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Ali Moussa Iye, Le Verdict de l’arbre. Le xeer issa : essai sur une démocratie endogène africaine, Achères, Dagan, 2014, 334 p.

Ali Moussa Iye publie une édition remaniée de l’ouvrage publié à compte d’auteur en 1990 [1], tiré de sa thèse de science politique soutenue en 1988 [2]. Ce travail d’anthropologie politique, qui se présente comme « pionnier » (p. 15, 17), est divisé en deux parties principales. Après une brève introduction, les chapitres 1 à 4 (p. 25 à 121) proposent une histoire du peuplement, en particulier somali, de la Corne de l’Afrique. Les chapitres 5 à 8 (p. 125 à 236) décrivent un ensemble de règles ou maximes et de pratiques, envisagées comme un ensemble juridique pénal et politique sous le nom de xeer. Le chapitre 9 présente l’institution de l’ugaas. Le chapitre 10 et un lexique constituent une sorte d’annexe documentaire, avant une conclusion suivie de quelques notes qui font office de bibliographie sans avoir été actualisées [3].
Cette publication est l’occasion de proposer un point sur les études en sciences sociales portant sur les habitants du territoire djiboutien et des espaces limitrophes, depuis trente ans.

Le peuplement de la Corne
La première partie sur le peuplement de la Corne, périphérique au sujet, néglige de nombreux travaux antérieurs sur les questions d’identités, de migrations et de peuplement [4] ainsi que l’importante littérature empirique et théorique plus récente sur le sujet [5]. Ce champ d’étude a été profondément renouvelé ces trente dernières années par les travaux des préhistoriens [6] et des historiens des périodes médiévale [7] et contemporaine [8]. Ces travaux montrent l’ancienneté d’un peuplement, inséré dans une vaste aire culturelle qui s’étend au moins du Soudan à l‘Arabie méridionale. Les circulations sont nombreuses dans cet espace, mais nous n’observons que leurs effets. Il reste le plus souvent impossible aujourd’hui de quantifier ces mouvements, leurs conditions et leurs impacts concrets sur les habitants. Ont-ils été repoussés, dominés, acculturés ? Les groupes de pasteurs transhumants ne sont pas étanches à la circulation des individus qui peuvent changer de groupe, et donc d’appartenance, par des intermariages, des acculturations [9] et des trajectoires individuelles ou collectives [10].
Si Ali Moussa Iye conteste, à juste titre, « la réalité biologique de la généalogie ou la primauté des liens de sang dans la formation de la confédération tribale des Issas » (p. 11) et dénonce des « hypothèses qui ont du mal à se détacher des préjugés raciaux » (p. 49), il produit ensuite des analyses contradictoires. Il utilise ainsi une catégorie linguistique comme marqueur anthropologique en qualifiant les habitants actuels de la Corne de l’Afrique de « couchitiques » [11] et affirme que « l’appartenance à un même groupe linguistique constitue une preuve irréfutable de l’appartenance à une même origine lointaine » (p. 78).
Or la circulation linguistique connaît plusieurs moyens, dont des formes variées de domination ou d’acculturation, les mariages… De plus, outre que « couchitique » désigne une construction théorique élaborée par des linguistes qui ne permet pas de définir des personnes mais au mieux de caractériser des locuteurs, la notion est reconsidérée par les linguistes eux-mêmes [12]. Par ailleurs, les pratiques linguistiques continuent bien sûr d’évoluer dans la région, même sans mouvement de population, comme l’extension méridionale du somali au début du XXᵉ siècle [13] ou la différentiation en cours entre l’oromo et le somali.
Ali Moussa Iye identifie aussi une continuité des habitants du littoral de la Corne en se référant à des notions qui n’ont biologiquement aucune signification [14], comme une description de phénotypes ou des « mélanges », et portent finalement une conception raciale des identités [15].

