En me promenant le long de la plage de la Siesta ce matin, j’ai constaté la présence de tonnes de déchets en plastique (bouteilles, sacs, bidons…) déversés au fil des années. Ils se trouvent derrière le petit talus sur lequel reposaient les rails de l’ancien chemin de fer, à 50 mètres à peine de la plage et de son sable fin. Des déchets en tous genres y sont cachés, attendant que quelqu’un vienne s’en soucier… Un paysage pour le moins déplaisant pour l’œil, sans compter l’odeur qui s’en dégage, puisque le lieu sert aussi de toilettes publiques pour certains des utilisateurs des eaux bleu azur de la Siesta.
Cette décharge sauvage en plein centre ville longe le mur d’enceinte de l’école normale, de l’école primaire de la République, de la cathédrale, et se situe à moins de 300 ou 400 mètres des bureaux de la commune de Ras Dika… C’est à peine croyable !
Ces ordures sont en quantité tellement importante que les retirer demandera un travail considérable. Il faudra mobiliser de nombreuses personnes, des camions, voire un engin lourd pour déblayer le terrain et arracher les détritus qui semblent dorénavant figés au sol comme par du ciment sous l’effet conjugué du temps, de la pluie et du soleil.
Que dire si ce n’est que nous, les Djiboutiennes et les Djiboutiens, nous ne respectons pas notre environnement et nous habituons tristement à vivre dans un cadre envahi par les poubelles… Quelle autre conclusion tirer de cette situation ?
Saluons cependant l’action de nombreuses associations environnementales, y compris les gardes-côtes, qui nettoient les plages lorsqu’elles sont recouvertes par des déchets venus de la mer, apportés par les grandes marées. Sans les efforts de ces personnes dévouées et engagées pour le bien commun, la situation serait encore plus sinistre, « visible au grand jour » et non cachée sous le tapis.
Des panneaux ont été installés ces derniers mois pour vanter l’embellissement de la plage. Malheureusement, les services de la voirie de la ville (OVD) n’ont apparemment pas eu le temps, ces dernières années, de jeter un œil derrière le petit talus de l’ancienne ligne de chemin fer, face à la plage bordée par des eaux turquoise. En effet le paysage y est tout autre, pour ne pas dire effrayant. Comme dit l’adage, il n’est jamais trop tard pour bien faire !
Mahdi A.
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