques en Oromia depuis la fin de l’état d’urgence [8]. Elles évoquent même une forme de « communion » entre les forces de l’ordre et des manifestants… Comment peut-on expliquer cet élan d’empathie, de solidarité avec les forces de l’ordre ? Est-il possible d’entrevoir un signe précurseur, une sorte de « printemps arabe » qui ferait son chemin profitant du climat ambiant de ras le bol qui prévaut vis à vis de la domination du TPLF sur la vie politique et économique de l’Éthiopie ? Les forces de l’ordre pourraient-elles franchir le Rubicon et rejoindre la contestation ? Cela serait aller un peu vite en besogne, même si en filigrane, ce sont les conclusions que semblent en tirer, Addis Standard.
Cette mansuétude inédite, du gouvernement éthiopien, à l’égard des contestataires a pour origine le fait que, l’Éthiopie, membre du Conseil de sécurité pour les deux prochaines années, ne peut dans le même temps condamner à New York, entre autres, les violences perpétrées par le régime Birman à l’encontre de la minorité rohingyas, et poursuivre à l’intérieur de ses frontières une répression meurtrière pour réduire au silence les derniers bastions de récalcitrants à son autorité.
L’Ethiopie se sait épiée, ses agissements à l’endroit de sa population, sont scrutés. C’est l’un des inconvénients de siéger parmi les plus grands, il n’est plus permis d’utiliser les armes contre son propre peuple « sous les feux des projecteurs ». C’est sans doute une des raisons pour lesquelles le régime de Desalegn semble impuissant, désemparé, ne sachant plus à quel saint se vouer pour venir à bout de cette « chienlit » qui gagne tout le pays. A la défense du gouvernement éthiopien, il faut reconnaître qu’il manque de pratique en matière de résolution pacifique des conflits.

Craignant un retour de vieux démons, l’ambassade des Etats-Unis à Addis Abeba, rapporte Addis Standard [9], rappelle « considér(er) les manifestations pacifiques comme un moyen légitime d’expression et de participation politique et [a] noté avec satisfaction un certain nombre d’événements récents où les manifestants auraient pu s’exprimer pacifiquement et pendant lesquels les forces de sécurité ont fait preuve de retenue en leur permettant de le faire ». Toutefois ils s’attristent également « d’informations selon lesquelles plusieurs autres manifestations se seraient soldées par des violences et des morts ».Comme dit le dicton, "chassez le naturel il revient au galop" !
Ces violences concernent des manifestations antigouvernementales qui se sont déroulées dans la ville de « Shasshemene, à 250 kilomètres au sud-est d’Addis Abeba, dans la zone ouest de l’Arsi, dans la région Oromia » [10], et qui auraient causé la mort d’une douzaine de manifestants et causé une trentaine de blessés. Des affrontements entre les forces de l’ordre et des manifestants auraient été signalés aussi à Bokeeti, toujours selon Addis Standard.

Violences entre Somalis et Oromos en Ethiopie
Elles sont liées au feu qui s’est embrasé entre les deux régions du sud du pays qui partagent une frontière de plus de mille kilomètres. Loin de s’éteindre, il a gagné les pays limitrophes, dont le Somaliland. Ces affrontements opposent Somalis et Oromos. Ils ont déjà causé la mort de plusieurs centaines de personnes dans les deux régions, et entraîné le déplacement de plus de cent mille personnes fuyant les violences. Ce qui avait au départ l’apparence d’un banal conflit pour l’accès aux ressources, probablement exacerbé par la calamité qui a durement frappé les deux régions, s’est transformé en poudrière que doit gérer le gouvernement fédéral éthiopien, d’autant plus que ces deux régions se situent sur la principale voie d’approvisionnement du pays [11].
Selon un rapport récent du département de protection et de sécurité du personnel des Nations-unies, les brindilles de la discorde se seraient enflammées à la suite des évènements survenus dans le district Salahad, situé en région Somali, le 7 septembre dernier. Une douzaine de personnes auraient été tuées lors d’affrontements opposant Oromos et Somalis qui auraient aussi causés une trentaine de blessés. La suite est connue et rappelle de tristes souvenirs : les deux régions sont plongées dans une violence quotidienne avec des assassinats, des blessés graves et de nombreuses arrestations.
L’organe onusien fait état de graves violences dans de nombreuses localités de ces régions tourmentées par les questions identitaires. Le pic de ces atrocités se serait déroulé le 11 septembre, à Awaday en région Oromo, où 38 personnes auraient trouvé la mort, dont certaines attaquées à l’intérieur même de leur domicile en raison de leur appartenance à la communauté somalie. Propulsée par une macabre dynamique « d’œil pour œil », ces tueries se poursuivent durant plusieurs jours des deux côtés de la frontière. Il est fait état de cibles sélectionnées en fonction de leur ethnie, puis brutalisées dans la rue ou les transports publics, de maisons brûlées, d’enfants attaqués à l’école, de blessés poursuivis jusque dans leur lit d’hôpital… L’insécurité et les tueries, aggravées par les rumeurs/témoignages – vrai ou faux – circulant dans les réseaux sociaux, ont contribué à provoquer un vaste chassé-croisé des populations qui cherchent à se réfugier auprès des leurs pour trouver protection et quiétude. Le succès, de ce qui à tout l’air d’une sorte de « nettoyage ethnique » des populations dans les zones contestées pourrait malheureusement motiver davantage ceux qui croient à la violence plutôt qu’au dialogue politique pour atteindre leurs objectifs. Ces régions sont devenues désormais explosives. La surenchère dans la victimisation et dans les incriminations que se livre les principaux responsables politiques régionaux des deux bords – par média interposé – n’est pas pour apaiser la situation. La région Oromia dénonce la participation de forces spéciales de police, dénommé, Liyu [12], qui sèmerait une panique incontrôlable. Ce qui est ici sous entendu est que ces violences seraient orchestrées, voire manigancées, par les autorités de la cinquième région d’Éthiopie, pour conquérir les territoires disputés. Cela justifierait la dissolution de cette unité réclamée, avec véhémence, par les autorités de l’Oromia. Les autorités de la région Somali contestent cette version des faits.

