D’après des communiqués de la présidence de la République.
Le 7e sommet entre l’Union africaine et l’Union européenne se déroulera les 24 et 25 novembre à Luanda, capitale de l’Angola. Créées en 2000, ces rencontres visent à organiser les discussions entre les deux ensembles continentaux à propos de la paix et la sécurité, le développement, l’immigration… et de mieux appréhender ensemble les défis contemporains.
Ce 7e sommet traitera en particulier de la prévention, la gestion et la régulation des problématiques mondiale dont la transition énergétique, la fracture numérique, le changement climatique, les pandémies internationales, et enfin la demande de l’Afrique d’une plus grande place dans le concert des nations.
L’UE a déjà décidé d’une enveloppe de 150 milliards d’euros d’investissements dans le cadre du Initiative Global Gateway, en particulier afin de consolider des échanges économiques viables et de concrétiser sa solidarité avec l’Afrique
Le président djiboutien va participer à cette rencontre. Il y portera la vision nationale sur la paix et la stabilité, l’intégration économique, la transition énergétique, le recours au dialogue dans la résolution des différends. Il va également rencontrer le président Joao Lourenço et d’autres responsables politiques africains et européens.
Il est accompagné en particulier du ministre des Affaires étrangères et de la Coopération internationale, Abdoulkader Houssein Omar, de l’ambassadeur djiboutien en Éthiopie, représentant notre pays auprès de l’Union africaine, Abdi Mahamoud Aybeh, et de notre représentant en Belgique et auprès de l’Union européenne, Aden Mohamed Dileita.
Ismail Omar Guelleh est intervenu lors de la rencontre Afrique-EU. Pour lui, la Vision commune 2030 élaborée en 2022 « constitue, aujourd’hui, la feuille de route stratégique d’un partenariat modernisé, équilibré et orienté vers des résultats concrets. […] Dans un monde marqué par des fragmentations géopolitiques, l’érosion du droit international et la multiplication des crises [… elle instaure les deux parties en] défenseurs résolus d’un multilatéralisme rénové, inclusif et efficace. »
Il a ensuite appelé à la sécurisation de la mer Rouge, en proie à des attaques de navires et un retour de la piraterie qui perturbent les logistiques internationales et augmentent leurs coûts. Cela demande une extension de l’opération Eunavofor-Aspides en coopération avec Atalante.
Il a ensuite évoqué les conséquences des guerres aux deux Soudan qui ont engendré le départ de 300 000 personnes, et estimé que l’IGAD était « la plateforme la plus crédible pour la médiation, la diplomatie préventive, l’alerte précoce, la sécurité frontalière et l’intégration régionale ».
En conclusion, il a appelé à « faire du partenariat UA-UE un modèle de coopération moderne, équilibrée et anticipative ».
Il a ensuite rencontré le président français. Après s’être félicités de l’organisation d’une rencontre de la Mission économique de la francophonie à Djibouti en octobre 2026, les deux dirigeants ont convenu de l’organisation d’une table ronde autour du financement du projet de nouvel aéroport.