Human Village - information autrement
 
Ouverture de la session ordinaire de l’Assemblée nationale
mars 2021 (Human Village 41).
 

Discours de politique générale du Premier ministre Abdoulkader Kamil Mohamed

Monsieur le président de l’Assemblée nationale,
Mesdames et Messieurs les membres du gouvernement,
Mesdames et Messieurs les députés,
Mesdames et Messieurs les représentants du corps diplomatique et des organisations internationales,
Mesdames et Messieurs les représentants des corps constitués,
Mesdames et Messieurs,

C’est avec une émotion encore plus forte que je vais vous présenter cette année la politique du gouvernement. Nous savons tous maintenant que le Président de la République se présentera à la prochaine élection présidentielle. Il a agréé l’appel extraordinaire lancé par la jeunesse djiboutienne pour qu’il accepte d’être candidat à cette élection majeure de la vie politique nationale.
En effet cette volonté de vouloir qu’Ismail Omar Guelleh soit candidat, peut être facilement compréhensible de la part de ceux qui ont suivi les prodigieuses transformations qui ont été réalisées depuis qu’il dirige le pays.
Leur raisonnement est basé sur le fait que les bonds en avant, accomplis sous sa direction sur le plan économique, sont bien évidemment le résultat de sa politique et de sa vision du développement. Ils ont certes bien raison. Ceci est d’ailleurs conforté par le fait que cette reconnaissance va même, bien au-delà de nos frontières.

Mais si j’ai qualifié d’extraordinaire cet appel de la jeunesse, c’est parce que les jeunes Djiboutiens ont pris conscience de l’importance, que représente, pour leur avenir, le fait d’être dirigé par le président de la République.
La jeunesse djiboutienne, étudiantes et étudiants, jeunes entrepreneurs, jeunes travailleurs ou jeunes en recherche d’emplois, considère qu’Ismail Omar Guelleh est le seul homme qui leur assurera un avenir meilleur, le seul homme en qui ils peuvent avoir confiance. C’est là leur véritable motivation.

Aussi Mesdames et Messieurs les députés
Pour la présentation de la politique générale du gouvernement, je vais m’inspirer de cette volonté populaire de la jeunesse. Certes le gouvernement comprend un ministre de la Jeunesse, un ministre de l’Éducation nationale, un ministre du Travail, un ministre de l’Enseignement supérieur, tous placés au premier plan dans ce combat pour la jeunesse, mais je vais mettre en évidence que tous les membres du gouvernement, participent activement et solidairement à la promotion et à l’épanouissement de la jeunesse djiboutienne.
La première attente de la jeunesse, c’est de pouvoir être bien formé afin de trouver un emploi. Le gouvernement y répond aujourd’hui et recherche de nouveaux moyens pour demain. En effet le gouvernement poursuit ses efforts dans le domaine de l’éducation et de la formation professionnelle dans tous les secteurs. Ce travail de longue haleine a permis d’abord à tous les enfants d’être scolarisés jusqu’en dans les endroits les plus reculés du pays.
Le gouvernement œuvre ainsi pour que le potentiel humain, représenté par nos jeunes Djiboutiennes et Djiboutiens, devienne la première richesse nationale. Il organise cette éducation et cette formation pour l’adapter aux progrès techniques, à l’exigence du marché de l’emploi, et à son adaptation aux futurs projets de développement.
Les nouveaux concepts, qui ont été introduits, sont renforcés. Ceux-ci vont par exemple de l’école rurale intégrée, qui place l’école au centre du village, à la mise en œuvre d’une éducation équilibrée et inclusive, qui permet de disposer d’une école bien ancrée dans l’inclusion scolaire, ou encore à l’introduction progressive de l’anglais dans les cursus universitaires pour s’adapter à la mondialisation.
C’est grâce à des mesures nouvelles et stimulantes, ou à la construction de nombreuses nouvelles écoles, que le gouvernement a permis l’élargissement de l’accès à l’éducation et le renforcement de l’équité entre filles et garçons.

Mais il est aussi intervenu pour la promotion de l’éducation rurale, ou encore pour la création d’écoles spécialisées pour enfants à besoins spéciaux et pour l’intégration à l’éducation dans le système éducatif national des enfants réfugiés. Tous les jeunes sont concernés. Nul n’est oublié.
Après l’université pluridisciplinaire, et l’école d’ingénieurs, l’objectif du gouvernement est maintenant de créer une école des professions judiciaires. Certes le ministère de la Justice a déjà mis en œuvre un programme de formation à l’étranger des magistrats, pour gérer le court terme.
Mais il recherche une solution plus efficace et plus inclusive pour faire dispenser cette formation spécialisée et de haut niveau à Djibouti. Elle sera plus large, plus accessible, et moins couteuse pour la jeunesse.

