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Inauguration des locaux du Groupe d’affaires France-Djibouti
novembre 2020 (Human Village 40).
 

En présence du ministre de l’Economie et des Finances, Ilyas M. Dawaleh, et de l’ambassadeur de France à Djibouti, Arnaud Guillois, le GAFD a inauguré son siège permanent, situé dans les locaux de l’Institut français de Djibouti, le 25 novembre 2020.
Lors de cette inauguration, les principaux intervenants ont prononcé un discours avant une séquence de questions/réponses avec le public. Cette séquence a permis au public de mieux connaitre et comprendre les missions du GAFD, les relations entretenues avec différentes institutions djiboutiennes et françaises, et a également permis à plusieurs jeunes entrepreneurs lauréats du Challenge des 1 000 (Sommet Afrique-France) de présenter leur projet et leur cheminement.

Discours des intervenants dans l’ordre de passage de la cérémonie

Kadra Douksieh , présidente du GAFD
Cette cérémonie d’inauguration du siège du GAFD tombe à pic, pendant la Semaine de l’entrepreneuriat.
Je remercie en mon nom personnel et au nom du GAFD le ministre de l’Economie et des Finances d’être des nôtres en cette agréable occasion. Et si je relate en quelques mots le parcours du GAFD, créé en novembre 2017, le Groupe d’affaires franco-djiboutien est un groupe d’échange d’entrepreneurs djiboutiens et français, ayant chacun pour ambition de mieux interagir ensemble et avec la France. Composé de vingt-sept membres, le groupe a vocation à accueillir de nouveaux entrepreneurs et de nouvelles ambitions.
Ainsi, à travers notre groupement, nous poursuivons essentiellement les objectifs suivants : être un lieu d’échange et de promotion avec diverses entités régionales, pour encourager l’intégration régionale de Djibouti ; réfléchir et proposer aux autorités nationales des pistes d’amélioration pour le secteur privé à Djibouti ; trouver plus facilement aussi des entreprises ou des partenaires en France ; promouvoir l’employabilité et promouvoir l’entrepreneuriat djiboutien.
Un mot sur nos réalisations majeures pendant les trois années d’existence du GAFD : le GAFD a reçu de nombreuses hautes personnalités et responsables actants djiboutiens et français dont plusieurs membres du gouvernement ainsi que le président de l’APZFD ou encore le gouverneur de la banque centrale. Une délégation du GAFD s’est également rendue à Paris en janvier 2019 au siège de Business France pour promouvoir Djibouti comme place commerciale prépondérante dans la région. Depuis juillet 2019, une bourse d’études est octroyée à une jeune djiboutienne issue d’une famille défavorisée et qui s’est illustrée parmi les meilleurs élèves de sa promotion. A ce jour, mademoiselle Sabirah poursuit ses études dans une école d’ingénieurs réputée à Brest. Enfin, le GAFD compte assurer à travers notre commission jeunesse et entrepreneuriat un encadrement et un suivi en faveur des jeunes djiboutiens dont les projets avaient été sélectionnés lors du Challenge des 1 000. Pour finir, ce siège que nous avons l’honneur d’inaugurer ce matin, doté d’un secrétariat permanent, renforcera la dynamique d’activité du Groupe d’Affaire franco-djiboutien qui ambitionne à terme d’amplifier ses actions, axées notamment sur la promotion du secteur privé.

Arnaud Guillois , ambassadeur de France à Djibouti et président d’honneur du GAFD
Monsieur le président du groupe d’amitié France-Djibouti, Dileita, nous fait l’honneur de sa présence et je le remercie pour le travail qu’il vient d’accomplir pour la paix et la stabilité au nom de l’Union africaine en Côte d’Ivoire.
Monsieur le ministre de l’Économie et des Finances, cher ami Ilyas, nous fait l’honneur de sa présence aujourd’hui,
Madame la présidente du GAFD, chère Kadra,
chers membres du bureau du GAFD,
chers membres du GAFD,
chers amis,
C’est évidemment avec grand plaisir que je vous accueille aujourd’hui à double titre : en tant qu’ambassadeur de France je suis toujours content quand un évènement se tient à l’Institut français de Djibouti, et puis naturellement, comme l’a dit notre présidente, en tant que Président d’honneur du groupe d’affaire, qui a été créé avant moi et après trois ans se porte bien.
Je crois que l’on est au cœur, Monsieur le ministre, de ce que la France et Djibouti peuvent faire ensemble : promouvoir l’esprit d’entrepreneuriat, promouvoir les échanges, promouvoir l’emploi, promouvoir une croissance inclusive, partagée, pérenne, sont au cœur de notre feuille de route conjointe. Le GAFD, c’est une trentaine de membres, avec de plus en plus de français et de djiboutiens qui veulent le rejoindre, ce qui est bien sûr un signe de bonne santé. Ce sont des groupes qui réunissent plusieurs milliers de salariés à Djibouti et qui représentent un chiffre d’affaire global de près d’un demi-milliard d’euros.
Le groupe est un lieu de débats, d’échanges tout d’abord, à la fois en franchise sur des sujets à la fois économiques que politiques ou commerciaux. C’est aussi un lieu de partenariat, nous en avons signé un certain nombre y compris avec le conseil des investisseurs français en Afrique. C’est un lieu d’action, comme le président vient de le dire : nous soutenons depuis un an une jeune boursière djiboutienne qui fait ses études en France et qui est appelée à un brillant avenir. Nous soutenons aussi depuis plusieurs mois dix entrepreneurs djiboutiens que je salue, qui sont venus avec des idées, avec des projets, et que le groupe dans sa globalité va soutenir, mentorer et appuyer, afin que demain ils contribuent à la croissance du pays.
Le GAFD, Monsieur le ministre, a été très présent pendant la crise COVID. Il a été présent sur un plan sanitaire, économique mais aussi solidaire : toutes les entreprises n’en n’ont pas fait une grande publicité mais je dois vous dire que nombre d’entre elles ont contribué à l’amortissement social de cette crise qui a touché Djibouti à partir de mars et je souhaite les féliciter.

