Mercredi 7 janvier dans la matinée, deux hommes qui ne se connaissaient pas – l’un djiboutien, l’autre français – ont décidé de mettre fin à leur jours pratiquement au même moment en s’immolant par le feu.
Le premier est passé à l’acte en centre ville, à la vue de tous, sur le trottoir qui fait face au tribunal, à 9h du matin, heure de grande affluence.
L’autre, de nationalité française, se serait immolé à son domicile aux abords de la cité Dawaleh. La maison était alors vide à part un gardien. Il aurait semble-t-il attendu de se retrouver presque seul à la maison après le départ de ses proches. Sa compagne était partie une heure plus tôt accompagner leur enfant à l’école avant de rejoindre son travail aux FFDJ où elle apprit la terrible nouvelle.
Ces deux personnes sont malheureusement décédées des suites de leurs blessures.
Peu d’éléments permettent d’expliquer ces tragédies, et d’ailleurs il ne nous appartient pas de spéculer sur les raisons qui ont pu pousser ces personnes à mettre fin à leurs jours de la manière la plus douloureuse qui soit. Eu égard au respect de l’intimité de leur famille et du deuil de leurs proches, nous préférons ne pas commenter les informations qui circulent actuellement sur les réseaux.
Cependant, concernant la santé mentale, ne serait-il pas temps de se donner les moyens d’apporter une réponse sanitaire de qualité et adaptée aux souffrances de nos compatriotes ? Comment et où trouver les financements nécessaires au traitement de ces maux à la hauteur du challenge ainsi posé à notre société ? Nous proposons d’appliquer simplement le principe du pollueur-payeur avec une nouvelle taxe sur les importations de khat.
Mahdi A.