Human Village - information autrement
 
Épidémie de chikungunya à Dire Dawa
par Houssein Y. Darar, août 2019 (Human Village 36).
 

Une épidémie de chikungunya a frappé la ville de Dire Dawa en Éthiopie où, à la date du 16 août 2019, plus de 4000 cas auraient été rapportés selon le bureau de la santé de la région, principalement dans le district de Dechatu.
Le virus du chikungunya se transmet par la piqûre d’un moustique infecté. La maladie, courante en Tanzanie et au Mozambique, a été signalée pour la première fois en Éthiopie en 2016 dans les villes de Keberidhar et Dolo Ado, près des frontières avec le Kenya et la Somalie.
La maladie a également été signalée en mars de cette année dans l’État régional afar d’Éthiopie. La dernière épidémie a infecté beaucoup plus de personnes que la précédente, durant laquelle dix personnes seulement avaient été infectées.

Les symptômes les plus courants de cette maladie sont la fièvre, des douleurs articulaires, des maux de tête, des douleurs musculaires, un gonflement des articulations ou des éruptions cutanées. Les signes et les symptômes du chikungunya se manifestent entre quatre et dix jours après l’infection, lorsque le virus pénètre dans la circulation sanguine.

Les personnels soignants djiboutiens doivent prendre en compte cette information, ainsi que la population. Si une personne au retour de vacances en Éthiopie présente ces symptômes, il faut l’amener à la structure sanitaire la plus proche.
Au sein du ministère de la santé, l’Institut national de santé publique a travers son pôle veille sanitaire dispose d’un plan de riposte contre les maladies à potentiel épidémiques, mais aussi d’unités de contrôle sanitaire au niveau des entrées terrestres, maritimes et aériennes du pys.
Le ministre a la capacité de mettre en place le plan RICAI en cas d’épidémies majeures.

A ce jour, un fort potentiel épidémique et une contagiosité de façon exponentielle n’est pas mis en exergue.
Mais les moyens préventifs sont disponibles, comme de dormir sous une moustiquaire imprégnée et de recourir immédiatement au centre de santé le plus proche surtout si l’on arrive de l’une des régions frontalières concernées.

Dr Houssein Y. Darar, infectiologue

 
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