Ali Moussa Iye rejette les propositions d’Enrico Cerulli ou Ioan M. Lewis [16] sur le peuplement de la Corne et s’appuie sur une étude linguistique d’Herbert Lewis publiée en 1966 [17]. Cet auteur estime que l’usage de la langue somalie s’est déplacé et étendu depuis le sud de l’Éthiopie actuelle [18] jusqu’au nord de la Somalie actuelle, en se différenciant progressivement de l’afar puis de l’oromo. Étrangement, Ali Moussa Iye y voit un argument en faveur de « la continuité historique » du peuplement somali actuel depuis l’Antiquité (p. 73). Il se situe par ailleurs dans la continuité des « études somalies » initiées par I.M. Lewis en estimant que « toute l’organisation sociale et politique des Somalis repose sur la notion de clan » (p. 103). La tragédie que connaît la Somalie depuis la fin des années 1980, et l’incapacité de ces outils analytiques à l’expliquer, ont pourtant conduit les chercheurs à banaliser la société somalie en critiquant, voire en rejetant, ce « paradigme du clan » [19].

Le xeer issa
Le deuxième partie de l’ouvrage est la présentation d’un ensemble de règles et de pratiques qu’Ali Moussa Iye regroupe sous le nom de « xeer issa ». Il a recueilli, confronté, filtré et trié des textes auprès d’informateurs pasteurs durant cinq ans dans les années 1980 (p. 16). Il tire de ce travail d’élaboration un corpus d’une quinzaine de maximes (principalement dans le chapitre 6), puis détaille un droit pénal de réconciliation et les modalités pratiques des compensations pratiquées en cas d’atteintes aux biens ou aux personnes, et des éléments de droit civil comme l’héritage, le mariage, les droits des femmes… (chapitre 7). Il présente de nombreux éléments descriptifs précis, comme un tableau d’équivalence de la valeur des handicaps (p. 173) ou des différents animaux utilisés comme paiement (p. 183).
Ali Moussa Iye présente cet ensemble de textes et de pratiques comme ayant été composé et défini vers la fin du XVIe siècle, et maintenu inchangé depuis par une chaîne de transmission orale. Au-delà du débat sur la datation de ces textes, les études sur l’utilisation des sources orales [20] montrent qu’elles nous informent d’abord sur la société au sein de laquelle elles sont recueillies. Un travail critique est ensuite nécessaire pour remonter le fil de la diachronie et essayer de suivre les évolutions du texte et de ses enjeux dans le temps. Ali Moussa Iye fait remonter la création de ce texte à un moment politique fondateur des Issas, et estime que « le Xeer Issa […] n’est rien d’autre que [l]e contrat qui est à la base de cette union des “tribus” » (p. 147). Il est frappant de constater la ressemblance formelle entre cette proposition et l’élaboration dans les années 1960 à 1990 en Afrique de l’Ouest de plusieurs textes issus de recueils de traditions orales [21]. Ali Moussa Iye – qui travaille pour l’Unesco qui a inscrit une version malienne de ces textes au Patrimoine culturel immatériel de l’humanité en 2009 sous le nom de « Charte du Mandén » [22] – revendique d’ailleurs un lien entre ces productions [23]. L’analyse du processus d’Afrique de l’Ouest par l’anthropologue Jean-Loup Amselle [24] montre qu’il s’agit d’une construction contemporaine anachronique, inspirée par une idéologie afrocentriste [25], dont l’historicité n’est pas démontrée mais dont l’utilisation est légitimée par une situation précise qui lui donne du sens. Les mêmes réserves s’appliquent probablement au xeer.
Cette tentation d’écrire une histoire immobile, qui revient à négliger l’historicité d’une société africaine et reproduit finalement une vision coloniale [26], se remarque à plusieurs passages de l’ouvrage. Par exemple, Ali Moussa Iye propose une liste de 19 ugaas [27], qu’il présente comme celle « retenue par la mémoire collective » mais qui « prête encore aujourd’hui à controverse » (p. 246). Au lieu d’expliquer les enjeux actuels ou passés portés par les variations, il présente finalement une liste non située et sans signification.
Cette faiblesse de l’appareil critique et de la mise en perpective parcourt l’ouvrage. Par exemple, il explique qu’une femme ne peut pas posséder de bétail et ne participe pas à l’héritage (p. 190), mais que le viol d’une « belle-mère » ne fait l’objet que d’une compensation symbolique de crainte que les femmes de cette catégorie ne profèrent des accusations infondées afin d’agrandir leur troupeau (p. 194). La description des groupes constituant le gandé (p. 224) ne reprend pas les mêmes catégories que le tableau (p. 128) présenté comme la référence des « clans » et « tribus » (p. 216), etc.
Ali Moussa Iye présente cet ensemble de maximes et de pratiques comme fondant une « démocratie pastorale » où tous les groupes issas, en tout cas les hommes, sont représentés (p. 215). L’anthropologue Günther Schlee en propose une autre lecture. Il décrit le xeer comme une alliance contractuelle – qui remplace parfois un autre modèle, le tol – dans une situation où « pour pouvoir défendre ses droits et ses torts il faut donc être fort, et la force dépend du nombre des membres du groupe et de leur cohésion ». Il s’agirait en fait, non d’un droit, mais d’une application de la loi du plus fort, d’un « système [qui] donne la liberté […] à ceux qui sont suffisamment puissants […] de s’attaquer à d’autres en toute impunité. Pour ce qui est de l’égalité, il ne reconnaît que celle des forces en présence » [28].