Ainsi, dans tous les domaines, tous les jeunes Djiboutiens et Djiboutiennes pourront recevoir à Djibouti une formation complète leur permettant d’accéder à un emploi. Ceci confortera l’égalité voulu par tous.
Je rappelle que de nombreux centres de formations techniques spécialisés existent aussi et progressent au sein des ministères techniques, comme par exemple la Santé, l’Agriculture, l’Énergie ou les Transports.
Une plus grande coordination entre toutes ces formations sera assurée pour permettre plus de synergie. Ainsi tout le gouvernement est mobilisé pour apporter une solution à cette attente de notre jeunesse de pouvoir répondre aux offres d’emploi.

En effet, Mesdames et Messieurs,
Notre jeunesse en quête d’emplois trouvera une première réponse apportée par le gouvernement, qui consiste à mettre en œuvre la meilleure adéquation possible entre la formation et l’emploi.
Ceci est devenu le souci majeur de tous les membres du gouvernement, aussi bien de ceux qui sont en charge directement des formations de jeunes, que de ceux qui mettent en œuvre les nouvelles réalisations techniques.
Je coordonne ces échanges interministériels pour permettre un développement harmonieux de notre jeunesse dans notre société en pleine mutation.
Les besoins en ressources humaines seront analysés et pris en compte bien en amont de la réalisation des programmes.
Tout est mis en œuvre pour réussir cet objectif. Le dernier forum sur l’emploi permettant un rapprochement entre les employeurs et les jeunes à la recherche d’emplois en est le témoignage le plus récent. Il a permis de déboucher concrètement sur le recrutement de nombreux jeunes.

Mais il n’est pas le seul exemple. Le gouvernement a également pris des initiatives pour faciliter les premiers contrats entre les jeunes et les employeurs, par l’intermédiaire des emplois assistés ou des stages en entreprises. L’objectif est double : rapprocher la jeunesse du monde du travail et de ses exigences, et permettre aux employeurs de découvrir de nouvelles capacités nationales.

Les forces de sécurité et de défense participent également au recrutement des jeunes au sein de leurs unités.
Dans ces corps aussi, les jeunes hommes et jeunes femmes sont formés. Cela facilitera leur insertion dans la vie, soit en y poursuivant leur carrière, soit à leur retour dans la vie civile. En outre, le rôle éducatif de ces Corps constitués est très important aussi bien au niveau de l’éducation civique que du renforcement de l’unité nationale.
De ce fait, les jeunes sans diplôme ne sont pas oubliés par le gouvernement. Ils pourront ainsi trouver,au sein de ces corps Armés, la formation qu’ils n’ont pas eu l’occasion d’avoir dans la vie civile. Ils pourront devenir chauffeurs, mécaniciens, ouvriers du bâtiment, conducteurs d’engins par exemple. Aucune piste n’est négligée pour améliorer la situation sociale de la jeunesse.
Mais la politique du gouvernement consiste également dans ce domaine à favoriser les initiatives nationales pour la création d’entreprises. Sous la tutelle du ministère de l’Économie et des finances, le C.L.E apporte une assistance aux jeunes entrepreneurs. Certains ont déjà réussi à créer leur entreprise, et de ce fait à offrir de nouveaux emplois.
Le Guichet unique est un autre outil important pour le développement des entreprises nationales, comme l’est toujours également la banque de Développement.

Mesdames et Messieurs,
L’attente de la jeunesse, c’est aussi de vouloir mieux vivre que leurs ainés. Ce « mieux vivre » c’est d’abord d’avoir une meilleure santé.
Tout d’abord notre jeunesse, qui est très souvent connectée sur l’actualité extérieure, a vu comment la crise sanitaire mondiale a évolué dans notre pays et dans le reste du monde.
Nous avons pu constater que les mesures drastiques, prises au tout début de l’épidémie ont permis de contenir l’évolution de la Covid19. Ceci a autorisé le maintien d’une activité économique quasi normale, sous réserve des mesures de protection sanitaires et d’hygiène.
Mais à ce sujet, le gouvernement reste vigilant. Je continue à réunir régulièrement le Conseil Scientifique pour suivre l’évolution de cette maladie sur notre territoire.

