D’après un communiqué de la présidence.
À l’occasion du conseil des ministres de la rentrée, le président de la République, a exposé les priorités du gouvernement, qui se situent dans le cadre de l’Agenda Djibouti 2035. Ce dernier représente un « objectif commun » et organise « les efforts liés à la stabilité politique et financière », gages « d’une économie forte, inclusive et résiliente ».
Il se décline autour de l’accélération des « réformes de nos finances publiques » afin de soutenir la « mobilisation des ressources intérieures et extérieure » ; et de la « modernisation de nos infrastructures » qui passe par l’acquisition « de nouveaux équipements portuaires et de corridors routiers, afin de renforcer et d’accroître l’attractivité de la République de Djibouti comme hub logistique et commercial de toute la région ». Le soutien à « notre jeunesse qui incarne l’avenir de notre nation » doit continuer « d’être au centre de toutes nos politiques » à travers des « investissements dans le domaine du logement, l’éducation, la santé, la formation professionnelle, l’accès à l’emploi, l’entrepreneuriat et l’innovation ». La lutte contre le chômage doit « offrir à notre jeunesse des perspectives d’avenir, de valoriser ses talents et de soutenir ses initiatives »
Les technologies de communications et d’information (TIC) doivent soutenir ces efforts, soutenues par le « Code numérique pour une gouvernance inclusive et sécurisée qui ouvre la voie à l’innovation, à l’entrepreneuriat digital pour des services publics de qualité ».
Un modèle d’action est la lutte contre la « terrible sécheresse qui a touché notre région et qui a durablement affecté nos populations ». Il est nécessaire de poursuivre sur le long terme l’adaptation du pays aux « conséquences du changement climatique ».
Sur les questions internationales, « l’instabilité persistante dans la Corne de l’Afrique, les défis migratoires, les menaces sécuritaires et les tensions géopolitiques nous imposent vigilance, solidarité et capacité d’adaptation et d’anticipation.[… L’élection de notre pays à la présidence de la Commission de l’Union africaine témoigne de la confiance de l’Afrique en notre diplomatie et en notre engagement pour l’unité et le développement du continent ».
Elle impose au pays de continuer « à défendre et à porter la voix de ceux et celles qui vivent sous l’oppression et la terreur. […] Elle nous exhorte à continuer de plaider la cause de nos frères palestiniens qui sont contraints à l’exode et qui voient sous leurs yeux impuissants leurs femmes et leurs enfants bombardés, massacrés, piétinés » au mépris du droit international.
Le président a enfin souhaité succès et « réussite » aux membres du gouvernement dans l’accomplissement de leur « mission exigeante », au service de « nos concitoyens ».