D’après un communiqué de la DPFZA publié par Capital Ethiopia [1]
Une réunion mercredi 3 décembre entre Aboubaker Omar Hadi, président de l’Autorité des ports et zones franches de Djibouti (DPFZA), et le nouvel ambassadeur d’Éthiopie à Djibouti, Legesse Tulu, a été l’occasion de faire le point sur les tarifs des ports djiboutiens. La DPFZA souhaitait corriger « les informations erronées largement diffusées concernant les recettes portuaires de Djibouti, qui sont souvent estimées de manière inexacte à 1,4 milliard de dollars américains. […] Les recettes portuaires s’élèvent à environ 400 millions de dollars américains pour l’ensemble des ports, y compris le fret national, le transbordement et le transit ».
S’y ajoutent le transport routier vers l’Éthiopie, pour environ 1,2 milliard de dollars américains, un secteur principalement occupé par des entreprises éthiopiennes.
L’Éthiopie, pays enclavé le plus peuplé au monde, exploite cependant une flotte de navires hauturiers. Djibouti propose aux navires d’Ethiopian Shipping and Logistics d’être entretnus dans son nouveau chantier naval qui serait « le plus grand et le plus compétitif […] de la mer Rouge ». Des officiers de marine djiboutiens pourraient par ailleurs naviguer sur la compagnie éthiopienne.
D’autres projets ont été évoqués. Comme celui du transport par avion vers 28 villes dans 25 pays (par Ethiopian Airlines et RwandAir) de marchandises arrivant au port de Djibouti. Ou la situation du corridor Djibouti-Éthiopie-Soudan du Sud-Ouganda, qui vise à renforcer l’intégration régionale et promouvoir la coopération et le développement économique.
[1] Capital Ethiopia, « Djibouti clarifies port fee structure », 7 décembre 2025.