Je saisis cette occasion pour rappeler que le port du masque est essentiel pour se protéger du virus. Les mesures d’hygiène doivent également être renforcées, car le virus mute et semble plus contagieux.
Je confirme que les vaccins contre cette maladie seront bientôt administrés aux Djiboutiens.
Mais, nous savons cependant que des efforts sont encore nécessaires pour améliorer la santé, principalement dans les milieux défavorisés, et spécialement pour la santé de la femme et des enfants.
C’est le plan national de développement sanitaire 2020-2024 établi par le ministère de la Santé, qui est le guide retenu pour apporter des réponses dans ce domaine.
Je rappelle que ce plan se fonde sur les orientations stratégiques de la santé retenues dans la Vision 2035.
Il permettra d’atteindre un état de santé optimal pour toute la population djiboutienne.« La santé pour tous et partout reste le slogan national » en la matière. Ceci permettra de soutenir un développement durable dans tout le pays.
Ce plan a aussi pour ambition de viser à l’accélération du progrès vers la couverture sanitaire universelle. La CNSS continue à y jouer un rôle essentiel.
Je rappelle que les cibles visées comprennent essentiellement la réduction de la morbidité, de la mortalité et de la malnutrition. Ce plan implique l’augmentation des couvertures effectives des interventions à haut impact, et le renforcement des piliers du système de santé à tous les niveaux sanitaires.

Je voudrais souligner que dans le domaine de la santé, l’engagement pris contre l’excision et les mutilations féminines, est un facteur qui contribue à l’adhésion de la jeunesse féminine à la politique gouvernementale. Cette action concoure en effet à réduire la mortalité des femmes lors des accouchements.
Je saisis cette occasion pour apporter un hommage appuyé à Madame la Première dame, qui, depuis de très nombreuses années, a été le fer de lance de cette lutte, aussi bien sur la scène internationale que dans le pays.
Son intervention permanente a contribué au changement de mentalité de la population dans ce domaine. Avec l’UNFD, elle a favorisé la réussite de la politique gouvernementale sur ce point, dans le respect de notre religion.
Sa contribution a également été importante dans le succès de la politique gouvernementale de la Femme et de la Famille, qui a pour objectif de protéger et promouvoir l’action des femmes. Cette politique correspond à l’attente de la jeunesse de voir s’établir plus d’égalité entre les genres.

Mesdames et Messieurs,
Ce « mieux vivre » voulu par la jeunesse concerne également leur environnement de vie au quotidien.
Logement, assainissement, transport urbain, sécurité, alimentation en eau et électricité, sont pour un grand nombre de nos concitoyens sources de difficultés. Le gouvernement est conscient de ces problèmes.
Pour le logement, qui est l’une des premières priorités gouvernementales, les solutions sont mises en œuvre avec le plus de rapidité possible. L’engagement Présidentiel avec la Fondation pour le Logement en est un symbole. La volonté gouvernementale de supprimer les bidons villes à Balbala en est un autre témoignage.

Pour atteindre cet objectif, de très nombreux programmes de construction de logements sociaux sont en cours de réalisation. Des milliers de nouveaux logements seront prochainement disponibles. Des terrains à urbaniser seront également mis à la disposition des habitants sur le modèle de barwoako, qui est en cours.
L’importance accordée par le gouvernement à l’attribution d’un logement décent pour tous, sert de moteur au secteur privé de la construction de logement. De nombreux investisseurs réalisent d’importants projets de constructions d’immeubles d’habitation dans tous les quartiers de la capitale, et dans les centres de l’intérieur.
Toutes les couches sociales sont visées par ces projets pour diminuer la pression sur la demande de logements décents.
Le système financier bancaire s’engage aussi, certes encore trop timidement, dans le financement des projets de construction.
Par le développement de tous ces programmes de construction, nous allons réduire la pression sur les loyers et limiter la spéculation foncière. Ceci permettra aux jeunes de pouvoir disposer d’un nouveau logement dans de meilleures conditions financières.

