D’après un communiqué de l’APZFD [1]
Rizik Zakaria Hassan, ministre des Transports du Soudan du Sud, et Edward Katumba-Wamala, son homologue ougandais, ont visité les infrastructures portuaires de Djibouti. Ils ont commencé par le port pétrolier de Damerjog, doté d’une jetée de 2,5 kilomètres, d’une capacité de 25 millions de tonnes par an pour 12 rotations. L’installation est reliée au rivage par un pont de 315 mètres menant à un collecteur (Matrix Manifold) desservi par neuf pipelines « piggables », permettant la manutention simultanée de diesel, kérosène aviation (jet fuel), essence, fioul lourd, GPL et huile alimentaire. Cette installation desservira plusieurs terminaux de stockage pour une capacité d’environ 2 millions de mètres cubes.
La délégation s’est ensuite rendue au terminal à conteneurs de Doraleh (DCT), qui peut accueillir tous les navires , y compris de type Malaccamax, avec une productivité, une fiabilité et une efficacité élevées. La visite s’est poursuivie au port polyvalent de Doraleh (DMP), capables de traiter les cargaisons diverses et les marchandises en vrac.
La délégation a ensuite visité la zone franche (DIFTZ), la plus grande d’Afrique. Les infrastructures portuaires et logistiques djiboutiennes, avec leur modèle commercial Coût, Assurance et Fret (CIF Djibouti), permettent de réduire les coûts de transport, d’optimiser les chaînes d’approvisionnement, d’accélérer les délais de transit et d’améliorer la compétitivité commerciale.
Le Soudan du Sud envisage d’utiliser le terminal de Damerjog pour l’exportation de pétrole brut, qui serait transporté par 700 camions-citernes. Ce pays dispose actuellement d’une parcelle de 12 354 m² dans la zone franche dédiée aux activités d’entreposage et de distribution. Un accord a été signé avec Djibouti concernant la développement par l’APZFD de ports secs et fluviaux au Soudan du Sud.
Les deux ministres ont affirmé leur désir de renforcer la coopération en matière logistique, de transport et de commerce, en faveur de l’intégration régionale et du développement durable au bénéfice de leur nation et de l’ensemble de la région.
[1] Communiqué sur X, voir en ligne, 16 février 2026.