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À Djibouti, un accident d’avion cause trois morts
par Mahdi A., août 2017 (Human Village 30).
 

A 9h ce matin du 2 août, un avion militaire de type Cessna 206 [1] s’est crashé à l’aéroport international de Djibouti. Parmi les victimes figurent, selon le communiqué du ministère de la Défense le plus haut gradé de l’armée de l’Air, « le colonel Ibrahim Abdillahi Guelleh pilote depuis maintenant 40 ans avec 5000 h de vol. Un pilote chevronné » ainsi que deux stagiaires, « Hodan Ahmed Youssouf et Ilham Mohamed Ibrahim, recrutés récemment pour effectuer leur cursus de pilotage à l’étranger ».

L’accident s’est produit au décollage. Pour le moment même si les causes de l’accident sont incertaines, non confirmées par des enquêteurs, le communiqué des autorités militaires semble indiquer qu’« un problème technique qui causa une perte de puissance au moment du décollage » pourrait-être à l’origine de ce malheur qui a endeuillé les forces militaires, mais également l’ensemble de la nation.
Pour rappel ce n’est pas la première fois que des avions militaires s’écrasent à Djibouti. Selon le Washington Post, depuis janvier 2011 au moins 5 drones américains MQ-1 Predator [2] s’y seraient crashés. Suite à ces différends accidents ils ont été déplacés au niveau de la base aérienne Chebelley, située à dix kilomètres de l’aéroport de Djibouti.

Que sait-on sur l’armée de l’Air
Un rapport parlementaire français [3] nous apprend que l’armée de l’Air djiboutienne compte « 140 hommes qui disposent d’une unique base située à djibouti Ambouli. Elle possède une quinzaine d’aéronefs dont deux hélicoptères MI-35 aptes à l’emport d’armement. Elle est capable d’effectuer du transport léger et des évacuations sanitaires. Djibouti compte sur la France pour la protection de son espace aérien, conformément à l’accord de défense ».
Le même rapport de 2013, ne mâche pas ses mots, lorsqu’il formule son appréciation sur le format et la stratégie militaires de notre armée. Il semble recommander un aggiornamento, l’établissement d’un livre blanc afin de mettre en adéquation nos forces militaires avec les dangers, les réalités de ce nouveau millénaire : « Le commandement djiboutien, en place depuis vingt ans, reste attaché au maintien d’une armée d’effectifs et d’équipements, destinée prioritairement à garder les frontières ce qui ne correspond plus forcément à la situation internationale et à l’évolution des menaces. Les efforts de la coopération structurelle se heurtent à cette conception quelque peu obsolète et ne donnent pas toujours les résultats espérés ». Enfin, à croire le rapport parlementaire, « l’armée dispose d’un parc de matériel en état de marche, mais vétuste et mal entretenu ».

Cela nous amène à nous demander s’il ne serait pas prudent que les différents appareils de l’armée aérienne soient maintenus au sol en attendant les conclusions de l’enquête technique, afin de tirer de l’événement de ce matin des enseignements susceptibles de prévenir de futurs accidents…

Mahdi A.


[1Voir en ligne une description de ce modèle.

[3Voir en ligne l’avis de la commission de la défense de l’Assemblée nationale du 16 avril 2013 sur le projet de loi autorisant la ratification du traité de coopération en matière de défense entre la République française et la République de Djibouti.

 
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