L’environnement urbain est également amélioré pour favoriser un cadre de vie plus moderne et plus confortable. L’assainissement pluvial, l’amélioration des voiries sont engagés par l’Etat pour atteindre ces objectifs. La première phase des travaux prévus dans le schéma d’assainissement général de la capitale sera lancée prochainement.
L’entretien et le nettoyage des voiries, la collecte des ordures ne sont pas dans nos villes de simples anecdotes secondaires. Ils contribuent fortement à l’amélioration de l’environnement urbain et à la santé des habitants concernés. Un projet de transformation des déchets urbains en énergie est en cours.
Le gouvernement intervient pareillement pour faciliter les conditions des transports urbains. Les difficultés quotidiennes de la vie des plus démunis est le souci permanent du gouvernement. C’est à eux que le gouvernement veut apporter des solutions. A ceux qui sont dans l’obligation de prendre les transports en commun pour aller à l’université ou au travail par exemple.

Les responsables des transports urbains, du ministère de l’Intérieur, de la Mairie, du ministère de l’Urbanisme travaillent ensembles à ces améliorations. Déjà des solutions sont apportées pour le transport des étudiants, mais tous ne peuvent pas en bénéficier. Le nombre de lignes, la périodicité et les horaires des transports en commun sont améliorés.
Ceux qui possèdent des voitures particulières vont, peut être, trouver que mon intervention sur ce sujet est trop importante. Mais je veux témoigner par là que le gouvernement est aussi attaché à résoudre les problèmes quotidiens des plus démunis. Or l’extension de la capitale entraine des temps de parcours très longs et une grande fatigue pour ceux qui habitent ou travaillent à la périphérie de Djibouti.
De même l’électrification des voies de dessertes des nouveaux lotissements n’est pas un simple embellissement des nouveaux quartiers. Elle contribue à renforcer la sécurité des habitants qui y vivent. Elle facilite l’intervention de forces de police en cas d’insécurité.

L’alimentation en eau des quartiers défavorisés contribue aussi à réduire les inégalités. Ceux qui n’ont pas de branchements sont souvent victimes d’une alimentation en eau frauduleuse, plus onéreuse pour eux. Le gouvernement veille aussi à faciliter les branchements individuels.
Les efforts accomplis par le gouvernement dans tous ces domaines permettent d’améliorer les conditions de vie des habitants. Ils seront poursuivis.

Mesdames et Messieurs
La jeunesse djiboutienne aspire donc à continuer à vivre en paix dans une société démocratique. Certes, très souvent connectés, les jeunes sont attentifs aux nouvelles fournies sur les réseaux, où il est difficile de faire des différences entre les vraies et fausses informations. Or nous constatons aujourd’hui, que même dans les vieilles démocraties, ce problème commence à prendre une grande ampleur et permet de favoriser la haine entre les différents groupes communautaires.
Incontestablement à Djibouti, nous étions habitués aux insultes et aux appels à la haine de la part de ceux qui prétendaient faire de la politique depuis l’étranger, mais il faut le dire, complètement déconnectés des réalités nationales. Aujourd’hui, devant les excès enregistrés dans le monde, tous les pays ont tendance à mettre en place une législation pour protéger leur population nationale et pour éviter des dérapages, qui peuvent entrainer des heurts sanglants, comme cela a été constaté récemment dans certains de ces pays.
Djibouti a donc également décidé de se doter d’un code numérique, pour garantir les investissements dans le numérique, et aussi réglementer et protéger les particuliers et les entreprises de tous ces débordements préjudiciables à la démocratie.
Je rappelle que la liberté d’expression à laquelle le gouvernement est très attaché, a pour limites la liberté fondamentale de chacun à avoir droit au respect de sa vie privé.
La diffamation, les injures et les appels à la haine sont des actes qui nuisent à la démocratie, et qui doivent donc être combattus avec la plus grande rigueur.
Je veux rapprocher cette avancée démocratique que constituera l’adoption du code numérique, d’une autre avancée en cours de préparation, celle relative à la liberté de la presse. Le métier de journaliste doit être pris au sérieux. On ne s’improvise pas journaliste. Les éléments nécessaires pour l’exercice de cette profession sont en premier lieu, une formation adaptée et reconnue d’une part, et le respect de la déontologie applicable à ce métier, d’autre part. Là aussi, il est important de souligner que la liberté de chacun s’arrête où commence la liberté d’autrui.
Certes, en contrepartie de l’exercice de leur métier, les journalistes doivent être protégés. Les statuts des journalistes constitueront donc le recueil de leurs droits et de leurs devoirs. Les journalistes seront possesseurs d’une carte professionnelle certifiant de leur compétence en la matière.
Nous savons tous que le code de la route n’est pas un frein à la démocratie, mais qu’au contraire, il détermine les conditions de conduite des véhicules pour protéger la vie des autres citoyens.
De même le code numérique ou le code applicable aux journalistes ne sera pas un frein à la démocratie, mais au contraire déterminera les conditions qui permettront de protéger la vie privée des concitoyens.