Le point d’orgue de ces activités que nous célébrons aujourd’hui, c’est l’inauguration de ces nouveaux locaux. Ce n’est pas neutre de s’installer de façon pérenne dans un lieu et je suis très heureux que ce soit à l’Institut français car c’est à la fois le signe d’ouverture du GAFD sur le monde de la culture et des échanges humains, mais c’est aussi l’ouverture de l’Institut français sur le monde de l’entreprise. Nous avions déjà ici les locaux de nos amis d’Air France, d’Expertise France. Le GAFD va s’inscrire pleinement dans cet écosystème associant société civile, monde de l’entreprise et monde diplomatique.
Je voudrais dire que cette inauguration intervient à un moment extrêmement prometteur et positif des relations entre nos deux pays. Les échéances surviendront en 2021, elles seront annoncées en temps voulu. Le ministre de l’Enseignement supérieur et de la Recherche était à Paris il y a quelques semaines, nous accueillerons en visite officielle le ministre de la Défense, voilà pour le niveau politique, mais il y a beaucoup d’autres choses : la coopération décentralisée avec Expertise France et je sais que vos services se sont beaucoup impliqués dans la coopération montante que nous sommes en train de constituer avec la Région Provence-Alpes-Côte d’Azur, qui est extrêmement prometteuse. Je pense à tout ce que nous faisons avec l’Agence française du développement avec l’appui de vos services. Sur un plan économique très concrètement, des contrats ont récemment été signés : celui par exemple signé par Accor avec le groupe Kamaj, Engie va bientôt signer deux contrats : l’un pour la construction d’une usine photovoltaïque dans le Grand Bara, mais également la construction d’usines solaires à Tadjourah et Obock, ce qui montre aussi que la France ne se limite pas à Djibouti-ville.
Bien d’autres choses encore ! Nous avons actuellement une délégation des services économiques régionaux de Nairobi et d’Addis-Abeba du ministère des Finances français, qui sont venus rencontrer leurs interlocuteurs djiboutiens publics, privés, parapublics, pour renforcer encore la dimension bilatérale de nos échanges. Des échanges auront lieu très prochainement avec le Medef, nous espérons signer une convention fiscale entre nos deux pays, convention de non double-imposition attendue depuis fort longtemps qui constituera une étape supplémentaire au renforcement de nos échanges.
Voilà qui me pousse à être très confiant.
2020 a commencé sous des hospices très difficiles du fait du COVID. Je tiens à rendre hommage une nouvelle fois à la manière dont Djibouti a pu sur un plan sanitaire, économique et sécuritaire absorber la pandémie. 2021 va nous permettre d’ouvrir une nouvelle page et je suis très content que modestement mais très réellement aujourd’hui nous en écrivions quelques lignes.
Merci à tous.