Irrespect envers les Oromo
Alors que la fièvre due à la vague répressive de l’an passé n’est pas encore retombée, la passivité devant les drames en cours en Oromia, s’ajoutant à l’incapacité de l’État à désarmer les forces paramilitaires du Liyu Police, nourrirait la rancœur et la posture de défiance adoptées par Abadula Gemeda à l’encontre des autorités centrales.
Emeline Wuilbercq correspondante du journal Le Monde, confirme qu’un an après les événements malheureux au « festival Irrecha, la colère des oromo ne désarme pas ». La douleur est toujours aussi vivace. L’opération de saupoudrage cosmétique opérée lors de la chaise musicale au sein du gouvernement n’a pas fait illusion. Les slogans scandés lors de ce vaste rassemblement par la foule, indiquent que cette dernière connaît son ennemi : le Front de libération du peuple du Tigray (TPFL) : « Down Down Woyane ! » est repris inlassablement par toutes personnes présentes. « Le Front de libération du peuple du Tigray, (…) constitue la base politique de la coalition au pouvoir depuis plus d’un quart de siècle. Les Oromo se sentent marginalisés et désavantagés face aux Tigrées, une ethnie qui ne représente que 6% des 100 millions d’habitants, tandis qu’eux sont plus de 30 millions. Ils les accusent d’accaparer tous les postes clés de l’Etat, et de bafouer les droits humains » [13].

Fekadu Adugna [14] analyse les raisons de cette crise dans les colonnes du Washington Post qui l’interroge. Selon lui, « la passivité perçue de la part du gouvernement face à la souffrance des Oromos a aliéné les politiciens de la communauté. La région entière vient de se remettre d’un an et demi de manifestations antigouvernementales dans lesquelles 1000 personnes ont été tuées par les forces de sécurité. (…) Ce que le conflit fait, c’est augmenter la méfiance entre les partis politiques des différentes régions ethniques qui composent la coalition au pouvoir. Cette méfiance peut-être une menace au principe même du fédéralisme » [15].
Le quotidien washingtonien estime à 150 000 le nombre de déplacés oromos du fait de ces affrontements communautaires sans précédent. Ce chiffre paraît très élevé. Pour être vraisemblable, il doit comprendre dans son estimation les 90 000 Oromos qui auraient fuit la Somaliland, pays riverain de l’Éthiopie.