Mesdames et Messieurs
La jeunesse est très motivée par la vie culturelle et sportive. Le gouvernement répond à cette attente.
En effet, le développement du sport participe utilement à l’épanouissement de la jeunesse. De nombreuses actions sont entreprises pour que les activités sportives se répandent un peu partout. Une attention particulière est accordée au football, avec le renforcement technique des entraineurs, et la natation, avec l’ouverture de la nouvelle piscine nationale. Ceci viendra épauler l’athlétisme, sport de haut niveau pour les Djiboutiens.
Par ailleurs, une Bibliothèque nationale et les Archives nationales ont été récemment créées. Ces outils d’enrichissement culturel seront complétés plus tard par la construction d’un aquarium marin et d’un musée national.
Le patrimoine historique redeviendra la propriété de la Nation entière. Les Djiboutiennes et Djiboutiens en seront les bénéficiaires.

Toutes ces avancées sont faites sans coupure avec le passé. En effet, le gouvernement va poursuivre la mise en œuvre de l’évolution démocratique de la société, tout en restant attaché à ce qui constitue la base de la diversité nationale.
L’importance qui est accordée aux langues maternelles témoigne de cette volonté.
La transformation de la société djiboutienne, plus jeune, plus ouverte sur le monde, plus égalitaire dans le rôle des genres dans la vie politique, économique et sociale,plus éduquée, plus protectrice sur le plan familial, contribue à renforcer la vie culturelle de toute la population. Elle permet aussi de soutenir toutes les actions gouvernementales entreprises pour consolider la nation djiboutienne.
Pour les jeunes Djiboutiennes et Djiboutiens, le Ppésident de la République est le garant d’une nation unie et forte.
Aussi, le gouvernement continuera cette politique de rassemblement et d’unité pour conforter les acquis démocratiques. Il renforcera les Institutions nationales dans ce but.

Mesdames et Messieurs
La politique gouvernementale a permis d’obtenir une croissance forte et durable, même dans des circonstances mondiales difficiles comme en 2008, après la crise économique et financière mondiale.
En 2020, première année de la crise sanitaire mondiale qui a déclenché une crise économique sans précédant dans l’histoire récente, et a entrainé une perte de la richesse nationale dans la plupart des pays, la croissance à Djibouti a été de l’ordre de 7%, soit la plus forte croissance d’Afrique.
Cette politique gouvernementale, qui a permis de renforcer les conditions d’un essor économique continu, s’appuie sur plusieurs axes de développement.
Le premier axe de développement a été fondé sur le système de transport. Nous en avons beaucoup parlé et aujourd’hui nous avons vu la réalisation de nombreux ports, allant de Doraleh à Tadjourah en passant par le Goubett, de la ligne sud de la voie ferrée, de la rénovation et de la construction des routes desservant ces ports vers leur hinterland, d’un port sec et d’une très grande zone franche.
Il a fallu la volonté, le charisme, et la confiance que le chef de l’État inspire aux investisseurs internationaux, pour que Djibouti devienne ce grand pole régional de transport. Cela a été le premier signe de sa Vision pour le développement du pays.

Mais sa vision est toujours renouvelée. C’est ce qui motive la jeunesse. Aussi le gouvernement travaille sur un deuxième axe de développement, celui du secteur industriel.
L’usine de bromure du lac Assal et le développement futur de la pétrochimie en sont les prémices. Il s’agira à l’avenir de développer le nouveau complexe de Dammerjog, où seront installés un port pétrolier une raffinerie et des unités de transformation industrielle.
Pour cela il ne faudra pas seulement établir, financer et construire ces installations industrielles, mais aussi préparer notre jeunesse à occuper les nombreux postes de travail qui y seront créés. Tous les ministères techniques et les ministères chargés de la formation, de l’éducation, de l’enseignement supérieur, du travail y réfléchissent déjà. Ouvriers, techniciens, techniciens supérieurs et ingénieurs sont concernés par ces nouveaux emplois.

