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Conférence est-africaine sur l’environnement
 

La conférence régionale sur les risques et les opportunités environnementales a été le coup d’envoi d’une mobilisation régionale sur la question environnementale. Du 2 au 4 mai 2015, le ministère de l’Enseignement supérieur et de la Recherche et celui de l’Environnement se sont associés à des institutions universitaires et des agences de recherche pour organiser une rencontre avec des centaines d’experts internationaux, soutenue par l’IGAD, la Banque mondiale, le réseau régional pour l’environnement de la Corne d’Afrique, la commission économique des Nations-Unies pour l’Afrique et l’Institut pour le climat et l’énergie de l’université américaine de Yale.
La mise en place d’un Observatoire sur les effets du changement climatique a été décidée. Cet observatoire, basé au Centre d’études et de recherche de Djibouti (CERD), permettra aux scientifiques d’échanger des informations et de proposer des solutions aux risques induits par les changements climatiques. En outre, il devra permettre de mesurer, améliorer et communiquer les fonctions des systèmes écologiques liées à la résilience et à la durabilité.

Les travaux du sommet international sur les risques et opportunités environnementaux ont démarré samedi 2 mai au Kempinski. Cette rencontre réunissait les ministres en charge de l’environnement des pays d’Afrique de l’Est, des opérateurs économiques de la région et des représentants des institutions internationales universitaires et de recherche engagées dans la question du dérèglement climatique. Elle visait à dégager des stratégies régionales pour faire face aux changements climatiques et aux risques environnementaux avec des solutions pérennes et rentables.
Du 2 au 4 mai, les participants se sont penchés sur diverses thématiques : la résilience, les énergies renouvelables, la transformation des déchets, la gestion des écosystèmes marins et des technologies de la santé publique, etc. Les chercheurs spécialisés dans le domaine de la protection de l’environnement ont engagé des réflexions communes sur les meilleurs moyens de faire émerger des solutions et des propositions innovantes et réalistes visant à atténuer l’impact du changement climatique et trouver des stratégies d’exploitation des potentialités et des ressources de l’environnement.
Dans son discours d’ouverture, le président djiboutien, Ismail Omar Guelleh, a appelé les chercheurs, scientifiques, experts et décideurs politiques à définir les meilleures approches d’évaluation et d’action sur les risques environnementaux dans la région. L’environnement est une donnée transversale et transnationale, qui demande des politiques transversales, transnationales et interdisciplinaires à la hauteur de l’enjeu, dans une nécessaire mobilisation régionale, voire continentale. Djibouti se propose de devenir un point de convergence et de ralliement pour faire aboutir ce formidable challenge. « Le présent forum ambitionne d’être le point de départ de cette longue marche où, scientifiques, dirigeants politiques sociétés civiles, secteur privé cheminent côte à côte pour éviter les risques et saisir les opportunités », a conclu Ismail Omar Guelleh. Il faut aussi retenir le souhait de notre pays de reconduire chaque année cette conférence avec l’appui de la communauté internationale.

Djibouti n’est pas en retard sur ces questions, avec un plan national d’adaptation au changement climatique dans le cadre duquel plusieurs projets sont en train d’être mis en œuvre grâce au soutien du Fond mondial pour l’environnement. Une stratégie nationale sur le changement climatique, dont l’objectif est d’évaluer les nécessaires adaptation du pays, est en cours d’élaboration. Une importante campagne de sensibilisation axée sur le changement climatique et le réchauffement de la planète sera lancée prochainement à Djibouti.
L’Observatoire qui sera financé par les pays de l’Afrique de l’Est et des organismes comme le Programme des Nations-unies pour l’environnement (PNUE), permettra de suivre précisément les évolutions et les développements du changement climatique tout en mettant en lien les institutions et les hommes dédiés à la thématique.

Le sommet de Djibouti se situe dans la perspective deux grands événements : la réunion des Nations-unies sur les OMD en septembre 2015 à New York, et la COP 21 sur les changements climatiques au mois de décembre à Paris. La COP21 sera une formidable occasion pour l’Afrique, et Djibouti en particulier, de défendre un modèle d’approche particulier sur la question de l’environnement. Au-delà des signatures de conventions et l’élaboration de programmes d’atténuation et d’adaptation, les schémas et les stratégies qui seront présentée devront faire ressortir de véritables idées innovantes et réalistes, adaptées aux problèmes et risques prévisibles.
L’Afrique doit aussi exiger que les paroles soient suivies d’actes et que les pays du Nord, qui sont les plus grands pollueurs, prennent leurs responsabilités.

Mohamed Ahmed Saleh

 
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