Des éléments utiles, pour quel projet ?
En dehors de la partie historique, dépassée par les recherches menées ces dernières décennies, la partie centrale de l’ouvrage d’Ali Moussa Iye sur le corpus et les pratiques juridiques des Issas apporte des éléments ethnographiques sur cette société au XXᵉ siècle. Ils sont utiles en particulier dans un contexte de grande pénurie documentaire sur ce groupe social. Ils nous informent concrètement sur des pratiques, en particulier de gestion des conflits mais aussi patrimoniales, et leurs représentations. Cependant, la faiblesse de l’appareil critique et de l’analyse historique, conjuguée à une approche trop essentialiste, limite en grande partie l’intérêt scientifique de l’ouvrage à cet aspect descriptif.
Mais son auteur portait aussi un autre projet, celui de « sortir des questions purement théoriques entre universitaires et d’inscrire cette étude dans le débat politique et sociétal sur la recherche de nouveaux modèles d’organisation socio-politique et de gouvernance pour une Afrique en rupture avec les dogmes et les théories politiques héritées de la colonisation » (p. 316). C’est à cette fin qu’il présente « des préceptes politico-philosophiques qui peuvent être exploités dans la recherche actuelle de systèmes endogènes de résolution des conflits et de gouvernance démocratique » (p. 321). Ce sont alors les citoyens qui seraient appelés à juger de l’intérêt et la pertinence de ces propositions, et à tirer éventuellement des conclusions pratiques de ce projet.

Simon Imbert-Vier, Institut des mondes africains (IMAF)

Voir en ligne une réponse d’Ali Moussa Iye.

[1Ali Moussa Iye [1990], Le verdict de l’arbre (Go’aan kii geedka). Le xeer issa. Etude d’une « démocratie pastorale », Dubaï, 360 p. Cet ouvrage a obtenu en 1993 le prix Albert Bernard de l’Académie des sciences d’outre-mer.

[2Ali Moussa Iye, Le Pouvoir du verbe et la force de la loi : étude du « Xeer », contrat socio-politique des pasteurs Issa, thèse de science politique sous la direction de François d’Arcy, université de Grenoble 2, 1988.

[3Seuls deux textes de l’auteur et un ouvrage de J.G. Bidima ont été ajoutés. Une quarantaine des 107 notes ne référencent que des publications de sources ou des ouvrages historiques anciens, et très peu de publications théoriques sont apportées en soutien. Par exemple, l’auteur évoque une polémique née de la première édition, sans mentionner aucune référence (p. 11 et 13) ; il évoque les « questionnements sur les modèles dominants de droit, de gouvernance et de démocratie » (p. 13) sans en indiquer aucun ; il écrit : « nous ne pouvons que renvoyer aux nombreuses analyses faites sur d’autres système patriarcaux pour plus de détails » (p. 187), sans en citer aucune ; etc.

[4Par exemple l’ouvrage dirigé par Fredrik Barth, Ethnic Groups and Boundaries : the social organization of culture difference (Oslo, 1969, 153 p.), ou celui dirigé par Igor Kopytoff, The African Frontier : the Reproduction of Traditional African Society (Bloomington, Indiana University Press, 1987, 288 p.), qui comprend en outre un article de Lee Cassanelli, « Social Construction of the Somali Frontier : Bantu Former Slave Communities in the Nineteeth Century » (p. 216-238), en lien direct avec le sujet. Voir aussi Cassanelli (Lee V.), The shapping of Somali Society. Reconstructing the history of a pastoral people, 1600-1900, Philadelphia, University of Pennsylvania Press, 1982, 312 p.