Pour soutenir ce vigoureux développement, un troisième axe essentiel est mis en œuvre. Il s’agit de l’énergie.
Le gouvernement est chargé de mettre en œuvre toutes les réflexions nécessaires pour développer ces ressources. Le développement énergétique sera orienté vers les sources d’énergie renouvelable.
L’exploitation géothermique, l’énergie éolienne, solaire et même hydrolienne en seront les piliers. Ces sources d’énergie très importantes sont en cours de construction ou d’expérimentation. Elles viendront progressivement compléter et remplacer les sources d’énergie fossiles ou importées.
Ainsi, dans la zone du lac Assal et du Bara sont en cours de construction des Projets de production d’énergie éolienne et solaire. Dans la passe du Goubett sera testée la production d’énergie hydrolienne. En attendant la mise en production de l’énergie géothermique, la construction d’une nouvelle centrale thermique sera engagée.

Le quatrième axe de développement est basé sur la mise en valeur du secteur des télécommunications.
Djibouti se situe entre l’Europe et l’Asie à la porte d’entrée de l’Afrique. Cette position géographique, renforcée par le passage de câbles sous marins de télécommunication entre des importantes zones économiques, sera valorisée par la construction de grands Data Centers.

Enfin le cinquième axe de développement retenu par le gouvernement est celui du tourisme.
La richesse de nos lieux géographiques naturels sera valorisée par le gouvernement. En premier lieu, la capacité hôtelière de la capitale sera très fortement renforcée. De nombreux hôtels de grande capacité sont en cours de construction. La construction de très nombreux autres commenceront prochainement.
Les sites touristiques exceptionnels des régions de l’intérieur (lac Abbé, lac Assal, Day, Ras Syan par exemple) pourront alors efficacement être développés.
Le développement du tourisme entrainera la création de nombreux emplois, et le développement de nombreuses activités induites.

Mesdames et Messieurs,
L’avenir économique est très encourageant. La politique gouvernementale est favorable au libéralisme économique. Mais il veut poursuivre et accentuer une politique sociale forte en faveur des plus pauvres.
Il s’agit des aides aux plus démunis, aux défavorisés, aux handicapés, aux familles vivant dans les lieux les plus éloignés des pôles économiques, aux personnes sans ressources, aux femmes seules,aux enfants abandonnés.
Je vous en parle à la fin de mon discours, pour que ces actions gouvernementales restent bien ancrées dans nos pensées, car il s’agit de la priorité première du chef de l’État.
Le gouvernement œuvre pour que toute la communauté nationale soit unie et solidaire. Les ministères de la Solidarité nationale, et de la Femme et de la famille font un travail remarquable dans ce domaine. Ils sont épaulés par ceux de l’Agriculture, de la Santé et de l’Éducation nationale. Ils reçoivent l’appui du ministère de l’Économie et de celui du Budget. Ils portent assistance à tous les défavorisés, à tous ceux qui ne peuvent pas directement bénéficier de la croissance.
Ceci est vital pour toute la nation.
Les ONG caritatives participent également à cet objectif. Cela passe par l’aide en nourriture et l’aide financière bien évidement, mais aussi et surtout par des actions tendant à insérer ces populations défavorisées dans la vie sociale et économique de la nation.

Les actions du gouvernement sont nombreuses et répandues sur l’ensemble du territoire. Scolarisation des enfants des familles isolées géographiquement, et surtout des petites filles, aide aux éleveurs, aux agriculteurs et pêcheurs, microcrédits aux petits commerçants, soins aux familles démunies, distribution de kits solaires, création de points d’eau dans les lieux reculés en sont des exemples.
Équiper des petites salles de classe, construire des infirmeries, aménager des routes et des pistes, électrifier des petits villages en sont d’autres.
Le gouvernement veut qu’au fur et à mesure que notre économie progresse, la pauvreté disparaisse. C’est ainsi que la nation sera plus forte.

Un autre pilier du renforcement de la nation est constitué par la décentralisation. Dans ce domaine encore des progrès sont accomplis. Mais le signe le plus fort est donné par l’accord gouvernemental à une coopération internationale décentralisée. Ceci pourra commencer prochainement entre des régions françaises et des régions djiboutiennes. La participation des populations de l’intérieur du pays au développement sera effective.
Ainsi la solidarité et la décentralisation sont deux actions qui participent au renforcement de l’unité du peuple Djiboutien.

Mesdames et Messieurs,
Je veux terminer sur un sujet essentiel. Celui de la paix.
En effet, le gouvernement œuvre sans cesse pour maintenir la paix intérieure. Il s’appuie pour cela nous en avons parlé, sur le développement économique, social et culturel, sur la solidarité nationale et sur la décentralisation pour associer toutes les régions au progrès accomplis.

