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Professionnalisation de la filière transport, logistique et portuaire
par UE-AFD, juin 2017 (Human Village 30).
 

Le ministre de l’Économie et des finances, chargé de l’Industrie, Ilyas Moussa Dawaleh, l’ambassadeur de l’Union européenne en République de Djibouti, Adam Kulach, l’ambassadeur de France en République de Djibouti, Christophe Guilhou, le président de la Chambre de commerce de Djibouti, Youssouf Moussa Dawaleh, et le directeur de l’Agence française de développement à Djibouti, Philippe Collignon, ont signé ce dimanche 4 juin 2017, dans les locaux du ministère des Finances, plusieurs conventions de financement en faveur de la République de Djibouti.

Il s’agit de projets de l’Union européenne (UE) financés à travers le Fonds fiduciaire d’urgence pour l’Afrique (FFUA), créé au sommet de la Vallette en novembre 2015 et destiné à remédier aux causes profondes des phénomènes de déstabilisation, des déplacements forcés et des migrations irrégulières.

Le projet Transform, d’un montant de 10 millions d’euros (soit plus de 1,9 milliards de francs Djibouti), s’inscrit dans le cadre de l’action du gouvernement visant à appuyer la formation et l’insertion à l’emploi de jeunes en risque d’exclusion sociale et de professionnels dans des secteurs porteurs de l’économie (filière transport, logistique et portuaire). L’objectif est de contribuer à la stabilité économique et sociale du pays, et donner aux jeunes des alternatives à l’emploi informel et aux activités économiques illégales comme le trafic clandestin d’êtres humains.
La filière transport-logistique-portuaire de Djibouti, constituée d’environ 200 entreprises, génère aujourd’hui environ 15 000 emplois directs et indirects (soit 10% de la population active officielle). L’insertion professionnelle des jeunes constitue une priorité pour le gouvernement djiboutien (60% des jeunes de moins de 30 ans sont au chômage).
Or, les entreprises de la filière rencontrent des difficultés à recruter des personnels formés selon les exigences du métier et les standards de la logistique multimodale internationale, que le système éducatif n’arrive pas à produire.
Ainsi, le projet s’articulera autour des composantes suivantes :
- la première composante prévoit la construction et l’équipement d’un Centre de ressources et de compétences (CRC) sur un terrain mis à disposition par la Chambre de commerce de Djibouti. Ce CRC sera géré par une association paritaire entre les secteurs privé et public, avec une forte implication des représentants des entreprises au sein du conseil d’administration. Il développera la promotion des métiers de la filière, mettra en place des formations continues et qualifiantes et enfin conseillera les entreprises du secteur en matière de formation ;
- la deuxième composante du projet est l’accompagnement à la professionnalisation de tous les acteurs qui composent la filière transport-logistique-portuaire : les professionnels et leurs représentants, les salariés actuels ou à venir (les jeunes) et les pouvoirs publics. Cela se traduira par la mise en place d’un comité de filière, le renforcement des organisations professionnelles, et la formation​ des personnels du CRC.
- la troisième composante sera dédiée à la gestion du projet et au renforcement des capacités de coordination, de planification et de gestion de projets complexes par le maître d’ouvrage (CCD).

Le projet sera géré à travers une convention de délégation entre l’UE et l’Agence française de développement qui, à son tour, fera une convention de mise en œuvre avec la Chambre de commerce de Djibouti (CCD).
Ce projet est issu d’un partenariat entre l’UE, la France et le gouvernement qui s’est matérialisé à travers des accords entre, d’une part, la Chambre de commerce de Djibouti (CCD) et le Port de Djibouti (PDSA) et, d’autre part, l’Association française pour le développement de la formation professionnelle transport et logistique (AFT) et l’Union des entreprises de transport et de logistique de France (TLF). La France dispose d’une expertise pointue et recherchée dans les domaines couverts par le projet, qui inscrit au cœur de son action la mise en place et l’animation de mécanismes institutionnels et concrets de gouvernance public-privé.
La durée du projet est prévue sur quatre années, mais le Port de Djibouti, la CCD et l’AFD se sont engagés à financer sur leurs propres ressources, avant même la disponibilité des fonds, le démarrage des activités du projet et les formations dites « hors les murs » de dockers (formation aux pratiques pédagogiques et compétences métier). Ces formations dureront environ deux ans.
La cérémonie de signature de la convention de financement a été l’occasion de rappeler la nécessité de développer la formation professionnelle à Djibouti, permettant d’offrir aux jeunes des perspectives d’insertion dans la vie active et d’offrir aux entreprises les compétences nécessaires à l’amélioration de leur compétitivité. Cette « rencontre » entre le secteur de la formation et celui du monde de travail passe nécessairement par une implication forte du secteur privé à tous les niveaux du système de formation professionnelle.À ce titre, la participation active des différents représentants du secteur privé et des entreprises de Djibouti à l’élaboration de ce projet est porteuse d’espoir.

UE-AFD

 
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