[5Pour une synthèse, Bayart (Jean-François), L’illusion identitaire, Paris, Fayard, 1996, 307 p. ; Amin Maalouf, Les identités meurtrières, Paris, Grasset, 1998 (rééd. Livre de Poche 2001), 189 p.

[6Gutherz (Xavier), Jousseaume (Roger), Amblard (Sylvie), Guedda Mohamed, « Le site ďAsa Koma (République de Djibouti) et les premiers producteurs dans la Corne de l’Afrique », Journal des africanistes, t. 66, f. 1-2, 1996, p. 255-298 voir en ligne ; Cauliez (Jessie), Gutherz (Xavier), Pène (Jean-Michel), « Première caractérisation des faciès céramiques néolithiques de la région du Gobaad en République de Djibouti. Les sites d’Hara-Idé 2 et d’Asa-Koma (As-Eyla, district de Dikhil) », L’anthropologie, n° 112, 2008, p. 691-715 voir en ligne.

[7Fauvelle (François-Xavier), Hirsch (Bertrand), Bernard (R.), Champagne (F.), « Le port de Zeyla et son arrière-pays au Moyen Âge : investigations archéologiques et retour aux sources écrites », Espaces musulmans de la Corne de l’Afrique au Moyen Âge, Paris, De Boccard-CFEE, 2011, p. 28-74 ; Chekroun (Amélie), Le Futuh al-Habaša : Écriture de l’histoire, guerre et société dans le Bar Sa’ad ad-din (Éthiopie, XVIe siècle), thèse d’histoire sous la direction de Bertrand Hirsch, université Paris I, 2013, 482 p. ; Mohamed Hassen, The Oromo of Ethiopia, A History 1570-1860, New Jersey, Red Sea Press, 1994 (1re éd. 1990, Cambridge UP), XVIII + 253 p.

[8Ahmed Hassen Omer, Islam, commerce et politique dans l’Ifat (Ethiopie centrale) au XIXᵉ siècle : l’émergence d’une ville carrefour, Aleyyu Amba, thèse d’histoire sous la direction de Bertrand Hirsch, Paris I, 2007, 2 vol. ; Aramis Houmed Soulé, Deux vies dans l’histoire de la Corne de l’Afrique : Mahamad Hanfare (1861-1902) et Ali Mirah Hanfare (1944), Sultans afars, Addis Abeba, CFEE, Études éthiopiennes n° 2, 2005 (2e éd. 2011), 137 p. ; Simon Imbert-Vier, Tracer des frontières à Djibouti. Des territoires et des hommes aux XIXᵉ et XXᵉ siècles, Paris, Karthala, 2011, 480 p. ; Amina Saïd Chire, Le nomade et la ville à Djibouti. Stratégies d’insertion urbaine et production de territoire, Paris, Karthala, 2012, 261 p. ; Samson A. Bezabeh, Subjects of Empires/Citizens of States. Yemenis in Djibouti and Ethiopia, Le Caire, The American University in Cairo Press, 2016, 272 p. ; Jolly (Laurent), Le tirailleur somali : le métier des armes instrumentalisé (début XXᵉ siècle - fin des années 60), thèse d’histoire sous la direction de Christian Thibon, université de Pau et des Pays de l’Adour, 2013, 365 p.

[9Morin (Didier), Dictionnaire historique afar (1288-1982), Paris, Karthala, 2004, 303 p., décrit des acculturations entre locuteurs du somali et de l’afar (par exemple sv « Somali », p. 247).

[10Imbert-Vier (Simon), « Afars, Issas… and Djiboutians : Toward a History of Denominations », Northeast African Studies, vol. 13, n° 2, 2013, p. 123–150, voir en ligne.

[11« Les populations de la Corne de l’Afrique font pour la plupart partie de l’ensemble couchitique du Sud. […] Ce sont les plus anciens occupants connus de l’Est-africain » (p. 45).

[12Tosco (Mauro), « Coushitic Overview », Journal of Ethiopian Studies, vol. XXXIII, n° 2, 2000, p. 87-121, voir en ligne.

[13Cassanelli (Lee V.), « Social Construction of the Somali Frontier : Bantu Former Slave Communities in the Nineteeth Century », op. cit.

