Communiqué d’Alexis Mohamed [1].
Washington, le 16 décembre 2025
Mes chers compatriotes,
Djibouti est petit par la taille, mais un grand pays par le courage et la dignité de son peuple. C’est avec respect, lucidité et un profond sens des responsabilités que j’annonce aujourd’hui ma décision d’être candidat à l’élection présidentielle prévue en avril 2026 à condition que certaines exigences soient remplies.
J’ai servi la République de Djibouti avec intégrité, loyauté et sens de l’État, en tant que collaborateur du président en exercice. Cette expérience m’a permis de comprendre, de l’intérieur, que notre pays ne peut avancer durablement lorsque l’État ne protège pas suffisamment ses citoyens, n’écoute pas leurs attentes et ne rend pas les comptes qui s’imposent.
Ma décision de me porter candidat n’est ni une fuite ni un renoncement. Mon engagement est clair : ma campagne présidentielle doit et se fera depuis Djibouti même, au plus près des citoyens, car on ne gouverne pas un pays à distance.
Si je me trouve aujourd’hui a l’étranger, c’est uniquement en raison de contraintes sécuritaires réelles que pose ma position politique actuelle comme chacun le sait. et que je souhaite, comme exigence première, voir levées dans l’intérêt du processus démocratique.
Par souci de cohérence républicaine et afin de garantir l’égalité entre tous les candidats, je suis prêt à me plier à l’ensemble des contraintes constitutionnelles actuellement en vigueur, y compris celles relatives à la nationalité, bien que je ne cautionne pas le coup d’État constitutionnel du 26 octobre qui a verrouillé davantage l’espace politique pour une présidence à vie d’un président vieillissant et à bout de souffle. Cette démarche ne peut toutefois être crédible que si elle s’applique à tous sans exception. J’appelle donc le président sortant à rendre publiques, preuves à l’appui, les renonciations effectives à toutes ses nationalités étrangères, notamment française et éthiopienne.
Aussi, aucune élection ne peut être libre, transparente et crédible sans garanties réelles de sécurité et de liberté politique. Je demande que la sécurité de tous les candidats, ainsi que la liberté de mener leurs activités politiques avant, pendant et après la campagne, soient garanties de manière effective et vérifiable. Cela implique un engagement concret avec la communauté internationale, notamment la France, les États-Unis et l’Union européenne.
[1] Voir en ligne sur Tweeter/X.