Human Village - information autrement
 
Malika Louback, mannequin et ingénieure
par Mahdi A., septembre 2020 (Human VIllage 40).
 

Comme beaucoup de Djiboutiens, j’ignorais qu’une de nos compatriotes, Malika Louback, avait réussi à gravir les marches du mannequinat international et défilait sur les podiums des plus grands couturiers.
Il aura fallu un message de Safia Elmi Djibril [1] : « Salam mon ami, je t’envoie les photos de cette jeune djiboutienne top model en France qui est la fille de notre copine la ministre de la Femme [2], c’est une vraie fierté ». Une vingtaine de photos étaient jointes, dont celle de la couverture du magazine Vogue Paris de septembre 2020. Instantanément captivé par la beauté et le sourire de Malika Louback j’ai voulu en savoir plus sur cette compatriote. Une rapide recherche sur un moteur de recherches m’a montré qu’elle avait été choisie pour incarner le visage de l’espoir du « monde d’après covid », par ce magazine renommé. Cette première couverture de magazine marque un démarrage sur les chapeaux de roue de sa carrière professionnelle.

« Une saison de mode a suffi à propulser cette beauté classique à l’aura magnétique au cœur du triangle Milan-Paris-New York. Difficile de croire qu’en février et mars 2019, elle goûtait pour la première fois à l’ambiance électrique des backstages et faisait ses tout premiers pas sur les catwalks. On la remarque notamment sur les défilés Jil Sander à Milan et Saint Laurent à Paris.
Une chose est certaine, celle qui a entamé un double parcours d’ingénieur et de mannequin, à 25 ans, a de l’ambition. Chez IMG, c’est le coup de cœur immédiat. “Malika est une exception”, reconnaissent ses agents Nicolas et Louise, qui vantent sa “beauté évidente, son élégance naturelle, sa maturité et sa volonté de bien faire”. Fait rare : on lui attribue directement le statut de mannequin “mainboard” sans passer par l’étape “scouting”.
Taille 1,77 mètre, silhouette d’ondine, port de tête de vestale, regard issu de la profondeur des déserts de la Corne de l’Afrique… Son physique à l’équilibre parfait, entre force et douceur, lui a permis en très peu de temps d’emboîter le pas de talents tels qu’Adut Akech ou Anok Yai. Elle a désormais rejoint cette nouvelle vague de mannequins aux karmas puissants qui servent de voix aux mouvements pour l’égalité des genres et contre les discriminations : l’Indienne Ashley Radjarame, la Sénégalaise Maty Fall Diba ou encore Sharon Alexie… » [3].

Sous la plume de Sibylle Grandchamp, on apprend que Malika est venue au mannequinat après avoir décroché son diplôme d’ingénieure. Elle ne voit aucune incompatibilité à naviguer entre ces deux mondes que l’on pourrait croire opposés, entre le réel et les paillettes. Il n’en est rien. Malika explique en effet : « Je dirais même qu’ils se complètent. Six ans d’études m’ont appris à développer une capacité d’analyse et d’observation, à étudier le processus des choses dans le moindre détail. Lorsque l’on porte une attention particulière aux situations, il est plus facile de comprendre les attentes et de s’adapter. C’est un état d’esprit que je mets en pratique tous les jours dans le mannequinat, du casting jusqu’au défilé » [4].

Pour sûr, Malika Louback s’apprête à connaitre le même succès que celle qui l’a inspirée, une référence dans le milieu, Iman Mohamed. Pour ceux qui n’en seraient pas encore convaincus, le numéro de septembre 2020 de Vanity Fair [5], considère Malika Louback comme l’un des espoirs les plus prometteurs de la génération des moins de trente ans. Rien de moins ! Comment pourrions-nous en douter en constatant l’élégance de sa silhouette ou la finesse de ses traits ?
Le magazine ajoute que « nouvelle venue sur les podiums, elle est l’une des plus belles ambassadrices du renouveau des tops made in France, figurant aussi bien au dernier défilé Saint Laurent Paris du “monde d’avant” qu’à celui de Jacquemus dans un champ de blé, version « monde d’après ». Une carrière qu’elle a elle-même choisie en se présentant à l’agence IMG, après six ans d’études d’ingénieur à Lyon. Elle est passionnée de sciences et de dynamique des fluides : “Les polymères, le béton, le bois, même les fibres textiles, je connais tout ça”, explique celle qui passait son temps à monter et démonter des moteurs. Originaire de Djibouti, elle trouve les Parisiens “stressés” et rêve d’appliquer ses connaissances à un projet de bien-être et de relaxation » [6].

Vanity Fair ne semble pas douter des atouts de la belle djiboutienne pour gravir les plus hautes marches des podiums… Et comme on le sait il n’y a qu’un pas des podiums au monde du cinéma ! Il ne faudra pas être surpris de la voir jouer dans un prochain James Bond, ou Tarantino…

Très bon vent à Malika !

Mahdi A.


[1Mme Safia Elmi Djibril est une personnalité politique de premier plan. J’ai beaucoup de respect pour cette élue, car peu d’élus nationaux peuvent se vanter d’être autant au service de nos concitoyens. On ne le dit pas assez souvent, mais il y a de très belles personnes au sein de notre Parlement, soucieuses du bien-être de la populations et qui ne comptent pas leur temps, ni leur argent, pour soulager les difficultés des plus démunis. N’en déplaise à ses détracteurs virtuels, Safia Elmi, fait partie de nos meilleures responsables.

[2Ministre de la Femme et de la famille, Mme Moumina Houmed Hassan.

[3« The New Face », pressreader.com, 28 août 2020.

[4Idem.

[5« Palmarès 2020 : Les 30 nouvelles têtes », Vanity Fair, 1er septembre 2020.

[6Idem.

 
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