[14« Les couchitiques se distinguent des autres groupes de populations africaines par leurs caractéristiques morphologiques. Malgré les variations dues aux mélanges inévitables dans cette région de contact, les couchitiques ont en règle générale des traits plus fins que ceux des autres populations noires. Les cheveux sont moins crépus et laineux et en général ondulés et frisés. La couleur de peau est moins foncée et présente des “reflets” cuivrés souvent » (p. 45).

[15Voir Amselle (Jean-Loup), Logiques métisses. Anthropologie de l’identité en Afrique et ailleurs, Paris, Payot, « Petite bibliothèque Payot », 3e édition, 2010 (1re edition en 1990), en particulier la « Préface à la 3e édition (2009) », p. 9-20.

[16Kapteijns (Lidwien), « I. M. Lewis and Somali Clanship : A Critique », Northeast African Studies, vol. 11, n° 1, 2010, p. 1-23, voir en ligne, propose une histoire critique de la production des travaux d’I. M. Lewis sur les Somalis.

[17Lewis (Herbert S.), « The Origins of the Galla and Somali », The Journal of African History, vol. VII, n° 1, 1966, p. 27-46, voir en ligne.

[18« The homeland of the Eastern-Cushitic-speaking peoples must have been in southern Ethiopia-northern Kenya » (HS Lewis, ibid., p. 38).

[19Hoehne (Markus), Luling (Virginia), éd., Milk and Peace, Drought and War. Somali culture, society and politics, London, Hurst and Company, 2010, 437 p. ; Kapteijns (Lidwien), « I. M. Lewis and Somali Clanship : A Critique » art. cit. Plus généralement, les propositions de l’anthropologie sociale britannique sur les « sociétés segmentaires », incarnée par Edward Evans-Prichard qui fut le professeur d’I.M. Lewis, sont reconsidérées depuis les années 1970. Voir par exemple Djama (Marcel), « Trajectoire du pouvoir en pays somali », Cahiers d’études africaines, n° 146, 1997, p. 403-428, voir en ligne.

[20Depuis Vansina (Jan), De la tradition orale, essai de méthode historique, Tervuren, Musée royal de l’Afrique centrale, « Annales Sciences humaines », n° 16, 1961, 179 p. jusqu’à Gayibor (Nicoué), Juhé Beaulaton (Dominique), Gomgnimbou (Moustapha) (dir.), L’écriture de l’histoire en Afrique. L’oralité toujours en question, Paris Karthala, 2013, 456 p.

[21« Sunjata ou l’épopée mandingue », « Charte de Kurukanfuga », « Serment des Chasseurs » renommé « Charte du Mandé »…

[22Voir sur le site de l’Unesco.

[23Ali Moussa Iye, « Traditions philosophiques africaines et construction d’un nouvel humanisme », blog en ligne, publié le 19 janvier 2014, consulté le 4 mai 2016 ; « En aparté : Ali Moussa Iyé », Human Village, n° 12, juin 2010.

[24Amselle (Jean-Loup), « L’Afrique a-t-elle “inventé” les droits de l’homme ? », Syllabus Review, vol. 2, n° 3, 2011, p. 446-463.

[25Fauvelle-Aymar (François-Xavier), Chrétien (Jean-Pierre), Perrot (Claude-Hélène), dir., Afrocentrismes. L’histoire des Africains entre Égypte et Amérique, Paris, Karthala, 2000, 406 p.

[26Cette vision portait aussi le « discours de Dakar » de Nicolas Sarkozy en 2007. Pour une critique, voir Adame Ba Konaré (dir.), Petit précis de remise à niveau sur l’histoire africaine à l’usage du président Sarkozy, Paris, La Découverte, 2008, 362 p. ; Jean-Pierre Chrétien (dir.), L’Afrique de Sarkozy. Un déni d’histoire, Karthala, Paris, 2008, 204 p.

[27Qu’il désigne sous le nom de « roi » après avoir justement dénoncé l’usage de ce terme, très connoté en français (p. 239).

[28Schlee (Günther), « Régularités dans le Chaos. Traits récurrents dans l’organisation politico-religieuse et militaire des Somali », L’Homme, n° 161, 2002, p. 17-49, voir en ligne, cit. p. 27.

 
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