La République de Djibouti a d’excellentes relations avec tous les pays, à l’exception de l’Érythrée, et nous ne faisons partie d’aucun bloc politique international. La seule préoccupation du gouvernement est le maintien de la paix, car sans paix, il n’est plus possible de parler de développement mais seulement de destruction.
Nous avons tous constaté, que, à l’occasion de son dernier voyage officiel, les liens d’amitié et de coopération avec la France, qui est le partenaire historique de la République de Djibouti, sont toujours très forts.
En outre, l’amitié qui existe entre les deux Chefs d’Etat se répercute bien évidement dans tous les domaines de coopération, y compris dans celui de la défense.
Si les interventions des entreprises françaises sont encore un peu trop timides, il faut relever que les futurs domaines de coopération économique sont caractéristiques d’un signe politique fort. En effet, les accords sur le développement de l’énergie verte, sur la coopération décentralisée et sur le tourisme, trois domaines prioritaires du gouvernement, sont révélateurs d’une nouvelle volonté de la France de s’impliquer plus encore dans le développement du pays.

Enfin je veux rappeler que cette volonté de paix ne s’arrête bien évidement pas à nos frontières. Le gouvernement participe à tous les efforts de paix dans la région et au moyen orient, afin que les souffrances de tous les peuples victimes de la guerre, cessent.

Mesdames et Messieurs les députés de la majorité,
Je sais à quel point vous soutenez la politique du gouvernement. Je suis certain que vous saurez intervenir auprès de vos électeurs, pour expliquez et commenter la politique gouvernementale. Votre rôle y est très important. Je l’ai souligné à plusieurs reprises.

Mesdames et Messieurs les députés,
Tout le gouvernement sera à mes cotés pour vous donner de plus amples informations si vous le souhaitez, et pour débattre de façon constructive sur l’avenir du pays.

Vive la République de Djibouti.


Discours d’ouverture du président de l’Assemblée nationale, Mohamed Ali Houmed

Monsieur le Premier ministre, 
Mesdames et Messieurs les membres du gouvernement,
Honorables députés et chers collègues,
Excellences, Mesdames et Messieurs les représentants du corps diplomatique et consulaire et les représentants des organisations internationales
Mesdames et Messieurs les présidents des partis politiques,
 Mesdames et Messieurs les représentants des institutions de la République,
Messieurs les officiers généraux et officiers supérieurs du Haut commandement militaire en vos rangs et grades respectifs,
Messieurs les préfets de Djibouti et des régions,
Madame la maire de la ville de Djibouti,
Messieurs les présidents des régions,
Mesdames et Messieurs les notables, sages et dignitaires,
Mesdames et Messieurs les représentants de la société civile,
Distingués invités en vos rangs et qualités respectifs,
Mesdames et Messieurs,

Nous voici réunis pour la reprise des travaux parlementaires de la session ordinaire de mars 2021 de notre Institution, conformément à l’article 52 de la Constitution.
A toutes et à tous, je vous souhaite la chaleureuse bienvenue dans notre hémicycle. Je vous remercie pour le témoignage renouvelé de l’intérêt que vous portez à notre Institution, à notre démocratie et à la République.

La trêve parlementaire a été un moment propice pour nous ressourcer au plus profond de nos territoires et y retrouver nos électeurs. Ces retrouvailles ont été une belle occasion pour nous enquérir des attentes et des difficultés quotidiennes de nos concitoyens. 
Nous voilà donc regonflés, pleins de motivation et d’enthousiasme pour nous acquitter du mandat qui nous a été confié par notre peuple.

Chers collègues,
Permettez-moi donc, de vous exprimer ma profonde reconnaissance pour tout le dévouement que vous avez consenti durant la trêve parlementaire. 
C’est tout à notre honneur car nous concourrons à renforcer l’intégration totale de l’ensemble de nos frères et sœurs Djiboutiens dans la dynamique de développement économique et du progrès social. 
La beauté et la force de notre démocratie réside dans ce dépassement de nos divergences, lorsque nous nous retrouvons ensemble autour d’une belle dynamique de progrès socioéconomique commune et partagée.

