Human Village - information autrement
 
Détentions en Éthiopie
décembre 2021 (Human Village 43).
 

Communiqué du 6 décembre 2021 [1]

Nous, l’Australie, le Canada, le Danemark, les Pays-Bas, le Royaume-Uni et les États-Unis, sommes profondément préoccupés par les récentes informations faisant état de la détention par le gouvernement éthiopien d’un grand nombre de citoyens éthiopiens sur la base de leur appartenance ethnique et sans qu’aucune charge ne soit retenue contre eux. L’annonce de l’état d’urgence par le gouvernement éthiopien le 2 novembre ne justifie pas la détention massive d’individus appartenant à certains groupes ethniques.

Des rapports de la Commission éthiopienne des droits de l’homme (EHRC) et d’Amnesty International décrivent des arrestations massives de personnes appartenant à l’ethnie tigréenne, notamment des prêtres orthodoxes, des personnes âgées et des mères avec enfants. Ces personnes sont arrêtées et détenues sans avoir été inculpées ni entendues par un tribunal et seraient détenues dans des conditions inhumaines. Nombre de ces actes constituent probablement des violations du droit international et doivent cesser immédiatement. Nous demandons instamment que des observateurs internationaux puissent les rencontrer sans entrave.

Nous réitérons notre vive inquiétude face aux abus et violations des droits de l’homme, tels que les violences sexuelles, identifiés dans le rapport d’enquête conjoint du haut-commissariat des Nations unies aux droits de l’homme et de la Commission européenne des droits de l’homme, et aux rapports faisant état d’atrocités commises par toutes les parties au conflit. Toutes les parties doivent se conformer à leurs obligations en vertu du droit humanitaire international, y compris celles concernant la protection des civils et du personnel humanitaire et médical.

Il est clair qu’il n’y a pas de solution militaire à ce conflit, et nous dénonçons toute violence contre les civils, passée, présente et future. Tous les acteurs armés doivent cesser les combats et les forces de défense érythréennes doivent se retirer d’Éthiopie. Nous réitérons notre appel à toutes les parties pour qu’elles saisissent l’occasion de négocier un cessez-le-feu durable sans conditions préalables. Fondamentalement, les Éthiopiens doivent mettre en place un processus politique inclusif et un consensus national par des moyens politiques et juridiques, et tous les responsables de violations des droits de l’homme doivent être tenus pour responsables.

Traduction Human Village avec l’aide de DeepL


We, Australia, Canada, Denmark, the Netherlands, the United Kingdom, and the United States, are profoundly concerned by recent reports of the Ethiopian government’s detention of large numbers of Ethiopian citizens on the basis of their ethnicity and without charge. The Ethiopian government’s announcement of a State of Emergency on November 2 is no justification for the mass detention of individuals from certain ethnic groups.

Reports by the Ethiopian Human Rights Commission (EHRC) and Amnesty International describe widespread arrests of ethnic Tigrayans, including Orthodox priests, older people, and mothers with children. Individuals are being arrested and detained without charges or a court hearing and are reportedly being held in inhumane conditions. Many of these acts likely constitute violations of international law and must cease immediately. We urge unhindered and timely access by international monitors.

We reiterate our grave concern at the human rights abuses and violations, such as those involving conflict related sexual violence, identified in the joint investigation report by the Office of the United Nations High Commissioner for Human Rights and the EHRC, and at ongoing reports of atrocities being committed by all parties to the conflicts. All parties must comply with their obligations under international humanitarian law, including those regarding the protection of civilians and humanitarian and medical personnel.

It is clear that there is no military solution to this conflict, and we denounce any and all violence against civilians, past, present and future. All armed actors should cease fighting and the Eritrean Defense Forces should withdraw from Ethiopia. We reiterate our call for all parties to seize the opportunity to negotiate a sustainable ceasefire without preconditions. Fundamentally, Ethiopians must build an inclusive political process and national consensus through political and legal means, and all those responsible for violations and abuses of human rights must be held accountable.


[1Voir en ligne « Joint Statement on Detentions in Ethiopia », Département d’État US.

 
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