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Journée internationale de la femme 2017
 

Les femmes dans un monde du travail en évolution : une planète 50-50 d’ici 2030 ; pour une parité totale homme-femme au travail à l’horizon 2030.

En ce 8 mars 2017, où les femmes sont célébrées à travers le monde, la république de Djibouti a rendu hommage aux militantes de l’indépendance à l’approche de son quarantième anniversaire. Des femmes d’exception ont été primées et des annonces fortes faites à cette occasion. Tour d’horizon sur la cérémonie officielle au palais du peuple et les festivités qui se sont déroulées un peu partout dans le pays.
En partenariat avec l’Union nationale des femmes djiboutiennes (UNFD), le ministère de la Femme et de la Famille a célébré la journée internationale de la femme au palais du peuple sous un thème très contextualisé : « La femme djiboutienne a milité pour l’indépendance afin d’acquérir son autonomie ».
Sous la houlette du chef de l’État, Ismail Omar Guelleh, ce grand raout a rassemblé la première dame et présidente de l’UNFD, Kadra Mahamoud Haid, le gouvernement, les élus du peuple, les corps constitués civils et militaires, la société civile, bref, tout le gratin des officiels et des personnalités djiboutiennes.

Une ambiance solennelle

« Les femmes dans un monde du travail en évolution : une planète 50-50 d’ici 2030 », Ce thème retenu par les Nations-unies a posé un impératif ; celui de l’indispensable parité dans le monde professionnel afin que l’égalité entre femmes et hommes devienne enfin une réalité palpable. C’est aussi le constat d’une lente évolution dans l’amélioration de la condition féminine sous toutes les latitudes.

A Djibouti, le thème est d’une très grande acuité tant il est au diapason de la lutte politique menée par le chef de l’État pour assurer une autonomie et une indépendance économique aux femmes. Au-delà des combats contre les pesanteurs sociales et sociétales, mais aussi la lutte pour l’éradication des MGF et de toutes sortes de discriminations et de non-respect des droits de la femme, la pauvreté et la précarité restent au cœur de ce combat pour le développement socio-économique, avec la recherche de la parité et l’équité au sein de notre société.
A ce jour, de nombreux succès ont été remportés en faveur des droits des femmes dans notre pays. Par exemple dans l’accès aux services sociaux, comme l’école et la santé entre autres. Mieux même, des femmes sont ministres, députés, élues locales et même maire de la capitale. Ce sont des succès qui se devaient d’être célébrés. Et les témoignages lors de la cérémonie a palais du peuple ont laissé la part belle à cette remarquable évolution. « Nous savons d’où nous venons » a résumé, une participante, qui a suivi les témoignages de trois générations de femmes qui ont porté des messages de sensibilisation sur la préservation de nos us et coutumes ainsi que l’importance des préceptes humanistes et moraux de notre religion musulmane.
Le grand public a apprécié les vers de Zahra Okieh qui relataient l’évolution de la femme à Djibouti. Un petit film sur les femmes qui ont milité pour l’indépendance a été diffusé juste avant des témoignages qui ont exposé le rôle de la femme djiboutienne dans la lutte pour l’indépendance.

Honorer et perpétuer la mémoire de nos mères-courages

Fatouma Moussa Abdi, secrétaire générale de l’UNFD, a d’abord souligné l’impérieuse nécessité de perpétuer et honorer la mémoire des mères-courages qui ont fait don d’elles-mêmes en acceptant le sacrifice suprême aux cotés de leurs congénères masculins au plus fort de la lutte pour l’indépendance. « Grâce au courage, à l’abnégation et au sens du devoir de ces êtres, notre pays et notre peuple peuvent jouir d’une dynamique de développement et de croissance inédits, nous devons donc les chérir et honorer leur mémoire » a-t-elle déclaré. « Honneur à ces femmes martyres et à leur lutte victorieuse », a-t-elle conclu.

Le coordinateur par intérim des agences des Nations-unies et représentant de l’OMS à Djibouti, Severin Von Xylander, a mis l’accent sur la lutte sans merci contre la mortalité maternelle et infantile, menée par le gouvernement. « Des femmes et des jeunes filles encore, au XXIe siècle, risquent de mourir, a-t-il ajouté, partout dans le monde, pour des causes associées à une grossesse ou un accouchement. C’est une honte pour toute l’humanité. C’est une des pires atteintes à la dignité humaine des femmes et des filles. Les mesures prises par Djibouti devraient réduire ces risques », a-t-il affirmé.
Il a rendu hommage au gouvernement qui a accordé des pensions complètes aux veuves sans considération des périodes de cotisations auprès des caisses de retraite. Le Dr Severin a loué également les programmes de promotion des femmes dans le droit au travail, le renforcement de l’employabilité, la génération et la gestion de revenus au bénéfice de toutes les femmes vivant sur le territoire national. Il a profité de cette occasion pour s’engager à soutenir la population djiboutienne et notre gouvernement dans ses efforts tournés vers l’atteinte des objectifs du développement durable (ODD) dans un esprit d’équité à l’horizon de 2030.

De son côté, la ministre de la Femme et de la Famille, Moumina Houmed Hassan, a rendu hommage au président Ismail Omar Guelleh en ces termes : « Vous êtes convaincu qu’aucun progrès n’est envisageable ni possible sans l’implication effective et active de femmes dans ces domaines. A travers votre politique courageuse et avant-gardiste vous avez marqué l’histoire de la femme djiboutienne. Des actions et des décisions orientées spécifiquement vers la valorisation du rôle de la femme à tous les niveaux ont été entreprises ces dernières années ». Une expression de respect et de reconnaissance pour celui qui, depuis 1999, a toujours tout donné pour faire avancer la cause des femmes qu’il a lié au développement de notre pays. Des femmes ont fait leur entrée dans les sphères politiques, sociales, économiques et culturelles depuis lors.

L’inclusion de la femme et son implication dans le processus de prise de décisions politique ont porté l’intervention très forte de Moumina Houmed qui s’est réjouis de la modernisation du paysage sociopolitique de notre pays. « Aujourd’hui, les femmes occupent des postes ministériels, elles siègent à l’Assemblée nationale, elles sont diplomates, elles sont membres des conseils régionaux et municipaux. Et la dernière pierre à l’édifice de l’autonomisation politique de la femme est l’élection d’une femme à la tête de la mairie de Djibouti-ville et ceci pas plus tard qu’hier après midi », s’est-elle réjoui.

Le président de la République a qualifié la cause des femmes de « combat pour la justice », tant elle repose sur des valeurs universelles de liberté, d’égalité et de dignité. « Des valeurs qui doivent rassembler au nom de l’humanité et transcender les préjugés et les clivages hommes-femmes » selon le chef de l’État qui a suscité un vent d’émotion parmi l’assistance.

Le chef de l’État a, en fin de cérémonie, remis des prix à des femmes de valeur. A commencer par Aicha Robleh pour son militantisme durant les années de lutte pour l’indépendance, la Dr. Fatouma Mohamed Abdoulatif, pour sa valorisation des ressources végétales dans la phytothérapie et la sécurité alimentaire, et enfin la représentante de l’association Arrey qui œuvre pour les droits des personnes vivants avec le VIH/SIDA.

Mohamed Ahmed Saleh

 
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