Human Village - information autrement
 
Ils / elles ont dit… à propos de la route
par Mahdi A., décembre 2008 (Human Village 3-4).
 

Moumina Djama Guedid, 24 ans, 5 enfants, vendeuse de khat
Depuis l’arrêt de l’exportation du sel du Lac Assal en 2003, la situation économique était pour nous catastrophique. Cette route est véritable une aubaine pour toute la région. Ici on vit tous un peu de la route d’une manière ou d’une autre. Nous avions des problèmes récurrents pour nous procurer de l’eau. Depuis que Colas est là, le problème ne se pose plus : Sur tout le long de la route leur camion citerne remplit nos cuves mises le long de la route à cet effet. C’est une bénédiction surtout depuis cette vague de sécheresse qui nous frappe depuis 2001.

Kamil Moussa Atteyeh, 29 ans, marié, 2 enfants, employé de forage, Cosmezz
Je travaille sur l’un des deux forages du groupement Colas/Cosmezz depuis presque un ans. Ce poste que j’occupe est mon premier emploi. J’ai été formé sur site, tout en étant salarié de la société. Je suis très satisfait de ma situation. Aujourd’hui j’assume tout seul les charges de mon foyer. Je suis confiant pour l’avenir, je crois que cette expérience me sera utile, vous savez lorsque vous postulez et que vous nous dîtes que vous n’avez pas d’expérience professionnelle, ce n’est pas évident d’être recruté.

Ayan Abdallah Darar, 24 ans, célibataire, technicienne de laboratoire, Colas
Je suis assez fière de moi. Je suis dans un secteur auparavant réserve aux hommes. Maintenant touts les portes sont ouvertes aux femmes. Ce métier me plaît ! D’autant plus que c’est le premier que j’exerce. Alors oui, je suis vraiment heureuse que Wéa soit sur le tracé de la RN1. Cela m’a ouvert une opportunité professionnelle.

Hassan Said Waiss, 25 ans, célibataire, assistant comptable, Cozmezz
Une chance incroyable ; je suis bien évident content d’avoir eu cette opportunité d’emploi. Vous savez avant la route, il était quasi impossible de trouver du travail ici, il fallait se rendre à Djibouti-ville.

Hawa Waberi Warsama, 29 ans, célibataire, propriétaire d’un kiosque
Bien entendu que le commerce a évolué positivement. Auparavant comment vouliez vous que je fasse marcher mon commerce. Personne ne travaillait, nous vivions de la solidarité familiale de nos proches travaillant à Djibouti ville. Le marché était vraiment restreint, aujourd’hui l’argent ne coule pas à flot, mais mes clients perçoivent un salaire régulier. lis peuvent s’offrir davantage de choses. C’est une chance car pendant la période du sel, cela marchait aussi très fort, et tout s’est arrêté un jour subitement. Ma hantise maintenant c’est l’avenir. Quoi après la route ? De quoi vivrons-nous ?

Djama Robleh Odim, 47 ans, marié, 7 enfants, gardien, Colas
J’aime ce métier. J’ai les soins gratuits pour mes enfants et j’ai enfin un travail ici chez moi, sans à avoir à quitter ma famille pour me rendre en ville. Pourvu que cela dure.

Zahra Robleh Farah, 25 ans, célibataire, assistante de gestion chez Colas
Heureuse je suis évidemment ! Le poste me plaît et j’espère de tout cœur que la route ne va plus s’arrêter au Grand Bara. C’est toujours une aubaine pour les villes qu’elle traverse.

Miguilo Kayreh Atteyeh, 50 ans, veuve avec 6 enfants, vendeuse de khat,
Avant j’avais un troupeau qui permettait de faire vivre ma famille. Je l’ai perdu entre 2001 et 2006 à cause de la sécheresse. Je me suis reconvertie dans ce commerce afin d’assurer la subsistance de mon foyer. Mon fils aîné Mohamed, âgé de 20 ans travaille depuis le commencement des travaux pour Colas, et je peux vous assurer que grâce à Dieu, nous nous portions mieux.

Propos recueillis par Mahdi A.

 
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