Ilyas M. Dawaleh , ministre de l’Économie et des Finances
M. l’ambassadeur de France, président d’honneur du GAFD et cher ami, Madame la président du GAFD, chère Kadra,
Monsieur le Premier ministre, Président du Groupe d’amitié,
Mesdames et Messieurs,
C’est un très grand honneur d’être parmi vous et d’être parmi beaucoup d’amis. C’est toujours un plaisir de parler d’une coopération agissante dans un domaine qui me tient beaucoup à cœur : le dialogue public-privé et l’entrepreneuriat. Comme vous le savez durant ces dernières décennies et dernières années, Djibouti a connu un développement assez conséquent, une transformation rapide et nous nous sommes lancés sur un train de transformation.
Cette transformation a d’abord été possible grâce à la stabilité de Djibouti et grâce aux efforts du gouvernement sous le leadership du Président de la République. Nous savons que les principales infrastructures de développement sont aujourd’hui plus ou moins complétées, et certaines semblent intéresser quelques groupes français, nous en sommes très heureux.
L’économie de Djibouti a été tirée par des investissements publics pendant quelques années, principalement par un secteur qui reste hautement stratégique pour Djibouti : la logistique et les transports. Le moment est venu pour nous de nous tourner vers une autre économie, beaucoup plus vibrante et tirée par le secteur privé. Cela m’amène au dialogue public/privé et nous encourageons, souhaitons davantage l’installer sous différentes formes. Nous encourageons d’abord le dialogue intra- privé, ce que le GAFD conduit via le dialogue entre les acteurs djiboutiens et français. La France sera présente dans cette transformation de l’économie djiboutienne que nous souhaitons. Je cite quelques exemples qui nous inspirent beaucoup, comme le groupe Marill et son rôle à Djibouti qui fêtait ses 50 ans de partenariats avec une marque internationale.
Ces partenariats publics/privés, je les encourage personnellement. Nous souhaitons les voir de plus en plus profonds, sincères et productifs. Nous souhaitons voir des groupes thématique dans différents secteurs notamment tourisme, digital, bâtiments. Il existe un véritable bassin pour accélérer la transformation de Djibouti.
Je suis très heureux d’apprendre que le GAFD subventionne ou du moins mentore, des jeunes. La directrice du centre CLE est présente, cette semaine nous avons eu une semaine pour fêter l’entrepreneuriat à Djibouti. C’est pourquoi nous avons beaucoup d’espoir en ces institutions, en partenariat avec le GAFD, les entreprises et les acteurs économiques français, franco-djiboutiens établis à Djibouti. Il y a de plus en plus de jeunes entrepreneurs, innovateurs, potentiels leaders de demain. C’est peut-être le moment de les accompagner.
La visite du chef de l’État français, Emmanuel Macron, à Djibouti a été le point de couronnement de ces relations historiques, et les engagements sont très forts pour nos deux leaders.
Nous apprécions également la coopération française pour tout ce qui est en train d’être fait dans différents domaines.
Je souhaite vous parler d’un secteur qui me tient beaucoup à cœur : il s’agit de la réforme du système bancaire et financier à Djibouti.
Nous apprécions cette amitié historique, agissante. A nous de travailler à ces visites, engagements, afin que nous puissions voir les fruits récoltés sur le terrain.

André Massida , président de la Commission jeunesse et entrepreneuriat du GAFD
Monsieur le ministre,
Monsieur l’ambassadeur,
Madame la présidente,
Cher Stéphane (Stéphane Gallet, le maître de cérémonie),
Je vous remercie pour vos interventions très riches.
Je me réjouis vivement de pouvoir vous présenter aujourd’hui la Commission jeunesse et entrepreneuriat, que je préside au sein du Groupe d’affaires France Djibouti.
Cette Commission est très jeune. Nous l’avons créé lors de la première Assemblée générale ordinaire de 2020 afin de pouvoir donner une dimension supplémentaire à notre association. Notre objectif avec cette commission était de pouvoir donner une impulsion supplémentaire à l’entrepreneuriat des jeunes djiboutiens et djiboutiennes dans le cadre de notre association.
En plus de notre soutien à une jeune étudiante djiboutienne, nous souhaitions diversifier notre action d’accompagnement. C’est pourquoi, en lien avec l’Ambassade de France à Djibouti, nous avons décidé de venir en soutien à dix jeunes entrepreneurs.
En effet, dix jeunes entrepreneurs djiboutiens, cinq femmes et cinq hommes dont certains sont présents aujourd’hui, ont été sélectionnés par un jury parisien en mars 2020 afin de faire partie d’un réseau de mille entrepreneurs à l’échelle du continent africain. Ces entrepreneurs portent tous des projets entrant dans la thématique des villes et des territoires durables. Ils ont été sélectionnés, comme souligné par M. l’ambassadeur, pour leur professionnalisme, dynamisme et résilience.
Nous avons organisé une première rencontre à l’Institut français de Djibouti en juillet dernier, en présence de l’ensemble des lauréats, des membres de la Commission, de notre présidente et vice- président, ainsi que de l’Ambassade et l’Agence française de développement. Cette rencontre avait pour but d’apprendre à nous connaître, d’échanger et de définir notre destin commun.
Ces lauréats au cours de l’été ont pu bénéficier de cours en ligne offerts par Digital Africa : la « Resilience Summer School », qui consistait à organiser des rencontres virtuelles avec des entrepreneurs africains afin d’apprendre à construire une entreprise résiliente dans le contexte du Covid- 19.
Aujourd’hui, les membres de la Commission ont organisé des rencontres avec l’ensemble des lauréats afin de pouvoir affiner avec eux leurs projets, leurs besoins et leurs attentes. L’objectif est de pouvoir procéder à un parrainage qualitatif de ces entrepreneurs en leur offrant des conseils dans la structuration de leurs projets, en leur permettant de développer leur réseau et en leur offrant une visibilité supplémentaire.
Le Groupe d’affaires France Djibouti se réjouit de pouvoir contribuer au soutien de l’écosystème entrepreneurial de Djibouti et nous vous remercions d’être présent aujourd’hui afin de partager ce moment avec nous.

Communiqué ambassade de France

 
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