Honorables députés,
Distingués invités,
Mesdames et Messieurs,
Notre pays s’apprête à vivre des échéances électorales primordiales, en cette première moitié de l’année 2021. La nation est appelée à choisir un leader pour guider sa destinée. 
La représentation nationale peut se réjouir de la candidature annoncée du chef de l’État, Son Excellence Ismail Omar Guelleh. Notre président a déjà conduit vers des horizons lumineux la destinée de notre grande et belle nation durant les deux dernières décennies. 
Le peuple de Djibouti a toujours su faire les bons choix pour relever les défis qui s’imposent à lui. En ces temps troublés, où la planète fait difficilement face à une grave pandémie mondiale, nos concitoyens sauront élire l’homme qu’il faut pour tenir la barque et mener notre projet de société à bon port. 
Notre pays est connu pour sa stabilité, il est même cité en havre de paix dans une région qui a toujours été tourmentée par les vagues de crises en tout genre qui ont secoué et secouent nos pays voisins. 
Nous restons confiant dans la tradition de démocratie participative et de respect de nos règles constitutionnelles qui font notre fierté depuis toujours. 
Nos compatriotes sauront également faire preuve de civisme, de cohésion sociale et de respect des lois en vigueur dans l’amour de la patrie et le respect de nos institutions républicaines.  

Honorables députés,
Distingués invités,
Mesdames et Messieurs,
La pandémie de Covid-19 fait encore beaucoup parler d’elle avec de nouvelles vagues et des variants encore plus difficiles à prévenir. Fort heureusement, les vaccins ont d’ores et déjà donné satisfaction. Et j’aimerais rendre hommage au président de la République qui a lancé l’acquisition de vaccins qui seront délivrés et injectés aux plus vulnérables d’entre nous. 
Notre pays a su faire face à cette crise dans la solidarité et la détermination commune. Nous avons en effet réussi à trouver le chemin de la résilience pour consolider davantage nos projets de développement économique et de cohésion sociale. Continuons ensemble sur cette voie !
Quant à notre institution parlementaire, elle sera toujours aux côtés de l’exécutif pour mieux continuer à assurer le contrôle du travail qui est abattu en faveur de nos concitoyens. Le parlement continuera à demander des comptes au gouvernement en ce qui concerne les engagements pris lors des visites de terrains effectués durant l’été dernier. Et nous nous réjouissons d’ores et déjà de la mise en œuvre des projets de développement sociaux dans l’arrière-pays.

La maison du peuple continuera à œuvrer pour le plus grand bien de notre nation sous le leadership du président de la République, SEM Ismail Omar Guelleh et son gouvernement qui ont fixés pour notre cher pays des objectifs ambitieux qui sont tout à fait à notre portée. 

Dans le cadre de la bonne gouvernance, les institutions régaliennes (Assemblée nationale, la cour des comptes, le médiateur, etc.) ont bénéficié d’une augmentation des subventions. Nous sommes très reconnaissants car cela favorise un meilleur fonctionnement et des actions plus soutenues. Je remercie pour cela le ministère du Budget qui a mis en application la volonté du président de la République.

Monsieur le Premier ministre,
Honorables députés,
Distingués invités,
Pour terminer, je me permets de rappeler que la seconde phase du projet de réforme de l’Assemblée nationale va reprendre grâce au financement de nos amis de l’Union européenne, dont je salue l’engagement en faveur de notre institution. Par ailleurs, l’Union interparlementaire continuera à nous apporter son expertise et son soutien technique pour mener à bien cette réforme. 
Nous poursuivrons en mieux notre rôle de reddition de compte et surtout de l’audition de l’ensemble des acteurs et des partenaires sociaux qui interviennent dans la gestion de la vie publique. 
Les membres du gouvernement seront audités durant cette session parlementaire de manière détaillée sur leurs actions sectorielles et sur la mise en application des mesures de sécurité sanitaire et la gestion des deniers publics.
Nous sommes certains que les différents signaux encourageants que nous constations sont de très bons augures pour un avenir qui continuera à être radieux et apportera la prospérité et la sécurité sanitaire dans tous les recoins de notre pays. 
En ce qui concerne notre diplomatie parlementaire, le Congrès international des parlementaires nous a désignés pour observer le déroulement des élections législatives aux Pays-Bas qui auront lieu durant ce mois. Notre Parlement continue de rayonner à travers le monde et nous ne pouvons que nous en réjouir et poursuivre nos efforts dans ce sens.

Je reste persuadé qu’ensemble, nous serons à la hauteur de tous les défis qui se présenteront à nous. 
Sur ce, je déclare ouverte la session ordinaire de mars 2021 de l’Assemblée nationale.

Bonne rentrée parlementaire
Je vous remercie.

 
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