Le fédéralisme remis en question ?
Abadula Gemeda s’est exprimé sur les ondes de l’Oromia Broadcasting Network, samedi 14 octobre dernier. Il affirmait que le mécontentement du peuple oromo a pour principale cause l’incapacité de l’Organisation démocratique du peuple oromo (OPDO), l’un des quatre partis qui forment la toute puissante coalition du Front démocratique révolutionnaire du peuple éthiopien (EPRDF) au pouvoir depuis 1991 en Éthiopie, à répondre aux attentes de sa population. « J’ai démissionné parce que mon peuple et mon parti ont été victimes d’un manque de respect. Cependant, je continuerai à lutter pour apporter le respect qui leur est dû et faire de mon mieux pour que le peuple oromo obtienne le respect de ses droits ».
Dans cette déclaration attendue, il dit vouloir retrouver sa place à la tête du parti qu’il a fondé, estimant que ceux qui tiennent les rênes de l’OPDO aujourd’hui se sont montrés incapables de répondre aux défis communautaires exprimés. On peut supposer que dans la foulée il convoitera également la gestion de la région. Il accable les représentants régionaux oromo de tous les maux de sa communauté… Manière subtile de se dédouaner d’avoir voté pour les pouvoirs élargis de l’état d’urgence et donc la répression à tout va. Abadula Gemeda, ne porte aucune dénonciation à l’encontre du TPFL… Il préfère faire porter le chapeau, aux siens, à l’OPDO.
Cette posture d’Abadula Gemeda, nous renseigne sur ses intentions.
La décision de quitter le perchoir - malgré son petit côté panache - peut avoir été prise avec l’assentiment, pour ne pas dire la connivence, de Haile Maryam Desalegn. Le gouvernement dans ce tour de "passe passe" récupère un interlocuteur fiable, un visage respecté de la communauté oromo, et un catalyseur pour réguler cette rage oromo. Abadula Gemeda, de retour à la tête de l’OPDO, aura beau rôle d’arracher des concessions "acceptables" du pouvoir central. L’image projetée à l’extérieur, de violences et de soulèvements qui secoue l’Ethiopie, impacte négativement les investissements directs étrangers, et détourne les touristes du pays. Cette possible théatralisation de la rupture avec le gouvernement d’Haile Maryam Desalegn, est une des dernières cartouches du régime pour sortir de ce tourmant... L’autre option, moins réjouissante, c’est que la « chienlit » s’installe durablement. Elle conduirait inéluctablement au morcellement du géant éthiopien en plusieurs petits États ethnolinguistiques…

Assefa Fiseha, chercheur à l’Université d’Addis-Abeba, interrogé par le Washington Post, semble poser la question de l’absence de leadership en Éthiopie. « Aucun pays en bonne santé ne permet un déplacement de masse de cette ampleur en présence d’un gouvernement compétent ».
Haile Maryam Desalegn est-il, encore le mieux placé, pour poursuivre l’œuvre de Meles Zenawi ?

La pomme de la discorde a-t-elle pour origine un système politique qui exacerbe les différends entre les composantes des peuples d’Éthiopie ? Un rapport interparlementaire sénatorial français a évalué « la capacité du modèle fédéral éthiopien à résoudre les conflits de sa mosaïque ethnique » [16]. Les rapporteurs considèrent que ces « frictions (…) résultant des deux mouvements antagonistes et concurrents, entre la construction d’un modèle étatique et d’une identité nationale unifiés et la nécessité de la reconnaissance des différences ethnolinguistiques. Les fractures qui apparaissent résultent en large partie de la difficulté de respecter le contrat implicite qui concilie développement économique et acceptation de la domination du pouvoir central et de ceux qui en détiennent les ressorts.
Les conflits qui naissent entre le centre et la périphérie mêlent revendications des droits culturels des ethnies à celles de l’égalité économique ».

Pour ces sénateurs français, « la réussite du fédéralisme éthiopien, que résume la formule « gérer l’unité dans la diversité », dépend de la résolution de ces tensions et passe par une évolution significative de la gouvernance éthiopienne faute de quoi elle ne sera qu’une substitution des maîtres ».

Mahdi A.


[1La Chambre des représentants des peuples est l’organe législatif suprême de l’Etat. Ses membres sont élus pour un mandat de cinq ans au suffrage universel direct et secret. La Chambre des représentants des peuples a le pouvoir de légiférer sur toutes les affaires attribuées par la Constitution à la compétence fédérale, mais également le pouvoir de contrôler le pouvoir exécutif et, éventuellement, de le changer.

[4« Fuel on the Fire », Human Right Watch.

[5L’état d’urgence a duré du 9 octobre 2016 au 4 août 2017.

[9idem.

[10idem.

[12Force créée en 2008, en réponse à l’attaque en 2007 par l’Ogaden national libération front (ONLF) d’une exploitation énergétique qui avait entraîné la mort de 74 ingénieurs chinois et militaires éthiopiens.

[14Expert en ethnicité et identité à l’université d’Addis Abeba.

[16« Le fédéralisme ethnolinguistique en Éthiopie », rapport parlementaire du Sénat, avril 2016.

 
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