D’après des communiqués de la présidence.
Le président de la République se rend en Éthiopie pour participer au deuxième sommet entre la Communauté des Caraïbes et l’Afrique qui vise à relancer le partenariat entre les deux aires. Ce renforcement de la coopération Sud-Sud caractérise des relations établies sous le signe de l’équité et de l’inclusivité.
Il va ensuite prendre part à un sommet africain sur le climat qui doit permettre d’obtenir une convergence de vues entre les pays du continent concernant les problématiques climatiques. L’objectif est de mieux accéder aux fonds qui doivent être versés au titre de la solidarité internationale aux États les plus frappés par le dérèglement climatique en cours. Faute de coordination, les pays africains, qui en sont parmi les principales victimes, ont en effet du mal à accéder aux compensations et aux investissements internationaux annoncés.
Ismail Omar Guelleh participera enfin mardi 9 septembre à l’inauguration officielle du « Grand Barrage de la renaissance éthiopienne » (GERD) sur le Nil bleu. Cet ouvrage gigantesque d’une puissance annoncée de 5000 MW, dont la construction a commencé en 2011, doit permettre un accès performant à l’électricité pour l’ensemble de la population éthiopienne, relancer les investissements étrangers en faveur du développement industriel du pays et permettre des exportations énergétiques dans toute la région.
Le chef de l’État aura aussi des entretiens avec les principaux responsables politiques éthiopiens, notamment le Premier ministre Abiy Ahmed Ali.
Le ministre des Affaires étrangères et de la coopération, Abdoulkader Houssein Omar, le ministre de l’Environnement et du développement durable, Mohamed Abdoulkader Moussa Helem, et l’ambassadeur djiboutien en Éthiopie, Abdi Mahamoud Aybeh, accompagnent le président de la République.
Ismail Omar Guelleh a assisté à l’inauguration du barrage sur le Nil le 9 septembre
Cette infrastructure de 1,8km de large sur 145 mètres de haut a coûté au moins quatre milliards de dollars. L’Éthiopie en espère un revenu d’un milliard de dollars par an. Son inauguration est un moment important pour la région et pour Djibouti qui importe eau et électricité d’Éthiopie.
Plusieurs autres responsables politiques africains ont assisté à cet événement, dont le président kenyan, William Ruto, le président somalien, Hassan Cheick Mahamoud, le président du Soudan du Sud, Salva Kiir, et le président de la Commission de l’Union africaine, Mahamoud Ali Youssouf.
Le président djiboutien a déclaré que « la réalisation de ce barrage relève d’un évènement historique à travers lequel la nation sœur éthiopienne porte très haut l’image de l’Afrique. […] Il s’agit là d’un projet de développement conçu pour l’Afrique, par une nation africaine, l’Éthiopie, pays frère et ami dont, le savoir-faire est à la mesure de sa capacité à avoir construit de bout en bout ce projet gigantesque. »